Cancers rares et autres
Article Commenté
Prédiction de l’existence de métastases ganglionnaires latérales dans le cancer médullaire de la thyroïde
Pr Hélène Bihan Hôpital Avicenne - Bobigny
Il existe une corrélation entre l’envahissement ganglionnaire des compartiments centraux et latéraux, mais sans évaluation quantitative.
Cette étude a porté sur 195 patients ayant bénéficié d’un curage systématique du compartiment central et ipsilatéral. Parmi eux, 185 patients ont eu également un curage systématique du compartiment controlatéral. Les caractéristiques du cancer médullaire de la thyroïde dans ce groupe sont : taille moyenne 19,5 mm, multifocal chez 30,8%, extension extra thyroïdienne chez 25,6%, avec invasion ganglionnaire chez 44,4% des patients.
L’article analyse la répartition des ganglions envahis dans les territoires ipsi et controlatéral par rapport au nombre de ganglion dans le territoire central.
Cancers rares et autres
Compte Rendu
Le cancer médullaire de la thyroïde, actualités de l’Endocrine Society, juin 2008
Dr Régis Cohen C.H. Saint-Denis - Bobigny
En 2008, plusieurs constatations s’imposent dans la prise en charge de ces patients :
• Un patient avec une récidive locale est rarement guéri par une chirurgie locale.
• Les métastases à distances non traitables peuvent rester stables pendant des décennies.
• Les traitements doivent être proposés aux patients ayant des formes progressives, notamment ceux qui ont un temps de doublement de la calcitonine ou de l’antigène carcinoembryonaire rapide.
Il est sûr que la physiopathologie de ce cancer, notamment dans les formes familiales, montre que l’activation par des mutations ponctuelles du protooncogène RET pourrait être une cible idéale des thérapeutiques dites ciblées. Cette activation ne semble pas être le seul mécanisme responsable de la tumorigénèse, comme le montrent plusieurs travaux dont deux de l’équipe de l’IGR qui ont
Soins de support
Article Commenté
Etablissement d’un code de vie pour gérer une crise de douleur aiguë en cancérologie avancée (à partir de l’analyse critique d’un cas très spécifique)
Pr Aimé Limoge Université René Descartes de Paris (Paris V) - Paris
Du point de vue scientifique, à première vue le titre d’un article portant sur UN SEUL cas ne paraît pas très sérieux. En effet, en décrivant la gestion d’une crise de douleur aiguë sur un SEUL patient atteint d’un cancer avancé pour en tirer des conclusions intéressantes afin de soigner ensuite un grand nombre de malades, relève plus de l’anecdote que de la science.
Cependant, après la lecture attentive de l’histoire clinique de Mr X, un patient de 33 ans portant sur un adénocarcinome métastasé de l’appendice depuis 4 ans, je pense que l’éditeur a eu raison d’interviewer deux spécialistes très expérimentés dans les soins palliatifs pour évaluer et
Soins de support
Article Commenté
Bilan de la prise en charge des douleurs de métastases osseuses. Vers une amélioration ?
Dr Laurent Labrèze Institut Bergonié - Bordeaux
Cette étude canadienne récente souhaitait déterminer chez des patients présentant des douleurs chroniques de métastases osseuses, la prévalence des « sous-médiqués ». Se référant à une base de données du Odette Cancer Center, les auteurs ont repris 1 038 dossiers de patients pris en charge pour douleurs de métastases osseuses entre janvier 1999 et décembre 2006.
Leurs résultats rétrospectifs montrent une proportion majoritaire de cancer du sein, des poumons et de la prostate, avec un âge médian de 68 ans (extrême de 28 à 95 ans). L’intensité douloureuse a été évaluée par EVA et stratifié en groupe (aucune douleur = 0, douleur légère = 1 à 4, douleur modérée = 5 à 6 et douleur intense = 7 à 10).
Soins de support
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Brief Inventory Pain : Comparaison Patients Douloureux Cancéreux et Patients Douloureux Chroniques Non Cancéreux. Qu’en penser ?
M. dominique MONNIN Institut Bergonié - BORDEAUX
A l’Hôpital Universitaire Saint Olav à Trondheim (Norvège), les auteurs ont comparé l’utilisation du « Brief Pain Inventory » (BPI) chez 300 Patients Douloureux Cancéreux (PDC) de 1999 à 2001, et 286 Patients Douloureux Chroniques Non Cancéreux (PDCNC) de 2005 à 2006.
Tous les patients avaient plus de 18 ans et étaient aptes à répondre à ce questionnaire. Les résultats montrent que pour un niveau douloureux comparable (entre 3 et 7), les PDC ressentent une gêne physique et fonctionnelle plus grande que les PDCNC. Les PDCNC, toujours à niveau douloureux équivalent, éprouvent davantage de retentissement psychologique que les PDC.
Soins de support
Article Commenté
Pas d’efficacité de la lamotrigine dans la douleur neuropathique post-chimiothérapie…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Rao et ses collaborateurs rapportent les résultats d’une étude thérapeutique contrôlée dont l’objectif était d’évaluer l’efficacité et la sécurité d’emploi de la lamotrigine dans la douleur neuropathique et les autres symptômes induits par la neuropathie compliquant la chimiothérapie.
