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Xavier Bertrand souhaite « un peu moins de paperasse pour les médecins »
Le Figaro économie
C’est ce que note Le Figaro économie.
Le journal indique que « le ministre de la Santé signe ce matin un programme de simplifications administratives avec les syndicats médicaux et l’assurance-maladie ».
Le quotidien fait savoir que « ce programme comportera 15 mesures, assorties d’un calendrier ».
Le Figaro économie explique ainsi que « de nouveaux formulaires d’arrêt de travail ou de transport sanitaire seront rédigés avant la fin mars. Les «protocoles de soins» pour les maladies de longue durée seront peu à peu simplifiés, puis dématérialisés en 2008 ».
Le journal ajoute qu’« à la fin juin, tout médecin disposera de 2 interlocuteurs précis (un médecin conseil et un administratif) dans chaque caisse ».
« Et l’assurance-maladie va proposer une formation sur «l’environnement médico-administratif» aux futurs généralistes », note enfin le quotidien.
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« Les psychothérapeutes vont devoir passer par l'université »
Le Figaro, Libération, La Croix
Le Figaro indique que « la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale a adopté hier un amendement rendant obligatoire une formation théorique et pratique exclusivement universitaire pour les futurs psychothérapeutes ».
« Du moins pour ceux qui ne sont ni médecins, ni psychologues, ni psychanalystes », poursuit le journal.
Le quotidien relève que « les réactions les plus vives viennent des psychothérapeutes formateurs des instituts privés à la psychothérapie. […] Ce sont eux qui assurent jusqu'ici l'essentiel du cursus. Leur avenir pourrait être gravement compromis ».
Le Figaro observe en outre que « le texte de l'amendement est considérablement remanié par rapport à la précédente mouture rédigée par le ministère de la Santé ».
« Le ministère est d'ailleurs en désaccord avec ce nouvel amendement », note le journal.
Le quotidien cite un « fin connaisseur du dossier au ministère », qui déclare : « Nous ne voulons pas «tuer» tous ces organismes de formation ».
Libération se penche également sur cette « formation encadrée pour les psys ».
Le journal note qu’« un deuxième amendement traite des psychothérapeutes déjà en exercice ».
Libération indique que ce texte « prévoit que [les psychothérapeutes] «justifiant d'au moins 3 années d'exercice» à la date de promulgation de la loi «doivent préalablement obtenir l'autorisation d'une commission régionale composée à parité de titulaires d'un diplôme en médecine et de personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue» ».
La Croix rappelle quant à elle qu’« une loi de 2004 encadre déjà l’usage du titre de psychothérapeute. Mais son décret d’application n’est jamais paru ».
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« Le recyclage de médicaments, c’est bientôt fini »
Le Parisien
Le Parisien indique qu’« hier a été voté en première lecture à l’Assemblée nationale un amendement du gouvernement visant à mettre fin à la revalorisation des médicaments non utilisés à des fins humanitaires ».
Le journal rappelle qu’en 2005, un rapport de l’Igas « dénonçait [notamment] de nombreuses fraudes, certains revendant illégalement des boîtes de médicaments «comme neuves» pour se faire de l’argent ».
« Des abus que la nouvelle loi ne rendra pas, toutefois, impossibles puisque les familles devront toujours rapporter les boîtes à la pharmacie pour qu’elles soient ensuite détruites dans les règles de l’art », relève le quotidien.
Le Parisien cite le ministère de la Santé, qui précise que « le changement n’aura pas lieu du jour au lendemain : l’ancien système perdurera encore 18 mois, le temps d’en mettre en place un autre ».
Le journal s’interroge : « Lequel ? C’est la grande question ».
Le Parisien cite en outre Patrick Angelvy, un représentant de Pharmacie humanitaire internationale, qui déclare : « Pour nous, une telle loi aura des conséquences dramatiques. […] Dans des zones oubliées comme l’Ethiopie ou le Sud-Soudan, les populations comptent sur ces médicaments récupérés en France… Elles n’ont rien d’autre ».
