Migraines
Article Commenté
Non compliance au traitement prophylactique de la maladie migraine : incidence et facteurs de risque
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Lindle et ses collaborateurs rapportent une étude dont l’objectif était d’évaluer l’importance de la non-compliance au traitement de fond de la migraine et d’évaluer ces déterminants. Cette étude a concerné une cohorte de 174 migraineux adultes pour lesquels l’indication d’un traitement de fond était posée.
La compliance au traitement était évaluée par l’échelle MARS (Medication Adherence Report Scale) qui, sur un score de 5 à 25, permet de repérer les sujets non-compliants à partir du seuil de 23. Un modèle de régression logistique a été utilisé pour chercher
Douleur en rhumatologie
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Revue de la littérature sur les biphosphonates dans l’algodystrophie
Pr Pascale Vergne-Salle CHU Dupuytren 2 - Limoges
Les biphosphonates ayant des effets inhibiteurs de la résorption osseuse et des propriétés antalgiques, sont couramment utilisés dans le traitement du syndrome douloureux régional complexe de type I (SDRC I). D’autre part, le traitement du SDRC I n’étant pas codifié, les auteurs ont réalisé une revue de la littérature concernant l’efficacité des biphosphonates dans cette indication.
La recherche sur Medline, Embase et Cochrane a permis de sélectionner les essais thérapeutiques randomisés contrôlés contre placebo, dont les critères de mesure portaient sur la douleur, la fonction ou la qualité de vie. La sélection et l’évaluation de la qualité de ces essais ont été réalisées par 2 reviewers indépendants,
Douleur en rhumatologie
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Les injections rachidiennes de corticostéroïdes : revue de la littérature
Pr Pascale Vergne-Salle CHU Dupuytren 2 - Limoges
Les injections rachidiennes de corticostéroïdes (CS) sont largement utilisées mais controversées bien qu’une enquête dans 84 services hospitaliers français ait montré que 65% d’entre eux les considèrent comme faisant partie intégrante du traitement de la sciatique d’origine discale. Les auteurs ont donc réalisé une revue de la littérature au sujet des différents types d’injections rachidiennes de CS dans la sciatique d’origine discale et dans la lombalgie isolée.
Dans la sciatique d’origine discale, il est possible de conclure que les injections épidurales de CS ont une efficacité sur la douleur à court terme (jusqu’à 3 à 6 semaines). Les différentes voies
Douleur en rhumatologie
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L’amélioration de la tolérance gastro-intestinale au long cours de l’etoricoxib confirmée
Pr Pascale Vergne-Salle CHU Dupuytren 2 - Limoges
Il s’agit d’une étude multicentrique internationale, randomisée, en double aveugle, comparant la tolérance gastro-intestinale de l’etoricoxib et du diclofénac dans une population de 4 086 patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde. Les patients à risque d’effets secondaires gastro-intestinaux (antécédents d’ulcère gastroduodénal, de saignement digestif, patients âgés, sous aspirine ou nécessitant la prise concomitante de médicaments gastro-protecteurs) pouvaient être inclus. Ils recevaient soit de l’étoricoxib 90 mg/j (n=2032) soit du diclofénac 75mg 2 fois/j (n=2054). La durée moyenne de traitement était de 19,3 et 19,1 mois pour l’etoricoxib et le diclofénac respectivement.
Autres - Douleurs
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Revue systématique de la littérature à propos de l’effet de l’attente avant une prise en charge pour douleur chronique
M. Antoine Bioy CHU Bicêtre - Le Kremlin-Bicêtre
En 2004, l’IASP et l’EFIC ont exprimé le souhait que le traitement de la douleur soit considéré comme un droit de l’Homme. Y compris dans les pays développés, ce « droit » est difficile à tenir, notamment du fait d’un temps d’attente long avant la première consultation.
Fin 2005, la Société canadienne de la douleur a lancé une étude pour connaître les corrélations entre le délai d’attente avant traitement, le statut médical des patients, et d’éventuelles conséquences sur la santé du fait du délai à considérer. La question posée était donc de savoir si les délais observés étaient préjudiciables au patient, pour éventuellement
Douleur et cancer
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Comment gérer une crise douloureuse aiguë chez un patient porteur d’un cancer à un stade avancé
M. dominique MONNIN Institut Bergonié - BORDEAUX
A partir du cas de Mr X âgé de 33 ans, porteur d’un adénocarcinome mucineux métastatique de l’appendice, hospitalisé en « crise douloureuse majeure », les auteurs évoquent la prise en charge de ce patient. Ils décrivent les problèmes pratiques thérapeutiques rencontrés par l’équipe médicale et les solutions proposées. Ils définissent une « crise douloureuse majeure» comme une situation mettant le patient et ses proches dans une situation de détresse. Ils rappellent les principes d’analyse, d’évaluation et de prise en charge de la douleur d’un patient atteint d’un cancer à un stade évolutif avancé :
Douleur et cancer
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Délais et durées d’action des doses de secours opioïdes chez les patients cancéreux
Dr Laurent Labrèze Institut Bergonié - Bordeaux
Quel est le délai d’action moyen et la durée d’action des opioïdes à libération immédiate utilisés quotidiennement par les patients cancéreux souffrant de douleurs chroniques nociceptives ? Telle est la question posée pour cette étude rétrospective anglaise ayant concerné une cinquantaine de patients cancéreux (poumon, sein, prostate).