Les patients inclus devaient présenter un score symptomatique supérieur à 3 sur une échelle de Liekert et un score supérieur à 1 sur l’échelle ECOG (Eastern Cooperative Oncology Group) utilisée pour apprécier la sévérité de la neuropathie. Avec ces critères, 131 patients ont été inclus et ont été randomisés en deux bras : un recevant de la lamotrigine
Cancer et sida
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Les risques de cancers sont plus élevés chez les patients séropositifs pour le VIH que dans la population générale
Dr Sophie Florence Paris
Les patients atteints par le VIH et leurs soignants doivent réaliser des dépistages des lésions précancéreuses et être attentifs aux signes cliniques précurseurs de cancer. Une nouvelle étude américaine prospective de cohorte a retrouvé des taux d’incidence de cancers chez les patients séropositifs pour le VIH plus élevés que dans la population générale. Il s’agit de l’incidence de plusieurs types de cancers non classant SIDA : la maladie de Hodgkin, le mélanome, les leucémies, le cancer du foie, des poumons, de l’anus, du vagin, de l’oropharynx, du colon ou du rectum et des reins.
Soins de support
Article Commenté
Comment gérer une crise douloureuse aiguë chez un patient porteur d’un cancer à un stade avancé
M. dominique MONNIN Institut Bergonié - BORDEAUX
A partir du cas de Mr X âgé de 33 ans, porteur d’un adénocarcinome mucineux métastatique de l’appendice, hospitalisé en « crise douloureuse majeure », les auteurs évoquent la prise en charge de ce patient. Ils décrivent les problèmes pratiques thérapeutiques rencontrés par l’équipe médicale et les solutions proposées. Ils définissent une « crise douloureuse majeure» comme une situation mettant le patient et ses proches dans une situation de détresse. Ils rappellent les principes d’analyse, d’évaluation et de prise en charge de la douleur d’un patient atteint d’un cancer à un stade évolutif avancé :
Soins de support
Article Commenté
Délais et durées d’action des doses de secours opioïdes chez les patients cancéreux
Dr Laurent Labrèze Institut Bergonié - Bordeaux
Quel est le délai d’action moyen et la durée d’action des opioïdes à libération immédiate utilisés quotidiennement par les patients cancéreux souffrant de douleurs chroniques nociceptives ? Telle est la question posée pour cette étude rétrospective anglaise ayant concerné une cinquantaine de patients cancéreux (poumon, sein, prostate).
Ils ont été répartis en cinq groupes de 10 en fonction du traitement des ADP (accès douloureux paroxystiques) : morphine, oxycodone, hydromorphone, méthadone et fentanyl. L’évaluation de l’efficacité a été faite par une échelle de soulagement à 11 points
Soins de support
Article Commenté
Efficacité et tolérance de la buprénorphine sublinguale : une étude randomisée contre placebo lors de douleurs cancéreuses sévères
Dr FLORENCE DIXMERIAS Institut Bergonié - BORDEAUX
Les opioïdes forts sont recommandés à la phase avancée de la maladie cancéreuse lors de douleurs sévères. Peu de données sont disponibles concernant la buprénoprhine dans cette indication. Les auteurs ont évalué l’efficacité antalgique et les effets secondaires d’un patch de buprénorphine transdermique (BUP TDS) de 70 μg/h chez des patients présentant des douleurs chroniques cancéreuses sévères.
Deux cent quatre vingt neuf patients insuffisamment traités par un morphinique à la dose de 90 à 150 mg par jour en équivalent morphine orale, ont participé à cette étude randomisée, en double aveugle, contre placebo. Le traitement de fond
Soins de support
Article Commenté
Acétabuloplastie percutanée et métastases osseuses acétabulaires
Pr Philippe Bertin CHRU Dupuytren - Limoges
Les auteurs rapportent les résultats d’une étude ouverte portant sur l’évaluation des résultats cliniques de la technique de cimentoplastie acétabulaire percutanée au cours des métastases osseuses acétabulaires.
Vingt cinq patients souffrant de métastases osseuses acétabulaires, ne répondant pas à la radiothérapie et/ou ne pouvant relever d’une chirurgie lourde, ont bénéficié d’une acétabuloplastie. Les patients ont eu une évaluation clinique avant et après le geste sur une période de plus de 6 mois. L’évaluation de la mobilité de hanche et les scores algo-fonctionnels spécifiques de la hanche
Cancers rares et autres
Fiche Pratique
Ischémie intestinale liée à une tumeur endocrine du grêle avec métastases ganglionnaires mésentériques
Pr Guillaume Cadiot Hôpital Robert Debré - Reims
Scanographie d'une patiente ayant des douleurs abdominales, de la diarrhée et un syndrome obstructif intermittent. Il existe une masse mésentérique calcifiée et rétractile ainsi qu'un épaississement de la paroi du grêle (en cible) (astérisque). L'aspect est caractéristique d'une adénopathie mésentérique d'une tumeur endocrine du grêle (carcinoïde) (flèche). L'aspect du grêle est expliqué