Cancer digestif
Article Commenté
La capsule endoscopique moins efficace que la coloscopie standard
Dr Sophie Florence Paris
La sensibilité de la capsule endoscopique ingérée pour détecter les lésions coliques (adénomes, polypes et cancers) est plus faible que la sensibilité de la coloscopie. Son usage moins invasif est, tout de même, plus confortable. Ces résultats d’une étude prospective multicentrique sont publiés dans The New England Journal of Medicine.
Cancer de la prostate
Article Commenté
Statistique et dépistage du cancer de prostate
M. Philippe Sèbe Hôpital Tenon, AP-HP - Paris
En cette rentrée universitaire, j’aimerais revenir sur deux articles majeurs de l’année 2009, publiés en mars dernier dans le New England Journal of Medicine. Vous en avez forcément entendu parler puisqu’ils ont déjà été largement cités dans la littérature et la presse médicales. Il s’agit de deux études sur le dépistage du cancer de la prostate.
La première, européenne, a porté sur 182.160 hommes âgés de 50 à 74 ans. Il s’agissait d’une étude à la méthodologie irréprochable : randomisée, prospective, multicentrique (7 pays) et d’un suivi moyen de prés de 9 ans. Tout le monde ou presque n’a retenu qu’une partie de la conclusion de cette étude : le dépistage a permis une diminution de la mortalité spécifique statistiquement significative
Cancer de la prostate
Article Commenté
Durée du blocage androgénique au cours d’une hormono-radiothérapie
M. Philippe Sèbe Hôpital Tenon, AP-HP - Paris
La question de la durée de l’hormonothérapie (HT) dans le cadre d’une hormono-radiothérapie pour cancer de prostate localement avancé n’est pas tranchée. Il est admis qu’une HT d’au moins 2 ans améliore la survie. Mais elle expose le patient aux complications de l’HT au long cours et à une altération de sa qualité de vie, ce que ne ferait pas une HT plus courte, de 6 mois. Mais cette dernière aurait-elle la même efficacité ?
C’est à cette question que tente de répondre l’étude de l’EORTC publiée en juin dernier dans le New England Journal of Medicine. Elle a porté sur 970 patients randomisés en 2 groupes : groupe « HT courte », radiothérapie externe et HT de 6 mois ;
Cancer de la prostate
Article Commenté
Fausse élévation du PSA et risque de traitement inapproprié
M. Philippe Sèbe Hôpital Tenon, AP-HP - Paris
Le PSA est un élément central de la prise en charge du cancer de la prostate quelque soit le stade de la maladie. Sa valeur est prépondérante au moment du diagnostic, puis elle contribue après traitement à la surveillance biologique. Très souvent, ce dosage est fondamental dans l’orientation thérapeutique.
Régulièrement, les praticiens sont confrontés à une discordance entre les données du toucher rectal, histologiques et radiologiques d’un côté, et le PSA de l’autre.
Il peut exister de fausses élévations du PSA. Il ne s’agit pas d’un PSA élevé en raison d’une prostatite ou d’un volumineux adénome, mais d’un résultat de laboratoire erroné. Il existe en effet
Soins de support
Article Commenté
Paracétamol IV et consommation de morphine : pas de bénéfice
Dr Laurent Labrèze Institut Bergonié - Bordeaux
Prolonger une analgésie convenable en repoussant l’utilisation de méthodes invasives est une priorité. L’association de pallier 1 et de pallier 3 est une bonne illustration de la prolongation d’une prise en charge ambulatoire confortable. Il est courant d’utiliser les anti-inflammatoires non stéroïdiens en appoint des traitements morphiniques.
Lorsque la voie parentérale est utilisée, le palier 1 peut également apporter une meilleure gestion des consommations d’opioïdes tout en gardant une bonne efficacité antalgique et une maîtrise des effets secondaires. Cette équipe turque a donc voulu voir si l’administration intraveineuse concomitante de paracétamol aux opioïdes IV permettait de mieux gérer la consommation de ces derniers.
Soins de support
Article Commenté
Morphine à libération normale par voie orale en initiation de dose lors de douleurs en cancérologie
Dr FLORENCE DIXMERIAS Institut Bergonié - BORDEAUX
La morphine par voie orale est l’opioïde à utiliser en première intention pour la prise en charge des douleurs modérées à sévères liées au cancer. Selon les recommandations de l’Association européenne des soins palliatifs (EAPC) datant de 1996, une titration de la dose d’opioïde est nécessaire jusqu’au soulagement satisfaisant en utilisant de la morphine à libération galénique normale (MLN). Les patients naïfs d’opioïdes doivent bénéficier de la dose de 5 mg toutes les 4 heures, ceux déjà sous opioïde de palier 2 de 10 mg toutes les 4 heures. D’après les auteurs, ces doses standardisées de titration n’ont pas encore été évaluées.
