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Revue de presse du 5 juin 2026

ARTICLE DU JOUR
Au moins un adulte sur quatre est marqué par des expériences familiales négatives subies pendant l'enfance

Au moins un adulte sur quatre est marqué par des expériences familiales négatives subies pendant l'enfance

Les expériences négatives vécues pendant l’enfance peuvent avoir des conséquences durables sur la santé physique et psychologique. Une méta-analyse parue dans The Lancet révèle les fréquences cumulées de ces événements chez les adultes dans 102 pays. Plus d’un quart a été marqué par des violences psychologiques, juste devant la séparation des parents. Et environ un adulte sur cinq déclare avoir été victime de négligence affective, des violences physiques et avoir vécu avec un membre du foyer souffrant de toxicomanie ou de troubles mentaux.

Les expériences négatives vécues pendant l'enfance, avant l'âge de 18 ans, sont de plusieurs natures. Elles comprennent les abus sexuels, physiques ou psychologiques, la négligence physique ou psychologique, et des dysfonctionnements familiaux comme être témoin de violences conjugales, avoir un membre du foyer souffrant de maladie mentale ou de toxicomanie, ou encore voir un membre du foyer incarcéré. 
Une équipe a effectué une revue de littérature pour étoffer les chiffres de prévalences de ces événements à l’âge adulte. Elle a analysé 1002 études portant sur 2.592.879 adultes dans 102 pays (âge moyen : 35 ans) et couvrant une période de trente ans. 
Ce travail a permis d’obtenir des prévalences cumulées suivantes : 28% (21,8–34,5) pour les violences psychologiques, 24% (17,7–30,5) pour le divorce ou la séparation des parents, 22% (17,8–26,7) pour la négligence affective, 18,2% (13,9–22,7) pour les violences physiques, 11,6% (8,9–14,5) pour la négligence physique, 10,9% (8,0–14,0) pour les abus sexuels, 21,7% (16,2–27,3) pour un proche souffrant de toxicomanie, 17,2% (12,3–22,5) pour un proche souffrant de maladie mentale, 15,2% (11,4–19,1) pour avoir été témoin de violence conjugale et 8% (5,2–11,1) pour l’incarcération d’un membre de la famille. 
Ces prévalences varient toutefois selon les facteurs démographiques, la situation géographique et la méthode d'évaluation dans les études.

Référence :
Sheri Madigan et al.
Prevalence of adverse childhood experience items: a systematic review and meta-analyses
The Lancet, May 25, 2026
Retrouvez l’abstract en ligne

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