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Vous êtes ici : Revue de Presse Mediscoop du jeudi 28 janvier 2010


« Les bienfaits du thé, du cacao et du vin sur le cœur et le cerveau »
Le Figaro

Martine Perez relève dans Le Figaro que « l’Académie nationale de pharmacie a débattu hier des apports bénéfiques sur le cœur et le cerveau de molécules contenues dans certains aliments ».
La journaliste note ainsi que « les flavonoïdes auraient des actions antioxydantes et anti-inflammatoires, avec un effet protecteur éventuel au niveau du cœur et du cerveau. […] Cependant, alors que de nombreuses firmes proposent désormais en parapharmacies des gélules ou capsules à base de flavonoïdes, l’Académie estime que les données actuelles ne permettent pas d’encourager les assertions santé» d’adjuvants alimentaires ».
Martine Perez cite notamment le Pr Jean-Claude Stoclet, qui a déclaré que « l’ensemble des informations acquises montre une tendance générale en faveur de l’association entre la consommation de vin rouge en quantité modérée (1 ou 2 verres par jour), au-delà de laquelle les effets délétères de l’alcool inversent la tendance, de thé vert ou noir et de cacao et la mortalité d’origine cardiaque ou neurodégénérative ».
« Il paraît donc raisonnable d’émettre l’hypothèse selon laquelle la consommation régulière de certains fruits riches en flavonoïdes, vins rouges, certains jus de raisins […] est associée à une diminution de la mortalité »,
poursuit le Pr Stoclet.
Martine Perez précise que « la preuve formelle ne pourra être apportée qu’après des essais cliniques comparant un régime enrichi en flavonoïdes et avec une alimentation pauvre en flavonoïdes ».
Jean-Claude Stoclet remarque de plus qu’« outre les incertitudes qui subsistent sur la nature des composés utiles, sur les quantités à préconiser, il n’est nullement exclu que l’on découvre des effets indésirables ».



« Des cellules de peau transformées en neurones »
La Croix, Le Parisien

La Croix note en bref qu’« une équipe de biologistes de l’université de Stanford (Etats-Unis) vient de réussir, chez la souris, à transformer directement des cellules de peau en neurones », selon un article paru dans Nature.
« En d’autres termes, les chercheurs auraient «directement induit la transformation d’un type de cellule en un autre complètement différent», sans repasser par une cellule souche »
, poursuit le journal.
Le quotidien retient que « si cette technique se vérifie avec des cellules humaines, elle pourrait servir à traiter des maladies neurodégénératives ».
Le Parisien précise que « la modification de l’expression de 3 gènes seulement aurait suffi à atteindre ce résultat ». Le journal note aussi que « l’université de Stanford évoque la possibilité d’applications futures pour les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson ».



« De nouvelles cellules souches controversées »
La Croix

Marianne Gomez relève dans La Croix que « l’Académie nationale de médecine a annoncé hier la découverte de «nouvelles cellules souches» qui cumuleraient des avantages inédits ».
La journaliste explique que selon un rapport des Prs Jacques Caen et Pierre Jouannet, « les cellules mésenchymateuses seraient pluripotentes. […] Elles seraient également bien tolérées par l’organisme ». Marianne Gomez ajoute que « la plus grande prudence s’impose. Rien ne permet à l’heure actuelle d’affirmer que l’on tient là une véritable nouveauté ».
La journaliste indique que « c’est à partir des travaux du Pr Zhong-Chao Han, hématologue à Tianjin (Chine), qu’un groupe de travail s’est réuni à l’Académie pour examiner l’intérêt des cellules souches mésenchymateuses ».
Les académiciens notent que « son équipe a déclaré avoir déjà traité une centaine de patients. Pour lui, ces cellules sont efficaces et non toxiques et peuvent être greffées à n’importe quel patient sans que le greffon soit rejeté ».
« Sont citées comme autant d’applications potentielles, la «réparation osseuse, cardio-vasculaire, la réparation des brûlures graves, etc.» »,
continue Marianne Gomez. La journaliste observe néanmoins que ces résultats « demeurent très imprécis. Ils sont par ailleurs bien isolés ».
Le Pr Philippe Menasché (hôpital Georges-Pompidou, Paris), remarque qu’« il n’est pas prouvé que ces cellules trouvées dans le cordon sont plus intéressantes que les autres cellules mésenchymateuses ».



