« Appendicite : plus de scanner, moins de bistouri »
Sciences et Avenir s’interroge : « Comment, en cas de douleurs abdominales diffuses et de suspicion d'appendicite, éviter un recours trop rapide et surtout inutile au bistouri ? ». « En réalisant un scanner abdominal avant l'intervention, confirme le travail d'une équipe de Los Angeles (Etats-Unis) », note le magazine. Le mensuel explique que « sur une période de 10 ans, les chirurgiens ont pu corréler les examens préopératoires et les examens anatomo-pathologiques des tissus retirés ». « Ils ont constaté que le recours à l'imagerie avait drastiquement réduit le nombre d'appendicectomies inutiles, le faisant passer de 24 à 3%, soit le divisant par 8 ! », note Sciences et Avenir. Le magazine rappelle qu’« une autre étude, menée en France en 2003, avait déjà démontré que l'utilisation systématique du scanner permettait de faire passer ce taux de 22 à 10% ». Sciences et Avenir relève enfin que « d'autres travaux sont en cours sur l'intérêt de la réalisation d'une IRM. Mais cette approche se heurte, dans le contexte sanitaire français, aux délais d'attente dus au manque d'appareils ».

