Cancers cutanés : entre hausse des cas et persistance des comportements à risque
Du lundi 25 au dimanche 31 mai 2026 se tient la Semaine de prévention aux ultraviolets naturels et artificiels et de sensibilisation au dépistage ciblé des personnes à risque de cancers de la peau. Le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues hausse le ton face à des comportements d’exposition aux UV qui évoluent peu malgré les messages répétés de prévention.
Avec sa campagne « Sauver sa peau », dont la 29e édition est lancée ce 25 mai 2026, le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues veut relancer la mobilisation autour du dépistage ciblé des populations à risque et à renforcer la perception des dangers liés à l’exposition solaire, encore sous-estimés par le grand public.
Plus de 85% des cancers cutanés sont associés à une exposition excessive au soleil, cause principale de 70% des mélanomes cutanés.
Les données confirment un décalage persistant entre la perception du risque et les comportements d’exposition. Seul un tiers des individus présentant un phototype clair, un nævus multiple ou des antécédents de coups de soleil dans l’enfance adopte une protection efficace, proportion atteignant 42% en cas d’antécédents familiaux de cancer cutané.
Parallèlement, près de 4 Français sur 5 poursuivent une exposition entre 12h et 16h, dont 90% des moins de 25 ans.
Les représentations erronées persistent : pour 20% des Français l’exposition préalable en cabines à ultraviolets artificiels permettrait de réduire le risque de coups de soleil, pratique rapportée chez 33% des 25 - 34 ans avant une exposition solaire prolongée.
Plus de 200.000 nouveaux cas de cancers cutanés sont diagnostiqués chaque année, avec un triplement du nombre de cas entre 1990 et 2023. Les carcinomes cutanés représentent 90% des diagnostics. Le nombre de mélanomes cutanés a été multiplié par 5 (1920 décès en 2023). Malgré ce contexte, seuls 41% des patients consultent un médecin traitant en première intention en cas de lésion suspecte, et 21% un dermatologue.
L’auto-surveillance cutanée progresse, trop lentement. Elle est réalisée au moins une fois par an chez 62% des sujets à risque et atteint 77% en présence d’antécédents familiaux, sans pour autant constituer une pratique systématique.
Pour en savoir plus :
https://www.dermatos.fr/sauversapeau/
Sources :
Communiqué de presse « Sauver sa peau » par le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (mai 2026) ; Sondage IPSOS 2023 du syndicat portant sur échantillon national représentatif de la population française de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus du 25 au 26 mai 2023.

