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Effets dopaminergiques à court et moyen terme de la dopamine sur la dysarthrie intervenant dans la maladie de Parkinson précoce
Par Harold Mouras (Amiens)
Article commenté :
Short- and long-term dopaminergic effects on dysarthria in early Parkinson's disease.
Skodda S, Visser W, Schlegel U
J Neural Transm. 2010;117(2):197-205.
Retrouvez l’abstract en ligne

Comme le notent les auteurs de cette étude, les effets bénéfiques du traitement dopaminergique dans la maladie de Parkinson sur les troubles moteurs de la maladie sont bien documentés. En revanche, peu d’études ont tenté d’évaluer son effet sur les capacités langagières.

Pour pallier ce manque, cette étude s’est intéressée aux effets à court et moyen terme de l’administration de dopamine sur les capacités langagières de 23 patients au stade précoce de la maladie grâce à une évaluation de la performance langagière globale et une analyse acoustique sur une tâche de lecture standardisée.
Comme attendu, nombres d’indices moteurs évalués via l’UPDRS III ont été améliorés. En revanche, les analyses perceptuelle et acoustique du langage n’ont pu mettre en évidence d’amélioration de la parole à court ou moyen terme sous traitement dopaminergique et ce, de façon quelque peu contradictoire avec de précédentes études ayant montré une amélioration notable des organes effecteurs de la parole (mouvements des mandibules, des lèvres…). Ainsi, sous traitement dopaminergique, il serait possible de voir une amélioration de la motricité des organes effecteurs de la parole sans pour autant voir une augmentation de la capacité globale langagière.
Cependant, comme le soulignent les auteurs de cette étude, ces résultats sont à prendre avec précaution, puisque les résultats de la littérature sur l’influence du traitement dopaminergique sur les différents paramètres du langage sont clairement contradictoires. Le manque d’effet bénéfique montré pourrait être lié au stade de la maladie étudiée (stade précoce) et certains paramètres langagiers n’ayant pas été pris en compte dans cette étude.

Il apparaît ainsi que la détection d’un pattern dysarthrique préexistant à la prise de dopamine pourrait nettement influencer les effets du traitement sur la capacité langagière globale.
Date de publication : 08-03-2010
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