Cancer de l'appareil endocrinien
Mise au point
L’hyperparathyroïdie des NEM1 revisitée. Données du GTE
Dr Pierre Goudet CHU- Dijon - Dijon
Hyperparathyroïdie et NEM1 même combat : tous les chiffres classiques exprimés en pourcentages montrent que l’hyperparathyroïdie dans les populations de NEM1 atteint plus de 90% des patients. La conclusion rapide et raccourcie voudrait qu’un patient NEM1 présente quasi obligatoirement une hyperparathyroïdie. L’adage « l’hyperparathyroïdie, signal privilégié des NEM1 » a été écrit et publié. Mais est-ce l’approche pratique pour un clinicien ?
Pour le clinicien, deux questions sont importantes : 1°) A quel âge peuvent se déclarer les premiers cas d’hyperparathyroïdie ? 2°) Quelle est la probabilité, chez un patient NEM1, de trouver une hyperparathyroïdie en fonction de son âge ?
Cancer de l'appareil endocrinien
Article Commenté
Intérêt à long terme des réinterventions cervicales dans le cancer médullaire de la thyroïde
Dr Régis Cohen C.H. Saint-Denis - Bobigny
La moitié des patients ayant une thyroïdectomie totale dans le cadre d’un cancer médullaire de la thyroïde (CMT) ne sont pas guéris. Plusieurs études avaient étudié sur le court terme et sur peu de patients le bénéfice d’une chirurgie cervicale par un curage ganglionnaire.
Il était donc important d’avoir des études sur le long terme de cette pratique discutée malgré l’absence de traitement de référence des récidives. Cette étude nous fournit des informations à 8 -10 ans sur le rapport bénéfice/risque du curage ganglionnaire cervical secondaire en cas de non guérison.
Les paramètres étudiés ont été les taux de calcitonine, les complications opératoires et la survie.
Entre 1992 et 2006, 148 patients
Cancer de l'appareil endocrinien
Article Commenté
Fumer peut faire augmenter la calcitonine plasmatique
Dr Régis Cohen C.H. Saint-Denis - Bobigny
Le dépistage des cancers médullaires de la thyroïde sporadiques peut se faire par la découverte d’une élévation de la calcitonine sérique, son marqueur spécifique et sensible. L'objectif primaire de cette étude a été d’évaluer chez les adultes les valeurs de référence de la calcitonine par l’utilisation de 5 trousses de dosages différentes. L’objectif secondaire était de voir le rôle du tabagisme dans l’élévation de ces taux. Cette étude multicentrique a inclus 375 sujets en euthyroïdie.
Pour chaque patient ont été évalués parallèlement les taux de TSH, de gastrine, la procalcitonin, l'urée,
Cancer de l'appareil endocrinien
Compte Rendu
16ème Journée de Médecine Nucléaire, 21 mars 2008, Institut Gustave-Roussy, Villejuif
Pr Hélène Bihan Hôpital Avicenne - Bobigny
« Valse des scintigraphies »
L’exploration des tumeurs neuroendocrines peut faire appel à diverses techniques d’imagerie en Médecine Nucléaire, chacune ayant des indications plus spécifiques selon la question posée : diagnostic du primitif, bilan d’extension, évaluation de la réponse possible d’une radiothérapie métabolique.
- La scintigraphie au MIBG (depuis 1979) permet la localisation de phéochromocytome, paragangliome, carcinoïdes et cancer médullaire de la thyroïde, alors que pour d’autres tumeurs il s’agit de faux positifs : surrénale restante, angiomyolipome, angiome du foie, volumineux corticosurrénalome ou tumeur mixte, hyperplasie nodulaire focale.
- La scintigraphie des récepteurs (depuis 1989) de la somatostatine peut révéler
Algologie
Article Commenté
Morphine orale à libération prolongée versus fentanyl transdermique et méthadone par voie orale dans la prise en charge des douleurs liées au cancer
Dr FLORENCE DIXMERIAS Institut Bergonié - BORDEAUX
Il s’agit d’une étude randomisée conduite sur une période de 3 ans, chez 108 patients, présentant des douleurs liées au cancer, d’intensité moyenne à modérée, et résistantes aux opioïdes de pallier 2.
Les auteurs ont évalué chaque semaine pendant 4 semaines, les effets analgésiques, les effets secondaires, le coût, l’utilisation de co-antalgiques et autres traitements médicamenteux de support chez ces patients traités par de la morphine LP par voie orale (60 mg/jour), du fentanyl transdermique (25 μg/h) ou de la méthadone par voie orale (15 mg/jour). De la morphine par voie orale à libération immédiate était associée. Les doses étaient adaptées au cours de l’étude pour obtenir
Algologie
Article Commenté
L’Oxaliplatine induit une neuropathie périphérique aiguë douloureuse par l’intermédiaire des nocicepteurs IB4 positif
Dr Laurent Labrèze Institut Bergonié - Bordeaux
Le profil toxique de l’Oxaliplatine diffère légèrement des autres platinum (Cisplatine et Carboplatine). Ce produit utilisé dans le traitement des cancers colorectaux induit une neurotoxicité aiguë, caractérisée par des dysesthésies distales intenses et une neuropathie périphérique chronique sensitive sans effet moteur. Une seule dose intraveineuse entraîne une hyperalgésie dose dépendante et une allodynie thermique. L’administration répétée aggrave la symptomatologie. De la même manière, une dose unique intradermique entraîne une hyperalgésie dose dépendante.
Expérimentalement chez le rat, une dose unique augmente la réponse des fibres C
Algologie
Article Commenté
Une classification type « TNM » appliquée à la douleur cancéreuse
Pr Aimé Limoge Université René Descartes de Paris (Paris V) - Paris
Pour avoir une meilleure définition internationale des différents types de douleurs rencontrés en cancérologie, les auteurs de cet article proposent d’utiliser une classification basée sur le principe TNM et de la dénommer « Système de classification EDMONTON pour les douleurs du cancer » (ECS-CP). Comme il y a une multitude de caractéristiques associées à la complexité de la gestion de la douleur en cancérologie, il était absolument nécessaire de trouver une classification qui réponde le plus simplement possible à chacune des caractéristiques rencontrées.
C’est ce qu’ont tenté de réaliser les équipes d’Edmonton (Canada).
Cancer des os
Compte Rendu
Bisphosphonates : effets indésirables
Dr Véra Lemaire Paris
Les effets oculaires des bisphosphonates (BP) sont rares mais sérieux. Il peut s’agir de conjonctivite, d’uvéite, de troubles de la vision, de sclérite ou de douleur oculaire.
Les effets cardiaques ont été signalés dans l’étude HORIZON I avec une augmentation de la fréquence de fibrillation auriculaire. Elle n’a pas été constatée dans l’étude Horizon II sur les fractures du col fémoral. Il y aurait une tendance à l’augmentation de ce trouble avec l’alendronate. Les facteurs de risque en seraient une insuffisance cardiaque, une tachyarythmie, une utilisation antérieure de BP.