Envoi du mail en cours
 
-
+

« Premières anesthésies au xénon en France »

Sciences et Avenir mai 2008

Sciences et Avenir observe en effet que le xénon, « ce gaz présent en quantités infinitésimales dans l'air que nous respirons (0,000009%), se trouve désormais aussi dans les blocs opératoires. Et ce uniquement dans deux centres en France, à Nîmes et Bordeaux ». Le magazine cite le Pr Jacques Ripart, responsable du service d'anesthésie douleur au CHU de Nîmes, qui remarque que « ce gaz est tout particulièrement intéressant pour les interventions longues, car il ne s'accumule pas dans les tissus graisseux comme les anesthésiants classiques ». Le mensuel relève que « dans l'Hexagone, une trentaine de patients en ont déjà bénéficié, plus de 200 en Allemagne où il est disponible depuis 2 ans ». Sciences et Avenir précise que « le xénon n'est pas utilisé pour induire une anesthésie, mais pour l'entretenir. Il est aussi toujours administré avec de l'oxygène. […] Le gaz agit sur les récepteurs cérébraux centraux et consolide l'endormissement ». Le magazine ajoute qu’« à la différence des anesthésiants classiques, le xénon, gaz inerte, n'est pas métabolisé par l'organisme et est rapidement éliminé par voie pulmonaire ». « D'où «un réveil rapide et une récupération facilitée après l'intervention», précise le Pr Ripart. Autre avantage, il ne provoque pas de baisse de la pression artérielle », continue le mensuel. Sciences et Avenir relève toutefois que « le coût du xénon est cinq à dix fois plus élevé que celui d'un anesthésique classique... Une limite de taille à son utilisation en routine ». Le Pr Ripart précise ainsi que « cet anesthésiant ne va pas être utilisé de manière systématique. Il faut le réserver quand il y a un risque d'accumulation des produits, pour les interventions longues, chez les personnes âgées et les obèses ».

Date de publication : 28 mai 2008