Traitements médicaux
Compte Rendu
Des doses trois fois supérieures de losartan sont plus efficaces que les doses habituelles pour réduire le risque d’événements chez les insuffisants cardiaques intolérants aux IEC
Dr Jean-Louis Gayet Colombes
La première étude ELITE (1997) n’avait pas montré de différence sur la tolérance rénale de captopril (150 mg) et losartan (50 mg) chez les insuffisants cardiaques, mais une réduction significative de mortalité (-46%), et en particulier de mortalité subite (-64%), mais il s’agissait de deux critères secondaires dans une étude qui n’avait pas été conçue dans cet objectif. Une nouvelle étude (ELITE II, 2000) conçue cette fois pour confirmer cette différence s’était soldée par un match nul. L’étude HEAAL, présentée au cours de ce congrès avait pour objectif de vérifier dans une étude internationale randomisée et en double aveugle si, une dose de 150 mg/jour de losartan est plus efficace que la dose classique de 50 mg/jour.
Traitements médicaux
Compte Rendu
L’assistance circulatoire à débit continu prouve sa supériorité sur l’ancien dispositif à débit pulsé
Dr Jean-Louis Gayet Colombes
L’assistance circulatoire au stade ultime de l’insuffisance cardiaque a fait la preuve de son efficacité en particulier avec l’étude REMATCH (2001). Contrairement à cette dernière, dans laquelle c’était un dispositif pulsatile qui était utilisé, dans l’étude HEARTMATE II présentée au cours de l’AHA 2009, c’est un dispositif continu qui a été évalué. Cette caractéristique présente l’avantage théorique d’une plus grande longévité (estimée à au moins 5 ans contre 1,5) liée à la réduction des contraintes mécaniques. Il est de plus, moins lourd que son prédécesseur (390 grammes au lieu de 1250) et moins bruyant (carrément silencieux) tout en ayant un débit maximum identique (10 L /min).
Traitements chirurgicaux
Compte Rendu
L’administration systématique d’un anti-inflammatoire ne prévient pas la progression des épanchements péricardiques constitués après chirurgie cardiaque
Dr Jean-Louis Gayet Colombes
Il n’est pas rare de constater un épanchement péricardique au décours d’une chirurgie cardiaque, et même si seulement une minorité des opérés du cœur (1%) risquent d’évoluer vers une forme plus sévère (avec tamponnade et nécessitant un drainage) la gravité potentielle de cette complication est loin d’être négligeable. Elle justifie jusqu’à présent l’administration systématique d’anti-inflammatoires, une thérapeutique empirique qui n’avait jamais été validée jusqu’à présent.
Facteurs de risque
Compte Rendu
L’intervention régulière de paramédicaux peut aider la prise en charge des patients dépressifs après un infarctus du myocarde, y compris sur le plan somatique
Dr Jean-Louis Gayet Colombes
On sait depuis longtemps que l’infarctus du myocarde est un facteur générateur (ou d’aggravation) d’états dépressifs. La valeur pronostique péjorative de ces syndromes dépressifs est aussi connue. Lorsqu’ils sont dépistés, ce qui n’est pas toujours le cas, ils font en général l’objet d’une prise en charge pharmacologique un peu déconnectée du contexte de l’infarctus. Un collectif de plusieurs hôpitaux de la région de Pittsburgh a mis sur pied un programme de suivi centré sur l’intervention de paramédicaux dont le rôle était de sensibiliser le patient à son état clinique et de l’aider à intégrer sa prise en charge dans une approche multidisciplinaire.
Traitements chirurgicaux
Compte Rendu
Démonstration non convaincante de l’intérêt de la chirurgie à cœur battant par rapport à l’angioplastie pour la prévention des troubles cognitifs secondaires
Dr Jean-Louis Gayet Colombes
Alors qu’une augmentation considérable du nombre de patients atteints de troubles cognitifs est annoncée dans les années à venir, la comparaison de l’effet de deux méthodes de revascularisation coronaire par le groupe OCTOPUS d’Utrecht ne peut pas laisser indifférent. Ce groupe s’intéresse depuis longtemps à la chirurgie à cœur battant (en utilisant le stabilisateur Octopus) et plus particulièrement au retentissement des différentes procédures sur les fonctions cognitives. L’effet de la chirurgie avec CEC a déjà été démontré mais la supériorité de la chirurgie sans CEC ne l’a pas été pour autant.
