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23 Novembre 2014

Vous êtes ici : Revue de Presse Mediscoop du 2008-11-10


« Antibiotiques : la France a réduit de 23 % sa consommation »
Le Figaro

Le Figaro note que « depuis le lancement, en 2002, de ses campagnes de sensibilisation sur l'usage prudent des antibiotiques, la France est devenue le bon élève de l'Union européenne ».
Le journal indique ainsi que « lors d'un colloque organisé la semaine dernière à la Direction générale de la santé à Paris, Geneviève Chapuis, de la Cnam, a pu annoncer que la France avait atteint son objectif de réduction de la consommation d'antibiotiques avec une baisse de 23 % en 5 ans ».
Le quotidien remarque que « ce succès, […] tant en ville qu'à l'hôpital, a plusieurs causes. Il y a tout d'abord l'efficacité du plan national lancé par le ministère de la Santé en 2001. […] Surtout, la Cnam est parvenue à identifier les freins et les leviers de décision accompagnant les changements de comportement ».
Le Figaro explique qu’« avant 2001, les médecins «ressentaient» une forte pression de la part de leurs patients pour obtenir une ordonnance d'antibiotiques. Mais la diffusion des spots TV et des messages radios ont «déconditionné» le public de ses croyances et attitudes vis-à-vis des petites maladies hivernales, souvent virales ».
Le journal ajoute que « non seulement les médecins ont pu faire passer plus facilement le message mais, dans bien des cas, le test d'angine leur a permis de démontrer «en direct» au malade que cette dernière était virale et que les antibiotiques étaient donc inutiles car inefficaces ».
Le quotidien remarque en outre que « le dialogue avec les médecins «gros» prescripteurs d'antibiotiques a commencé dès 2002, avec l'organisation de tables rondes régionales, puis de sessions de formation à l'utilisation des tests rapides d'angines, sans oublier l'envoi de 60 000 «mailings» aux généralistes. […] ».
Le Figaro observe que « la résistance des microbes aux antibiotiques a notablement baissé. La proportion de pneumocoques résistants à la pénicilline est passée de 47% en 2001 à 34,5% en 2005. Dans les hôpitaux, en partie aussi grâce aux mesures d'hygiène, le taux de staphylocoque doré résistant à la méthicilline est passé de 33,4% en 2001 à 26,7% en 2006 ».



« Gélules amaigrissantes : trois mises en examen »
Le Figaro, Libération, Le Parisien, L’Humanité

Le Figaro note qu’« après le récent décès d’une jeune femme qui avait absorbé des gélules amaigrissantes, un couple et une femme ont été mis en examen samedi », dans le cadre de l’information judiciaire contre X pour « administration de substances nuisibles ayant entraîné la mort sans intention de la donner » ouverte par le parquet de Bobigny.
Le journal observe que les trois personnes sont « d’origine chinoise », et indique que « la femme qui a remis les gélules amaigrissantes à la victime a été «mise en examen pour «importation, détention et vente de substances dangereuses» », alors que le couple « tenant une boutique d’herboriste […] a été mis en examen pour «exercice illégal de pharmacien» ».
Le quotidien rappelle que « les gélules incriminées contiennent de la sibutramine, un produit interdit par l’Afssaps ».
Le Parisien ajoute de son côté que ces gélules « contenaient plusieurs substances dangereuses, notamment de la phénolphtaléine, interdite en France depuis 9 ans ».



« Détecter Alzheimer plus tôt, c’est possible »
Le Parisien

Le Parisien observe en effet qu’« on peut désormais fournir un diagnostic très précoce au patient qui commence à souffrir de troubles de la mémoire, grâce à un dosage de biomarqueurs dans le liquide céphalo-rachidien ».
Le journal indique que « présentée lors des Journées internationales de biologie, cette découverte devrait s’étendre à tous les hôpitaux et aux 400 consultations mémoire dans les années à venir ».
Le quotidien cite ainsi Bernard Sablonnière, professeur de biochimie et de biologie moléculaire au CHU de Lille, qui remarque qu’« il n’y a pas de raison pour que cela ne se développe pas rapidement, car c’est très simple ».
Le Parisien explique qu’« il s’agit de mesurer dans le liquide céphalo-rachidien les taux de protéine tau et de peptide amyloïde A bêta, respectivement responsables de l’apparition d’agrégats filamenteux et de plaques séniles dans les neurones ».
Le journal note que « ce dosage est aujourd’hui obtenu par ponction lombaire. Mais […] les chercheurs espèrent à l’avenir parvenir aux mêmes résultats avec une simple prise de sang ».
Le quotidien précise que ces nouveaux dosages « ne peuvent pas pour autant prédire l’apparition de la maladie. […] En revanche, ils vont permettre de déterminer si la maladie risque d’être grave d’évoluer rapidement ».
Bernard Sablonnière déclare que « savoir le plus tôt possible qu’on est atteint se révèle très précieux. Car le diagnostic arrive beaucoup trop tard, en moyenne 7 à 8 ans après le début des troubles ».



