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LA REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DE L'ACTUALITÉ MÉDICALE ET DE LA SANTÉ

Revue de presse du 2 juin 2026

ARTICLE DU JOUR
Une mise à disposition des nouveaux traitements en Europe de plus en plus tardive

Une mise à disposition des nouveaux traitements en Europe de plus en plus tardive

En 2025, le délai moyen entre l’AMM et le remboursement d’un nouveau médicament dans l’Union européenne est de 597 jours, soit + 19 jours par rapport à 2024. Ces données proviennent de l’étude W.A.I.T. (IQVIA pour la Fédération européenne des industries et associations pharmaceutiques), basée sur 168 médicaments autorisés entre 2021 et 2024. Tous les États membres ne sont pas logés à la même enseigne.

Si globalement le délai moyen entre l’homologation et la prise en charge d’un nouveau médicament dans l’UE s’allonge, l’étude W.A.I.T. met aussi en évidence des écarts importants entre pays européens. Le délai moyen d’accès varie de 158 jours en Allemagne à 1 110 jours en Roumanie.
En France, il est de 633 jours, un score entre la Lettonie (619 jours) et la Grèce (641 jours), avec une hausse de 36 jours par rapport à 2019-2022. En incluant l’accès précoce, ce délai descend à 487 jours, niveau proche de la Suède et des Pays-Bas.
L’analyse IQVIA distingue les délais moyens d’accès selon les classes thérapeutiques : pour 56 anticancéreux autorisés entre 2021 et 2024, il est en Europe de 655 jours, contre 69 jours auparavant. Les écarts vont de 113 jours en Allemagne à 1064 jours en Estonie. En France, le délai est de 780 jours (ramené à 542 jours en intégrant l’accès précoce).
Pour 66 médicaments orphelins, le délai moyen d’accès en Europe est de 614 jours, stable. En France, il est de 665 jours, ou 431 jours avec l’accès précoce. Pour les médicaments orphelins hors oncologie, le délai moyen est de 621 jours (433 jours avec l’accès précoce).
De plus, parmi 168 médicaments évalués, 49% ne sont pas accessibles via une prise en charge en 2025 en moyenne (+3 points par rapport à 2019). Cela va de 93% de disponibilité en Allemagne contre 13% à Malte. La France tourne autour de 60%, au 8ᵉ rang, derrière l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, la Suisse, l’Espagne, le Luxembourg et le Royaume-Uni.
L’EFPIA met aussi en lumière une évolution des modalités d’accès : 17% des médicaments sont disponibles sous conditions. La part des médicaments remboursés sans restriction particulière passe à 28%, contre 42% en 2019.

Référence :
EFPIA Patients W.A.I.T. Indicator 2025 Survey (May 2026)

« “C'est un progrès majeur, même si on ne parle pas du tout de guérison” : contre le cancer du pancréas, un médicament donne enfin de l'espoir »
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