« La semaine de 4 jours nuit à la santé des enfants »
Le Parisien

C’est ce que note Le Parisien, qui indique que « l’Académie de médecine relance le débat sur le bien-fondé de la semaine de 4 jours à l’école ».
Le journal explique que « l’Académie vient d’adopter un rapport assassin sur le rythme scolaire des petits Français : 864 heures de classe en 36 semaines, 144 jours, 4 jours par semaine, ce n’est pas bon pour les enfants ».
Le Parisien relève que « 8 h 30, c’est trop tôt. L’enfant arrive à l’école fatigué «quelle que soit la durée de son sommeil» ». Les médecins « insistent sur la nécessité de se coucher à heure régulière en évitant les variations et les emplois du temps de «ministre» après l’école », poursuit le journal.
« Sport, musique, devoirs… si les enfants, «en dehors de toute maladie», se traînent en classe, c’est qu’ils en font trop, au risque de somnoler en plein jour, développer des troubles de l’attention, voire de l’anxiété ou de l’hyperactivité », continue le quotidien.
Le Parisien ajoute que « la semaine de 4 jours, c’est ce qui se fait de pire, selon tous les scientifiques. Les enfants sont fatigués le lundi et le mardi. Le mieux pour eux, c’est étaler la classe sur 4 jours et demi ou 5 jours ».



« Dans la tourmente de la grippe A, Roselyne Bachelot fait face »
La Croix, Les Echos, Le Monde

La Croix remarque que « dans sa gestion de l’épidémie de grippe A, la ministre de la santé est critiquée pour avoir commandé trop de vaccins et n’avoir pas associé d’emblée les médecins généralistes ».
Le journal continue : « Roselyne Bachelot est, depuis début janvier, la cible de nombreuses attaques du monde politique ou médical. […] Et, au final, d’avoir échoué à mobiliser les Français, seulement 6 millions d’entre eux s’étant fait, à ce jour, vacciner ».
Le quotidien indique que « face à ces attaques, Roselyne Bachelot riposte de manière souvent véhémente. Avec un sentiment «d’écœurement», confie un de ses proches, «face à toute cette lucidité a posteriori» ».
La Croix revient sur ce feuilleton, et relève entre autres : « La vaccination par les généralistes aurait-elle été un succès ? Auraient-ils vacciné 1 million de personnes par jour comme l’ont affirmé certains syndicats ? Difficile de répondre avec certitude car, sur le moment, les médecins de famille semblaient assez divisés face à la dangerosité de la grippe et l’innocuité du vaccin que beaucoup, au final, ont plutôt déconseillé à leurs patients ».
Le journal note que « le temps de l’autocritique, légitime pour préparer les prochaines crises sanitaires, viendra peut-être plus tard ».
La Croix observe par ailleurs que « les experts de la grippe A défendent leur déontologie », notant qu’« alors que certaines voix s’élèvent pour dénoncer la trop grande proximité entre les laboratoires et les experts, les autorités affirment que les conflits d’intérêts ont toujours été déclarés dans la transparence ».
Le Monde remarque à son tour que l’OMS est « sommée de s’expliquer sur la grippe A ». Et Les Echos retient que « la résiliation de 50 millions de doses de vaccins contre la grippe A par le gouvernement français fait perdre 300 millions d'euros de ventes aux laboratoires, selon le compte rendu de la commission des Affaires sociales du Sénat ».



« La meilleure façon de courir, c’est encore pieds nus »
Libération, Le Parisien

Libération relève que selon une étude parue dans Nature, « les sportifs qui courent pieds nus ou avec des semelles très fines poseraient mieux (entendre plus progressivement) leurs pieds sur le sol et ménageraient donc davantage leurs corps que les fonceurs qui galopent avec des grosses babouches qui maintiennent bien leurs petons ».
Le journal explique que l’étude a été menée par des chercheurs d’universités américaines, kenyane et britannique, auprès d’« adeptes de course de fond dépassant les 20 km par semaine ».
Le quotidien note que selon cette étude, « dans les chaussures molletonnées, les trois quarts des joggeurs modernes encaissent à chaque foulée 2 à 3 fois leur poids lorsque leurs talons entrent en contact avec le sol ».
Le Parisien consacre aussi quelques lignes à ce travail. Le journal retient que « la course provoque des lésions chez 30 à 75% des joggeurs réguliers ».



Revue de presse rédigée par Laurent Frichet

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