Traitements chirurgicaux
Compte Rendu
Toujours pas d’arguments pour la ventriculoplastie systématique associée aux pontages post-infarctus
Dr Jean-Louis Gayet Colombes
Les principaux résultats de l’étude STICH ont déjà été communiqués et publiés (NEJM 2009). Rappelons que cette étude avait pour but de vérifier si l’adjonction systématique d’une plastie ventriculaire gauche à une revascularisation myocardique chez des patients ayant une dysfonction ventriculaire gauche dans les suites d’un infarctus myocardique améliore le pronostic. Au terme d’un suivi allant jusqu’à 5 ans, aucune amélioration n’avait été notée sur les critères principaux d’évaluation qui étaient la mortalité toute cause ou la combinaison de mortalité et de
Traitements chirurgicaux
Compte Rendu
Confirmation de l’intérêt de la chirurgie précoce chez les seuls diabétiques coronariens stables pressentis pour une revascularisation chirurgicale
Dr Jean-Louis Gayet Colombes
Les résultats principaux de l’étude BARI 2D ont déjà été publiés. Ils montraient que chez des diabétiques coronariens stables, seuls les ceux qui avaient été sélectionnés comme pouvant bénéficier d’une procédure chirurgicale plutôt que par angioplastie tirent bénéfice d’une revascularisation précoce plutôt que d’un traitement médical intensif de première intention pour ce qui est du critère principal de l’étude (décès IDM ou AVC). Pour ce sous-groupe de patients, ceux qui recevaient (par randomisation 2 x 2) un antidiabétique agissant par insulinosensibilisation (glitazone, metformine…) plutôt que par insulinosecrétion (sulfamide, insuline) tendaient à avoir moins d’événements mais sans que la différence soit statistiquement significative.
HTA
Compte Rendu
Source : Dossier « Dossier CNCF 2009 »
Quel bilan dans l’HTA secondaire ?
Dr Isabelle Pierre Nantes
Une session a été consacrée au bilan des HTA secondaires.
La place du bilan à réaliser a été passée en revue. Ainsi, tout commence par la recherche d’une cause rénale retrouvée dans 5% des cas.
Dans le bilan HAS, un dosage de la créatininémie avec évaluation de clearance de la créatinine, ainsi, qu’une kaliémie sans garrot.
Dans cette session, il a été rappelé qu’une hypokaliémie ou une HTA résistante doit faire rechercher une hyperaldostéronisme. Les dosages d’aldostérone et rénine plasmatique ont différentes unités qui sont variables d’un laboratoire à un autre. Chaque cardiologue doit connaître
Dyslipidémies - diabète
Compte Rendu
Source : Dossier « Dossier CNCF 2009 »
Faut-il doser la microalbuminurie à tous les patients ?
Dr Isabelle Pierre Nantes
Le dosage de la microalbuminurie fait partie du bilan à réaliser chez le patient diabétique. Sa place chez le patient hypertendu non diabétique, pour autant, n’est pas consensuelle.
Les différentes recommandations, à ce titre, ne sont pas consensuelles. Ainsi, dans les recommandations de la Haute Autorité de Santé de 2005, la microalbuminurie n’est pas recommandée. Une bandelette urinaire est recommandée chez tous les patients. Chez les patients ayant une bandelette urinaire positive, un dosage de protéinurie est recommandé ? En cas de bandelette urinaire négative,
Traitements interventionnels
Compte Rendu
Source : Dossier « Dossier CNCF 2009 »
Et le défibrillateur implantable en cas de dysfonction ventriculaire gauche ?
Dr Isabelle Pierre Nantes
Une session a été consacrée à place du DAI en cas de dysfonction ventriculaire gauche.
Pour rappel, dans les recommandations de la SFC de 2006, en cas d’antécédent d’infarctus, la pose d’un défibrillateur est recommandée avec une classe I de recommandations (cela repose essentiellement sur les résultats de l’étude MADIT 2). Par extension et en prenant en compte les résultats de l’étude SCDHefT, la pose d’un DAI en cas de cardiopathie ischémique et avec une fraction d’éjection entre 31 et 35% est recommandée avec un grade de recommandation IIa si une
Rythmologie/HTA/Traitements interventionnels
Compte Rendu
Source : Dossier « Dossier CNCF 2009 »
Télémédecine : l’avenir de la cardiologie ?
Dr Isabelle Pierre Nantes
La télécardiologie est utilisée dans le suivi des stimulateurs et défibrillateurs cardiaques. Elle est, à ce titre, un outil, à la fois de contrôle technique de la prothèse et de suivi de l’état cardiaque et rythmique du patient.
Du point de vue technique, la télécardiologie permet le suivi de l’état des sondes (impéd ances des sondes, impédance de choc, détection et seuils), ainsi que le bon fonctionnement de la prothèse, notamment l’état de la pile.
Valvulopathies
Compte Rendu
Source : Dossier « Dossier CNCF 2009 »
Des recos à la vraie vie : l’exemple du rétrécissement aortique
Dr Isabelle Pierre Nantes
Le Dr Marie-Christine Malergue (Paris) a passé en revue les recommandations concernant le rétrécissement aortique et les difficultés qui leur sont liées.
Les difficultés de prise en charge concernant le rétrécissement aortique concernent les patients asymptomatiques, les patients ayant de nombreuses ou de sévères comorbidités, les patients à évaluation échographique complexe ou les patients à haut risque chirurgical.
Pour rappel, les critères de définition du RAC serré sont :