Ils ont été répartis en cinq groupes de 10 en fonction du traitement des ADP (accès douloureux paroxystiques) : morphine, oxycodone, hydromorphone, méthadone et fentanyl. L’évaluation de l’efficacité a été faite par une échelle de soulagement à 11 points
Douleur et cancer
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Efficacité et tolérance de la buprénorphine sublinguale : une étude randomisée contre placebo lors de douleurs cancéreuses sévères
Dr FLORENCE DIXMERIAS Institut Bergonié - BORDEAUX
Les opioïdes forts sont recommandés à la phase avancée de la maladie cancéreuse lors de douleurs sévères. Peu de données sont disponibles concernant la buprénoprhine dans cette indication. Les auteurs ont évalué l’efficacité antalgique et les effets secondaires d’un patch de buprénorphine transdermique (BUP TDS) de 70 μg/h chez des patients présentant des douleurs chroniques cancéreuses sévères.
Deux cent quatre vingt neuf patients insuffisamment traités par un morphinique à la dose de 90 à 150 mg par jour en équivalent morphine orale, ont participé à cette étude randomisée, en double aveugle, contre placebo. Le traitement de fond
Migraines
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Efficacité du MK-0974 dans le traitement de la crise migraineuse – les anti-CGRP et l’avenir post-triptans…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Ho et ses collaborateurs rapportent les résultats d’une étude thérapeutique contrôlée dont l’objectif était d’évaluer l’efficacité et la sécurité d’emploi d’un antagoniste des récepteurs du CGRP – le MK-0974 – dans le traitement de la crise migraineuse. Il s’agissait d’une étude de phase II, randomisée en double aveugle versus placebo et comparateur actif qui était le rizatriptan (à la posologie unitaire de 10 mg) évaluant sept doses unitaires différentes du MK-0974 (25, 50, 100, 200, 300, 400 et 600 mg).
Le critère principal d’évaluation était le soulagement (passage d’une intensité modérée à sévère à une intensité légère ou à l’absence de céphalée) deux heures après
Douleurs neuropathiques
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Cannabinoïdes versus opioïdes dans le traitement des douleurs neuropathiques
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Frank et ses collaborateurs rapportent les résultats d’un essai thérapeutique contrôlé dont l’objectif était de comparer dans le traitement des douleurs neuropathiques l’efficacité antalgique du nabilone, qui est un cannabinoïde de synthèse et celle de la dihydrocodéine. Cette étude était construite selon un paradigme croisé qui a permis de comparer des périodes de traitement d’une durée de 2 semaines à une posologie quotidienne de 2 mg pour la nabilone et de 240 mg pour la dihydrocodéine (ces posologies étant atteintes après une titration sur une période de 4 semaines ayant précédé la période d’évaluation), les deux séquences thérapeutiques étant séparées d’une période de 2 semaines
Migraines
Article Commenté
Prévalence de l’allodynie migraineuse : l’étude en population générale
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Bigal et ses collaborateurs rapportent la première étude épidémiologique concernant l’allodynie survenant au cours des crises migraineuses. Cette étude a été réalisée auprès de la population générale nord-américaine et a concerné un échantillon de 24 000 sujets céphalalgiques. Ces sujets ont reçu par voie postale un auto-questionnaire qui permettait d’évaluer le type de céphalées dont souffraient ces sujets, la fréquence et la sévérité des épisodes céphalalgiques, l’impact fonctionnel induit ainsi que l’existence d’éventuelles comorbidités. Cet auto-questionnaire permettait également d’évaluer l’allodynie au travers du questionnaire ASC (Allodynia Symptom Checklist).
Douleurs neuropathiques
Article Commenté
Efficacité de la prégabaline dans les douleurs neuropathiques centrales
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Vranken et ses collaborateurs rapportent une étude thérapeutique contrôlée dont le but était d’évaluer l’efficacité et la sécurité d’emploi de la prégabaline pour traiter les douleurs neuropathiques centrales. Cette étude était construite selon un paradigme expérimental avec deux bras parallèles : l’un recevant de la prégabaline et l’autre un placebo. La posologie de prégabaline était modulable avec une initiation à 150 mg/j et une adaptation en fonction de la marge thérapeutique (la posologie quotidienne maximale étant de 600 mg).
Les patients adultes présentaient une douleur neuropathique secondaire à un processus lésionnel non évolutif