Par Florence Dixmerias (Institut Bergonié, Bordeaux)
Article commenté :
Percutaneous vertebroplastye and procedural pain
Venmans A et al.
Am J Neuroradiol 2010 ; 6 : 1-2
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La vertébroplastie per-cutanée est de plus en plus proposée lors de fracture-tassement ostéoporotique, d’hémangiome vertébral ou de lésion vertébrale lytique. Selon les habitudes, celle-ci est réalisée sous anesthésie locale (AL) ou générale. D’après l’expérience des auteurs, le geste sous AL seule apparaît bien toléré, mais ils ont souhaité mieux documenter la douleur lors de cette procédure.
Dans cette étude prospective, 44 patients présentant une lésion ostéoporotique ont été inclus. Avant la vertébroplastie, de la lidocaïne à 1% était infiltrée de la peau jusqu’au périoste des pédicules.
Après la procédure, l’évaluation de la douleur comportait l’intensité de la douleur lors du geste, l’intensité maximale de la douleur à un des temps du geste (AL, mise place de l’aiguille de vertébroplastie, injection de ciment), la satisfaction du patient concernant le traitement antalgique, l’évaluation par l’opérateur de l’intensité de la douleur du patient.
L’intensité moyenne de la douleur était de 5,7. Pour 39% des patients, l’anesthésie locale était insuffisante avec une intensité moyenne de la douleur de 7,3 pour ces patients. Le temps du geste le plus douloureux était le placement de l’aiguille pour 66% des patients, alors que l’infiltration et l’injection du ciment l’étaient pour respectivement 25% et 9% des patients. D’après l’opérateur, l’intensité moyenne de la douleur du patient était de 3,3.
Les auteurs concluent à l’insuffisance de l’anesthésie locale pour réduire la douleur liée au vertébroplastie et à la sous-estimation de la douleur du patient par l’opérateur.
Les auteurs de cet article, des radiologues hollandais, semblent peu documentés sur les douleurs provoquées par les soins et les moyens de les prévenir. Ils ont cependant le mérite de s’intéresser au confort et à la douleur de leur patient dans ce contexte douloureux de radiologie interventionnelle. Même si l’effectif de l’étude est faible et sa méthodologie discutable, les résultats ne pouvaient être autres.
Nous ne pouvons que leur recommander de poursuivre leur réflexion sur la prévention de telles douleurs et sur les moyens disponibles avec en premier lieu le MEOPA. Cependant, leur choix se porte vers une « titration » de fentanyl en intra-veineux associé à l’AL, ce protocole en radiologie ne pouvant être validé dans nos établissements sans environnement anesthésique.
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Vertébrosplastie per-cutanée et douleurs liées à la procédure
Date de publication : 23-02-2010






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