Le ministère remarque à ce sujet : « Nous pensons qu’il est préférable de passer du système de récupération des médicaments à un système de don des labos aux populations démunies ».
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Un médecin urgentiste qui « a manqué de sang-froid »
Libération
Libération constate qu’« un médecin urgentiste de Metz s'est retrouvé hier soir à la barre du tribunal correctionnel de Thionville (Moselle) ».
Le journal explique que « les faits remontent au mois d'août 2006. En début de soirée, le Smur est appelé à Metz, au domicile [d’une patiente] «en état d'ébriété aiguë» [et qui] se montre «très agressive, refusant d'être prise en charge» ».
Libération indique que la patiente « monte finalement à l'arrière de l'ambulance. […] Mais au cours du transport les choses dégénèrent ».
Le quotidien cite le médecin, qui raconte : « Elle s'est mise à donner des coups de pied dans la porte arrière pour sortir de l'ambulance. Je l'ai maîtrisée par les poignets, mais elle s'est mise à me donner des coups. Elle a insulté mes enfants. Je l'ai giflée en pensant qu'elle allait se calmer, mais l'agitation a été encore plus extrême. A partir de là, ç'a été le trop-plein, les gifles sont parties ».
Libération relève que « les ambulanciers assis à l'avant, qui ont cosigné un rapport pour dénoncer leur supérieur, évoquent des scènes d'une violence inouïe. Ils décrivent [le praticien] donnant de ses mains gantées de latex «des coups à toute volée» à sa patiente, la serrant par le cou, lui appuyant un oreiller sur le visage ».
Le journal conclut que « le parquet a requis 5 mois avec sursis et 2 000 euros d'amende à l'encontre du médecin, qui sera fixé sur son sort le 25 janvier ».
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« 37 500 euros pour une lame oubliée dans un ventre »
Libération, Le Parisien
Libération fait savoir qu’« un patient dans le ventre duquel on avait oublié un morceau de lame lors d’une opération a finalement touché le gros lot ».
Le quotidien indique en effet que « le tribunal administratif d’Orléans a condamné l’hôpital de Montargis (Loiret) à verser [au patient] 37 500 euros ».
Libération précise que le patient « s’était rendu aux urgences en août 2000 pour des douleurs abdominales. Après une opération en septembre, il avait ressenti de nouvelles douleurs ».
Le journal précise qu’après s’être fait retirer la lame, le patient a eu « une troisième opération pour drainer un abcès ».
Libération cite le tribunal, qui a déclaré qu’« un tel oubli n’a pu avoir lieu que parce que les éléments de drainage n’ont pas été vérifiés à la fin de l’intervention, ce qui est constitutif d’une faute ».
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Grippe : « Le Tamiflu ® n’a plus la cote »
L'Express numéro 2897
L'Express note sur quelques lignes que « Roche est embêté : son médicament vedette, le Tamiflu ®, ne rencontre pas le succès escompté cet hiver ».
Le magazine rappelle que « censé diminuer les conséquences d'une grippe humaine, ce traitement s'était révélé en 2005 comme la seule thérapeutique envisageable face à une éventuelle épidémie de grippe aviaire. D'où un succès médiatique et économique sans précédent… qui ne se confirme pas en 2007 ! ».
L'Express relève ainsi que selon le laboratoire, « désormais, «médecins et patients font un amalgame entre les deux formes de grippe» ».
« Résultat : à peine 5 % des patients songent à prendre ce remède coûteux, disponible uniquement sur ordonnance », constate l’hebdomadaire.
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Une adolescente raconte dans un livre comment elle a « vaincu l’anorexie »
Le Parisien
Le Parisien consacre une page au « témoignage bouleversant » de Justine, 17 ans, qui « raconte dans un livre qui paraît aujourd’hui sa lente descente aux enfers. Comment elle a fini par peser 40 kilos pour 1,73 m ! ». (« Ce matin, j’ai décidé d’arrêter de manger », chez Oh ! Editions)
Le journal remarque que tout a commencé lorsque la jeune fille avait 14 ans, et note entre autres : « Justine aura longtemps le sentiment de faire «un simple régime». Jusqu’au jour où elle finira à l’hôpital puis en ressortira avec une sonde naso-gastrique ».
