« Cherche dos sans douleur »
Dans son dossier consacré au mal de dos, Notre temps rappelle qu’il est « l’un des premiers motifs de consultation et entraîne six millions d’actes médicaux ». Le magazine propose le mode d’emploi « pour ne plus en souffrir ». Avant tout, il faut d’abord « sortir du cercle vicieux de la douleur ». Car, comme l’explique le Dr Alain Girod, président du réseau Douleur Franche-Comté, « la douleur empêche de profiter de la vie, de savourer un repas de famille, de voyager, de sortir... Elle finit par désocialiser (...) À ceux qui ont peur des traitements, je réponds que j'ai plus peur d'une douleur non soulagée, qui ôte le goût à la vie ». Le Dr Girod s’exclame ensuite : « Non, il n'est pas normal d'avoir mal parce qu'on vieillit; non, la douleur n'est pas dans la tête; oui, il existe une palette de solutions pour la soulager ! Et, lorsqu'elle persiste, il ne faut pas hésiter à contacter une consultation de prise en charge de la douleur, il y en a au minimum une par CHU ». Le mensuel poursuit en précisant que pour stopper la douleur, mieux vaut se rendre d’abord chez son généraliste qui, après s’être assuré « de l'absence d'infection, de tumeur, de rhumatismes inflammatoires, de fracture… », pourra prescrire un « traitement classique ». « Aux 10 % de personnes non soulagées par un traitement classique » poursuit Notre Temps, « il est parfois proposé - avec prudence et jamais en première intention - des techniques plus radicales : nudéotomie percutanée utilisant des rayons laser, infiltrations ou même chirurgie. Inutile de jouer au super héros et d'engager un bras de fer avec la douleur, au risque d'augmenter la contracture ». « II ne s'agit pas d'apprendre à vivre avec la douleur mais de la gérer », insiste le Dr Alain Girod. Notre Temps revient ensuite sur une étude allemande : « Un essai clinique rigoureux indique que 27 % des personnes soignées par médicaments et kinésithérapie ont été soulagées de leurs lombalgies, contre 47 % par l'acupuncture traditionnelle et… 44 % par une simulation d'acupuncture (aiguilles placées en dehors des méridiens) ! ». Des résultats qui tendent à confirmer l’avis du Dr Girod selon lequel « accueillir, écouter, croire la personne qui souffre, c'est essentiel. L'hypnose, la sophrologie ou encore la thérapie comportementale sont très efficaces ».