« Les Français sous psychotropes »
Le Monde

Sandrine Blanchard constate dans Le Monde que « les Français sont les champions d'Europe de la consommation de psychotropes. Ce constat a beau avoir été maintes fois dressé, la tendance ne s'est jamais inversée ».
La journaliste remarque que « le décalage reste profond entre la population prise en charge par le biais de ces médicaments qui agissent sur le système nerveux central et la population "réelle" qui aurait besoin de ce type de traitement ».
Sandrine Blanchard rappelle ainsi que selon l’Invs, « les épisodes dépressifs majeurs touchent, suivant les études, entre 5 % et 7 % de la population. Soit un taux de prévalence très inférieur aux taux de consommation ».
La journaliste observe que « les psychotropes ont été détournés de leur usage premier (l'épisode dépressif majeur) pour soigner le mal-être, "l'anxiété sociale" et en devenir l'unique réponse ».
« Résultat : des personnes véritablement déprimées sont sous-diagnostiquées, et de nombreux malades imaginaires, surmenés, fatigués, consultent en mettant sur le compte de la dépression les difficultés du quotidien »,
note Sandrine Blanchard.
La journaliste ajoute que « les psychotropes coûtent une fortune à la Sécurité sociale. Or une analyse publiée en début d'année conclut que, en dehors des dépressions sévères, les antidépresseurs les plus prescrits ne sont pas plus efficaces qu'un placebo... ».
Sandrine Blanchard parle de « gabegie médicamenteuse », « à l'image de l'engouement suscité dans notre pays par le médicament ».
« Cette gabegie est aussi favorisée par le système du paiement à l'acte des médecins libéraux, qui engendre un manque de temps et d'écoute ; par le réflexe quasi systématique de l'ordonnance ; par une formation médicale initiale et continue insuffisante en pharmacologie et trop souvent assurée par l'industrie pharmaceutique sans information universitaire contradictoire »,
continue la journaliste.
Sandrine Blanchard écrit en outre qu’« un malentendu s'est installé dans la relation médecin-patient. Une enquête européenne réalisée en 2005 pour l'assurance-maladie montre que, pour les troubles du sommeil, 92 % des médecins disent ressentir "une attente de prescription", alors que seuls 27 % estiment que ce problème nécessite forcément un médicament ».
La journaliste conclut qu’« il manque cruellement d'études épidémiologiques sur les consommateurs de psychotropes. Entre la psychothérapie, difficilement accessible, et des médecines alternatives souvent méprisées par l'establishment médical, le marché des psychotropes ne connaîtra pas la crise ».



Hôpital public : « Une saignée de 20 000 emplois ? »
L’Humanité

C’est ce que se demande L’Humanité sur sa Une.
Le quotidien publie « la carte des sites menacés par les projets du gouvernement », observant notamment qu’au Havre, « 3 000 personnes ont manifesté samedi pour dénoncer la suppression de 800 postes », ou encore notant qu’« un guichet départs est ouvert au CHU de Nantes ».
Le journal consacre ainsi 3 pages au sujet, relevant que « sous-financé, l’hôpital est acculé à saigner l’emploi ».
L’Humanité remarque que « les établissements multiplient les «restructurations» », note qu’« au vu des déficits existants, la FHF estime qu’il faudrait supprimer 20 000 emplois sur les 800 000 actuels pour revenir à l’équilibre », et observe que « pour les syndicats, il s’agit ni plus ni moins que de «plans sociaux déguisés» ».



Angioplastie et risques d’intervention ultérieure
Le Parisien

Le Parisien note brièvement que selon une étude britannique menée auprès de plus de 6 000 patients, publiée par Heart, « les patients ayant subi une angioplastie […] ont 10 fois plus de risques d’avoir besoin d’une intervention ultérieure que ceux ayant subi un pontage ».
Le journal ajoute que « l’angioplastie est une procédure moins lourde chirurgicalement que le pontage coronarien. Toutefois, le taux de survie est similaire pour les deux techniques ».



Revue de presse rédigée par Laurent Frichet

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