Cancer de l'appareil endocrinien
Article Commenté
Histoire naturelle des tumeurs thymiques des NEM 1
Pr Hélène Bihan Hôpital Avicenne - Bobigny
Moins de 100 cas de tumeurs thymiques ont été rapportés dans le contexte d’une NEM 1 ; elles seraient de moins bon pronostic et de prédominance masculine.
Dans le fichier du GTE (761 patients), 21 patients (2,8%) ont été suivis pour tumeur thymique.
Il s’agit de 20 hommes, 1 femme, de 42,7 ans d’âge moyen, 15 patients avaient une mutation confirmée. Le plus jeune patient avait 16 ans et est décédé. Des symptômes évocateurs étaient présents chez 8 patients : douleurs thoraciques, mammaires, douleurs osseuses,
Cancer de l'appareil endocrinien
Article Commenté
Adénomatose pancréatique à cellules à glucagon
Dr Anne Couvelard hôpital Beaujon - Clichy
Les tumeurs endocrines du pancréas peuvent survenir dans le cadre de maladies prédisposantes comme la NEM1, la maladie de VHL, la neurofibromatose de type 1. Ces tumeurs peuvent alors en particulier s’associer à des lésions endocrines précoces (microadénomes), souvent multiples, comme c’est rapporté pour la NEM1 et la maladie de VHL.
Dans ce papier, les auteurs rapportent chez 4 patients une entité particulière caractérisée par la présence de microadénomes multiples
Cancer de l'appareil endocrinien
Fiche Pratique
Carcinome endocrine fonctionnel du pancréas et chimiothérapie orale : un nouveau protocole prometteur
Dr Sophie Dominguez Centre Oscar Lambret - lille Jonathan Strosberg, Larry Kvols
Un homme de 50 ans est hospitalisé en février 2006 pour symptômes neuroglucopéniques : troubles d’élocution, crises pseudo-épileptiques, sueurs et tremblements. Une hypoglycémie sévère est mise en évidence lors d'un de ces épisodes (glycémie : 0,29 g/l). Le scanner abdominal montre une lésion tumorale de la queue du pancréas et des localisations secondaires hépatiques, diffuses dans les deux lobes. La scintigraphie à l'Octréoscan® retrouve des hyperfixations dans la queue du pancréas et le foie. Les hypoglycémies ne s'améliorent pas
Cancer du SNC
Compte Rendu
Irradiation encéphalique totale adjuvante versus observation après radiochirurgie ou chirurgie de une à trois métastases cérébrales : résultats de l’EORTC 22952-26001
Dr Sophie Taillibert Pitié Salpétrière - Paris
Les groupes Radiothérapie et Brain Tumor de l’EORTC ont conduit cet essai de phase III afin d’évaluer la place de la radiothérapie encéphalique (RT) adjuvante en complément d’un traitement local (chirurgie ou radiochirurgie) dans le prise en charge thérapeutique des métastases cérébrales. Les patients étaient atteints de 1à 3 métastases cérébrales de cancer solides (cancers bronchiques à petites cellules exclus) de diamètre ≤ à 3,5 cm (2,5 cm si métastases multiples). En cas de chirurgie , une éxérèse totale était requise. L’atteinte systémique devait être contrôlée et le PS ≤2. Les patients étaient randomisés dans le bras RT versus observation. L’objectif principal était la survie avec préservation d’une indépendance fonctionnelle définie par le délai jusqu’à détérioration du PS à un score ≥3.
Cancer du SNC
Compte Rendu
Profil de tolérance du bévacizumab (B) dans les métastases cérébrales
Dr Sophie Taillibert Pitié Salpétrière - Paris
Le taux d’hémorragie sur métastase cérébrale varie de 5à 29% dans la littérature selon l’histologie primitive. Alors que l’utilisation de bévacizumab (B) était permise aux Etats-Unis en cas de métastases cérébrales mais classiquement exclue dans les essais cliniques, celle-ci a été contre-indiquée en Europe jusqu’en mars 2009 en raison de la survenue initiale en 1997 d’une hémorragie de grade V sur une métastase cérébrale occulte d’un hépatocarcinome inclus dans une phase I évaluant le B. L’hépatocarcinome métastase rarement au système nerveux central et génère dans ce cas un taux d’hémorragies spontanées très élevé. Depuis 1997, 500 000 patients ont été traités par B dont plus de 13 000 au sein d’essais cliniques.
