Bonjour Dominique LANZMANN-PETITHORY, votre email : dominique.lanzmann@erx.ap-hop-paris.fr
Mettre à jour mon profil | Gérer mes newsletters | Me déconnecter
 
Mes préférences mediscoop|mediscoop
 
Les interviews
Une nouvelle newsletter nouveau
Pr Alain Krivitzky, Hôpital Avicenne - Bobigny
Il faut vacciner contre le HPV !
Dr Thierry Harvey, Hôpital des Diaconesses - Paris
 
Nos dossiers thématiques
Mes liens mediscoop|mediscoop
 
Vous êtes ici : Sommaire accueil / Article commenté
Ajouter un commentaire Ajouter un
commentaire
Envoyer à un ami Envoyer à
un ami
Imprimer Imprimer PDF PDF

Quels sont les liens entre la dépression, la douleur, l’anxiété et les troubles de la qualité de vie chez le cancéreux ?
Par Marion Barrault (Institut Bergonié – Bordeaux)
Article commenté :
The association of depression and anxiety with health- related quality of life in cancer patients with depression and/or pain.
Brown LF et al.
Psychooncology. 2009 Sep 23. [Epub ahead of print]
Retrouvez l’abstract en ligne

L'anxiété et la dépression sont des symptomatologies fréquentes chez les patients atteints de cancer. Les études rapportent des taux de prévalence deux à quatre fois supérieurs à ceux de la population générale. Ces symptômes psychologiques sont très souvent sous diagnostiqués et sous-traités dans cette population de malades.
Cependant, l’intérêt pour les répercussions psychopathologiques est grandissant car les chercheurs cherchent des moyens d'améliorer la qualité de vie pendant le traitement et la survie.
Dans cette étude, les auteurs se sont intéressés aux liens entre anxiété, dépression et qualité de vie. Ces chercheurs font l’hypothèse que la sévérité de la dépression a un lien évident avec plusieurs domaines de la QV et que la sévérité de l'anxiété examinée séparément a une incidence également sur la QV.

Méthode :
Echantillon composé de 405 patients adultes atteints de cancer participant à un essai contrôlé randomisé portant sur la gestion de la douleur et la dépression dans le cadre d’un programme de télémédecine. Cette étude présente une analyse secondaire des données issues de ce programme de recherche. Pour être admissibles à cette étude, les patients cancéreux devaient présenter une intensité modérée à sévère des symptômes dépressifs (score au PHQ-9 supérieur à 10 et présence d’une humeur dépressive et/ou d’anhédonie) ou douloureux (douleurs cancéreuses atteignant un score supérieur à 5 au Brief Pain Inventory, persistance des symptômes algiques après utilisation d’au moins deux analgésiques).

Méthode et procédure :
Les outils d’évaluation étaient les suivants : l'anxiété était évaluée avec le Patient Health Questionnaire Generalized Anxiety Disorder Scale (GAD-7). La dépression a été mesurée avec la sous-échelle de dépression (SCL-20) du Hopkins Symptom Checklist (SCL-90). La qualité de vie a été prise en compte avec le Medical Outcomes Study Short Form (SF36). Le niveau de handicap a été mesuré de deux façons : avec le Sheehan Disability Scale et en évaluant le nombre de jours passés au lit ou avec une réduction significative des activités quotidiennes au cours des 4 dernières semaines. La gravité des symptômes somatiques a été évaluée avec une échelle combinée composée de 14 éléments à partir du PHQ-15 et du Anderson Symptom Inventory.

Résultats :
Les résultats soulignent que l'anxiété et la dépression sont fortement corrélées.
On repère de nombreux liens avec la qualité de vie dans le domaine de la santé mentale, ainsi qu’avec l’importance des symptômes somatiques. La dépression apparaît avoir des conséquences plus invalidantes et de nombreuses répercussions sur plusieurs domaines de la qualité de vie.

Les résultats sont cohérents avec ceux trouvés dans d’autres recherches portant sur d’autres échantillons cliniques. Les méthodes d’analyses statistiques sont rigoureuses. On regrettera que l’évaluation de la symptomatologie anxieuse et dépressive s’appuie uniquement sur des auto-questionnaires. Il n’y a pas de mesures diagnostiques ni de renseignements concernant les antécédents psychopathologiques ; ce qui aurait permis une analyse plus fine de la triade anxiété-dépression-somatisation.
Cette étude souligne l'importance de reconnaître et traiter la dépression et l'anxiété dans la pratique en oncologie, non seulement pour les souffrances causées par les troubles psychiques eux-mêmes que pour leurs effets néfastes sur plusieurs domaines de la qualité de vie.
Date de publication : 23-02-2010
Titre :
Commentaire :

Haut de page Haut de page
Haut de page Haut de page