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Revue de presse du 3 février 2025

ARTICLE DU JOUR
Exacerbations de BPCO, des suites à haut risque cardiovasculaire

Exacerbations de BPCO, des suites à haut risque cardiovasculaire
L’étude EXACOS-CV confirme un risque élevé d’évènements cardiovasculaires dans les quatre premières semaines suivant une exacerbation sévère de BPCO et le fait que 10% d’évènements cardiovasculaires conduisent au décès.
 
EXACOS-CV (EXAcerbations of COPD and their OutcomeS on CardioVascular diseases) est un programme d’études de cohorte mené dans huit pays, dont la France. Il évalue la temporalité et le risque d’événements cardiovasculaires après une exacerbation de BPCO en fonction de sa gravité.
En France, cette étude en vie réelle a été conduite par le Pr Maeva Zysman, pneumologue (CHU de Bordeaux), et le Pr Victor Aboyans, cardiologue (CHU de Limoges). Elle a porté sur 9480 patients ayant présenté un événement CV dans les 24 semaines suivant une exacerbation de BPCO ayant nécessité une hospitalisation.
 
39% des patients BPCO ayant présenté un événement cardiovasculaire avaient été hospitalisés pour exacerbation dans les quatre semaines précédant cet événement. L’association entre un événement aigu, tel qu’une exacerbation sévère de BPCO nécessitant une hospitalisation, et la survenue d’un événement cardiovasculaire dans l’année qui suit était déjà bien établie dans la littérature.
EXACOS-CV France apporte des données supplémentaires sur la nature des événements cardiovasculaires liés à une exacerbation de BPCO. Ceux-ci sont variés, avec une prédominance de la décompensation d’insuffisance cardiaque, du syndrome coronarien aigu et de l’accident vasculaire cérébral.
Plus l’exacerbation de BPCO est sévère, notamment lorsqu’elle entraîne une admission en réanimation ou nécessite une intubation, plus le risque cardiovasculaire postérieur augmente.
Ce risque est multiplié par deux et peut être jusqu’à sept fois plus élevé lorsque l’exacerbation met en jeu le pronostic vital. Il est particulièrement marqué au cours des quatre premières semaines et reste élevé pendant les six mois de suivi.
Par ailleurs, 10% des événements cardiovasculaires aigus observés ont conduit au décès du patient à l’hôpital.
D’où la nécessité d’un traitement optimisé, associé à une surveillance étroite après toute exacerbation ayant nécessité une hospitalisation.
 
Référence :
29ème Congrès de Pneumologie de Langue Française (CPLF) 24 au 26 janvier à Marseille
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