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SUDEP et cardiologie
Par Sophie Hamelin (CHU de Grenoble)

Le message :
La SUDEP (Sudden Unexpected Death in Epilepsy) est responsable d’une augmentation du risque de décès chez le patient épileptique, principalement lorsque les patients présentent des crises généralisées tonico-cloniques, et le trouble du rythme cardiaque est l’une des étiologies retenues.
Dans cette étude, par rapport à une crise partielle, la survenue d’une crise secondairement généralisée s’accompagne d’une dysautonomie, observable par une modification du rythme cardiaque (augmentation prolongée de la fréquence cardiaque, et baisse des variations du rythme cardiaque) et du QT (principalement des raccourcissements).

L’étude : Il s’agit d’une étude rétrospective, analysant les données ECG de patients en bilan préchirurgical pour une épilepsie temporale pharmacorésistante, ayant présenté au moins une crise partielle et une crise secondairement généralisée.

La nuance : Ces données ont étés obtenues dans une population très particulière de patients porteurs d’une épilepsie temporale chirurgicale, au cours de baisses thérapeutiques. Il est difficile d’extrapoler ces données pour les autres épilepsies (multifocales, EGI, Lennox-Gastaut…). Pour le raccourcissement du QT, l’article n’explique pas s’il existe une correction systématique du QT selon la fréquence cardiaque.

Le détail : L’étude a retenu 25 patients ayant présenté au moins une crise partielle et une généralisation secondaire au cours du bilan préchirurgical d’une épilepsie temporale réalisé entre 1993 et 2007 à Bonn. La première crise partielle et la première crise secondairement généralisée ont été retenues. L’ECG a été analysé 1 minute avant la crise, ainsi que pendant puis 1, 3, 5, 10, 15, et 30 minutes après la fin de la crise. Chaque patient étant son propre témoin.
Après une crise généralisée, la fréquence cardiaque est plus élevée, de manière prolongée (+35% à 30 minutes, le plus souvent supérieure à 100 BPM). Il existe également une baisse de la fluctuation du rythme cardiaque après généralisation. Par contre, l’observation d’extrasystoles ventriculaires ou auriculaires se fait dans les mêmes proportions dans les deux types de crises. Le QT est raccourci de manière plus marquée dans les crises secondairement généralisées, semble-t-il de manière indépendante du rythme cardiaque.
Date de publication : 25-02-2010
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