Le but de cette étude est donc
Soins de support
Article Commenté
Rotation des opioïdes morphine-méthadone : analyse de facteurs prédictifs du ratio de dose
Dr FLORENCE DIXMERIAS Institut Bergonié - BORDEAUX
Lors d’un traitement morphinique en cancérologie, il peut être nécessaire d’effectuer une rotation des opioïdes, afin d’améliorer le contrôle de la douleur et/ou de réduire la toxicité du morphinique utilisé. La méthadone peut être utilisée dans ce contexte. Cependant, la substitution de la méthadone pour une autre molécule opioïde n’est pas simple en raison d’une grande variabilité interindividuelle, de la pharmacocinétique du produit, et/ou d’une toxicité potentiellement retardée. De plus, l’équivalence de dose est très variable en clinique. Entre la méthadone et la morphine, le ratio de dose varie entre
Cancer cutané/Soins de support
Article Commenté
Fentanyl transdermique et patients cachectiques
Dr Laurent Labrèze Institut Bergonié - Bordeaux
On s’en doutait un peu, mais cette étude finlandaise montre clairement que l’utilisation des dispositifs transdermiques doit être correctement adaptée aux patients cachectiques, en particulier en cancérologie.
Pour vérifier les différences pharmacologiques, deux groupes ont été choisis : 10 patients « normaux », dont l’index de masse corporelle (IMC) était de 23kg/m2 et 10 patients cachectiques dont l’index de masse corporelle oscillait à 16kg/m2.
Un patch de fentanyl (équianalgésique par rapport au traitement opioïdes qu’il prenait) a été placé en zone deltoïdienne. A 4h,
Sénologie
Article Commenté
THM, prescrire moins de deux ans
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
Nouveau rebondissement dans la série des THM. Commencer tôt le traitement après la ménopause ne réduirait pas le risque de cancer du sein. C’est ce que révèle une étude parue dans le Journal of Clinical Oncology à partir des données recueillies auprès de 50 000 femmes de la cohorte E3N.
Cancers rares et autres
Fiche Pratique
Image par résonance magnétique nucléaire cérébrale d'une patiente avec complexe de Carney objectivant un adénome somatotrope et une tumeur de découverte fortuite (ostéochondromyxome) du sphénoïde
Pr Jérome Bertherat Hopital Cochin - Paris
L’exploration d’une acromégalie chez une patiente de 24 ans sans antécédent personnel ni familial notable met en évidence un macroadénome hypophysaire (flèche pointillée) et une lésion au contact du sphénoïde (flèche pleine). Cette lésion prend le contraste et fait discuter un méningiome atypique. L’analyse histologique de la lésion hypophysaire confirme un adénome lactosomatotrope. La deuxième lésion se révèle être un ostéochondromyxome (1).
Il s’agit d’une tumeur rare observée principalement, si ce n’est uniquement,
Cancers rares et autres
Article Commenté
Le paragangliome/phéochromocytome héréditaire SDH-déterminé en France - Les résultats du réseau PGL.NET
Anne-Paule Gimenez-Roqueplo Paris
C’est au début des années 2000 que les gènes SDHs (SDHD, SDHB, SDHC) ont été identifiés comme pouvant être responsables des formes héréditaires de paragangliome/phéochromocytome (1). Afin de connaître au mieux l’histoire naturelle de cette maladie et de définir les modalités de sa prise en charge, le réseau PGL.NET a été créé en 2003 sous l’égide du réseau GIS-Maladies Rares en partenariat avec le réseau COMETE et le Groupe des Tumeurs Endocrines.
La publication de recommandations validées pour l’organisation du test génétique était l’un des objectifs majeurs de ce réseau. Cet objectif vient d’être atteint avec la publication
Cancers rares et autres
Article Commenté
L’hyperthyroïdie de la maladie de Basedow est responsable d’une élévation de la chromogranine A plasmatique
Dr Delphine Vezzosi Institut Cochin - Paris
La chromogranine A (CgA) plasmatique est un marqueur des tumeurs endocrines possédant une excellente sensibilité. Sa spécificité est, en revanche, médiocre en raison des multiples pathologies ou facteurs intercurrents susceptibles d’augmenter la CgA plasmatique en l’absence de tumeurs endocrines. Ainsi, une insuffisance rénale, une insuffisance cardiaque, une hypertension artérielle non traitée, une hypergastrinémie endogène (gastrite atrophique) ou iatrogène (traitement par inhibiteurs de la pompe à protons) peuvent être responsables d’une élévation de la CgA plasmatique à des taux similaires à ceux retrouvés dans les tumeurs endocrines.
Ce travail permet de souligner, pour la première fois,