Le Parisien indique que « grâce au soutien de ses parents, de médecins et de psys, Justine est remontée à la surface, guérie ».
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Etats-Unis : un antiulcéreux, « pilule abortive des pauvres »
Courrier International numéro 845
Courrier International constate en effet qu’« aux Etats-Unis, où l’IVG reste un sujet délicat, un antiulcéreux connu depuis des années est utilisé semi-clandestinement comme abortif dans les couches sociales les plus défavorisées ».
L’hebdomadaire publie un article du magazine américain Mother Jones, qui note que le misoprostol ou Cytotec ® « peut provoquer une fausse couche chez les femmes enceintes ».
« Grâce à cet effet secondaire non recherché, ce médicament est insidieusement devenu un abortif très prisé », remarque le magazine.
Mother Jones indique que « selon certains défenseurs du droit à l’IVG, les avortements au Cytotec ® et sans assistance médicale sont en progression, en particulier chez les immigrées à faibles revenus ».
La revue note que « dans nombre de pays d’Amérique latine, les femmes peuvent acheter [l’antiulcéreux] directement en pharmacie, sans ordonnance », pour « moins de 2 dollars le comprimé », alors qu’aux Etats-Unis, « la procédure est plus compliquée ».
Mother Jones observe que « bien que 10 années d’études aient fait la preuve incontestable que le Cytotec ® est un médicament abortif sûr lorsqu’il est administré correctement au cours d’une grossesse sans problème, la FDA n’a jamais autorisé le médicament pour cet usage particulier ».
Le magazine précise toutefois que cet « abortif clandestin », utilisé sans assistance médicale, a des « risques potentiels (entre autres, saignements importants et syndrome de choc toxique) ».
Mother Jones conclut cependant que « malgré les risques juridiques et sanitaires, [l’antiulcéreux] est très probablement appelé à rester une solution intéressante pour de nombreuses femmes – tant qu’il demeure dans l’ombre ».
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« Fortifiant gouvernemental pour l'industrie pharmaceutique »
Libération, L’Humanité
Eric Favereau rappelle à son tour dans Libération que « l'Assemblée devait adopter, hier dans la soirée, un projet de loi autour du médicament dont l'une des dispositions vise à «régir les actions d'accompagnement des patients soumis à des traitements médicamenteux, conduites par les établissements pharmaceutiques» ».
Le journaliste parle d’« amendement polémique permettant la publicité directe auprès des patients ».
Eric Favereau note que cette disposition « a provoqué un tollé, comme on en a rarement vu dans le monde de la santé ».
Le journaliste revient sur cette « vieille histoire [qu’est] celle de l'observance », notant que « de tout temps, le patient a pris son traitement à sa manière, c'est-à-dire avec plus ou moins de régularité et de sérieux ».
Eric Favereau relève que « pour bon nombre d'associations d'usagers, cela renvoie à la liberté du patient », mais rappelle que « dans les traitements au long cours, […] la bonne observance est essentielle pour l'efficacité ».
Le journaliste cite notamment Pierre Chirac, de la revue Prescrire, qui remarque : « On ne comprend pas bien l'attitude du gouvernement. Aucun pays européen n'a légiféré sur cette question ».
Eric Favereau note que « Xavier Bertrand a assuré qu'il y aurait une série de garde-fous », mais le journaliste conclut : « Pourquoi ne pas mettre [ces programmes d’observance des traitements] sous la seule responsabilité de «réseaux de soin», et non des labos ? ».
L’Humanité relève pour sa part que le LEEM « défend la place du médicament dans la politique de la santé ».
Le quotidien indique en effet que le syndicat patronal « a soumis aux candidats [à la présidentielle] un manifeste intitulé «Le Médicament, un atout pour la France» ».
L’Humanité remarque entre autres que ce texte « pose comme principes que la santé soit considérée comme «la première ressource à garantir à la nation», que le médicament soit reconnu comme «pivot du progrès thérapeutique» ».
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Revue de presse rédigée par Laurent Frichet
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