Article commenté :
Pheochromocytoma in pregnancy: a case series and review.
Oliva R et al.
Hypertension 2010 ; 55 : 600-606
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Les séries de phéochromocytomes chez la femme enceinte sont rares. En effet, l’incidence du phéochromocytome reste faible, inférieure à 0,2 pour 10.000 grossesses. Sa mortalité maternelle et fœtale est élevée et atteint 58%.
L’article publié dans Hypertension a l’avantage de traiter d’une série de femmes enceintes atteintes de cette pathologie. Il fait un point précis de la prise en charge diagnostique et thérapeutique chez 5 femmes enceintes atteintes d’un phéochromocytome.
Certaines caractéristiques de l’hypertension au cours de la grossesse doivent faire évoquer un phéochromocytome, ou du moins le différencier d’une prééclampsie.
Lors d’un phéochromocytoime, l’hypertension peut survenir à tout moment de la grossesse. Elle est paroxystique, s’accompagne d’une hypotension orthostatique souvent marquée et souvent de céphalées, de rush, mais sans oedèmes ni prise de poids ni douleurs abdominales.
Sur le plan biologique, les catécholamines sont élevées, les plaquettes normales, de même que les transaminases. La glycémie est le plus souvent élevée et la protéinurie, le plus souvent, absente.
La prise en charge se termine le plus souvent par une extraction fœtale (césarienne ++) et par la surrénalectomie (souvent dans le même temps opératoire).
Figure : algorithme proposé de prise en charge







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