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Revue de presse du 20 septembre 2012

ARTICLE DU JOUR
20 septembre 2012 : Journée nationale de la prostate

20 septembre 2012 : Journée nationale de la prostate

Avec 71.500 nouveaux cas par an, le cancer de la prostate reste le plus fréquent chez l’homme et l’intérêt d’un dépistage systématique par dosage du PSA reste controversé. Pour évaluer la prise en charge actuelle, l’Association française d’urologie, à l’initiative de cette nouvelle Journée nationale de la prostate, s’est intéressée au stade de la maladie et à la qualité de vie de patients diagnostiqués en 2012. 

Le cancer de la prostate sera une fois encore l’objet de toutes les attentions lors de cette 8e Journée nationale de la prostate organisée par la Société française d’urologie (SFU). Avec 71.500 nouveaux cas par an, c’est le plus fréquent chez l’homme.
Le dosage du PSA permet aujourd’hui de détecter des tumeurs asymptomatiques et autorise une prise en charge précoce. Néanmoins son utilisation entraîne des traitements excessifs chez certains patients atteints de tumeurs non agressives. L’enjeu de la prise en charge est donc d’évaluer pour chaque patient sa situation dans le parcours et la vitesse de progression de la tumeur.
Pour cela, la SFU a mené une enquête auprès d’hommes diagnostiqués en 2012 pour connaître le stade du cancer, le niveau d’information sur la maladie et les traitements et d’autres facteurs comme l’âge, la vie en couple, etc. A partir de 115 questionnaires, l’AFU constate que le cancer a été dépisté pour plus de 75% à un stade localisé entre 50 et 80 ans, notamment avant 60 ans (83%).
La qualité de vie des hommes présentant une tumeur localisée est relativement satisfaisante avec une note moyenne de 7,37 sur une échelle de 10 et la note augmente au fur et à mesure que l’on s’éloigne du diagnostic. La vie en couple contribue à la qualité de vie, or 85% des hommes étaient dans cette situation au moment de l’enquête.
Les émotions les plus souvent exprimées sont la fatigue et la crainte de l’incontinence urinaire. Les répercussions sur la virilité et la sexualité reviennent également souvent. La qualité de vie est en revanche dégradée (note de 4,8) en cas de métastases.

Marie Lestelle (Paris)

Pour en savoir plus sur le cancer de la prostate et les traitements :

Société française d’urologie