Cancer du SNC
Compte Rendu
Etude de phase II, ouverte, multicentrique évaluant l’apport du bévacizumab (BV) en association avec l’association radiothérapie / témolozomide (RT/TMZ) dans la prise en charge initiale des glioblastomes
Dr Sophie Taillibert Pitié Salpétrière - Paris
Lai A et al, ont présenté les résultats d’une étude de phase II évaluant l’efficacité et le profil de tolérance de l’association bevacizumab (BV), témozolomide (TMZ) et radiothérapie (RT) dans la prise en charge initiale des patients atteints de glioblastome. L’objectif principal était la survie globale et les objectifs secondaires le temps jusqu’à progression et la survie à 12 mois. Le traitement débutait 3 à 5 semaines après la chirurgie avec BV (10 mg/kg/14 jours), TMZ (75 mg/m2/j), et RT (2 Gy/j, 30 séances). La phase de maintenance consistait en BV (10mg/kg /14j) et TMZ (150–200 mg/m2/j - 5j/28) jusqu’à progression ou 24 mois suivis de BV seul. Soixante –dix patients
Cancer du SNC
Compte Rendu
Bevacizumab toutes les 3 semaines en monothérapie à la récidive des gliomes de haut grade : une étude de phase II
Dr Sophie Taillibert Pitié Salpétrière - Paris
L’activité modérée de l’irinotecan en monothérapie ainsi que les résultats de survie des études antérieures sont à la base du rationnel de l’utilisation du bevacizumab en monothérapie chez les patients atteints de glioblastomes à la récidive. De plus, face à la longueur des traitements associant bevacizumab et irinotecan et à l’asthénie ainsi qu’à la lassitude induites par ceux-ci, la question de poursuivre un traitement d’entretien par le bevacizumab en monothérapie se pose régulièrement en pratique. L’intervalle idéal entre 2 administrations est également d’actualité. Le bevacizumab a été administré dans une étude de phase II selon un schéma d’administration toutes les 3 semaines à la dose de 15 mg/kg/j (1 cycle = 6 semaines).
Cancer du SNC
Compte Rendu
Thérapies ciblées pour les gliomes de haut grade en récidive
Dr Alexandra Benouaïch-Amiel CHU Toulouse - Toulouse
Trois études de phase I/II conduites par le NABTC (North Brain Tumor Consortium) et évaluant l’association de thérapeutiques ciblées ont été présentées en session orale.
Ces trois études ont été réalisées selon un « design » quasi similaire.
Dans ces trois études les patients étaient inclus en récidive de gliomes de haut grade (uniquement des glioblastomes dans les études NABTC 05-02 et NABTC 06-02, glioblastome et/ou gliome anaplasique dans l’étude NABTC 04-02). Le nombre de lignes de traitement préalable était illimité pour l’inclusion dans la phase I mais les patients ne pouvaient pas être inclus dans la phase II au delà de deux récidives.
Le critère principal d’évaluation de la phase II, dans les 3 essais, était la survie sans progression.
Cancer du SNC
Compte Rendu
Téléphone portable et risque de tumeur cérébrale
Dr Alexandra Benouaïch-Amiel CHU Toulouse - Toulouse
Lors d’une « session éducationnelle », Siegal Sadetzki a discuté l’impact de téléphone portable en tant que facteur de risque de tumeur cérébrale.
Elle a repris et analysé les différentes études et méta-analyses consacrées à cette question.
Aucune de ces études ne permet de conclure à une relation directe. Cependant les résultats de ces études sont a interpréter en tenant compte du faible recul concernant ce type d’exposition : en synthèse ses études n’ont pas mis en évidence un risque direct mais ne permettent pas pour autant de l’écarter sur le long terme. Dans ce contexte l’auteur a rappelé que de nombreux
Cancer du SNC
Compte Rendu
Etude de phase II de la radio-chimiothérapie suivie de temozolomide adjuvant avec poly-ICLC dans le glioblastome en première intention
Dr Emilie Le Rhun CHRU de Lille - Lille
Les polyICLC (Polyinosinic-polycytidylic) (Hiltonol®) ont un rôle dans l’immunité innée et acquise et régulent de nombreux gènes dans les gliomes. Une précédente étude pilote sur les gliomes de haut grade (n=95) comparant poly-ICLC + Radiothérapie à poly-ICLC seuls a montré une bonne tolérance, mais sans amélioration de la survie sans progression à 6 mois.
Cette étude NABTT étudie la tolérance et l’efficacité des poly-ICLC associé au traitement standard des glioblastomes de l’adulte avec un KPS >60 et un MMSE>15.
Cancer du SNC
Compte Rendu
Essai de phase II randomisée de l’EMD 121974 en complément du protocole Stupp dans le glioblastome nouvellement diagnostiqué
Dr Emilie Le Rhun CHRU de Lille - Lille
Les intégrines ont un rôle dans l’angiogenèse, la croissance tumorale et le développement de metastases. Le cilengitide est un inhibiteur des intégrines, qui inhibe l’angiogénèse, a des propriétés anti-tumorales et anti-invasives, ainsi qu’un effet synergique avec la radiothérapie et la chimiothérapie. Le cilengitide a été étudié à des doses allant de 500 à 2000 mg, en IV en 2 injections par semaines. La dose maximale permettant une bonne tolérance n’a pas été atteinte.
Les GBM sont des tumeurs hautement vascularisées, donc potentiellement cible pour les intégrines.
Cancer du SNC
Compte Rendu
Effet d’un inhibiteur de libération du glutamate en association à la radiothérapie et témozolomide chez des patients atteints de glioblastome nouvellement diagnostiqué
Dr Emilie Le Rhun CHRU de Lille - Lille
TALAMPANEL
Drogue orale, inhibiteur des récepteurs AMPA (inhibe la libération de glutamate, augmente le transport du glutamate, bloque les récepteurs au glutamate), avec une bonne pénétration dans le CNS et peu de toxicité dans les études cliniques menées dans le domaine de l’épilepsie.
Etude de phase II sur l’association Talampanel, radiothérapie, TMZ dans les gliomes nouvellement diagnostiqués, comparée aux résultats du Stupp EORTC 2005.