La mort subite d’origine cardiaque reste une cause majeure de mortalité chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque congestive (ICC) même lorsque ceux-ci suivent de thérapies ayant montré leur efficacité, comme les bêta-blocants. Le traitement par l’amiodarone ou un défibrillateur implantable (DI) a été proposé pour améliorer le pronostic de ces patients. Cependant aucune évaluation comparative n’avait été réalisée. C’est désormais chose faite car une équipe américaine vient de publier les résultats d’une étude prospective qui a duré cinq ans et mobilisé 2.521 patients.
L’inflammation joue en rôle essentiel dans le développement de l’insulinorésistance et du diabète du type 2, la genèse et la progression des lésions athérosclérotiques. Peu d’études ont évalué simultanément le rôle des récepteurs solubles du facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-alpha) de type 1 de type 2 (sTNF-R1 et sTNF-R2), de la protéine C-réactive et de l’interleukine-6 en tant que facteurs prédictifs d’événements cardiovasculaires. La valeur de ces marqueurs inflammatoires comme facteurs prédictifs indépendants continue à faire l’objet d’une controverse. Une équipe américaine a voulu en avoir le coeur net et a réalisé une étude dont les résultats viennent d’être publiés.
Certains éléments permettent de penser qu’une inflammation chronique peut favoriser la maladie athéroscléreuse. En effet une inflammation systémique et les infections accélèrent l’athérogenèse chez les animaux, et des marqueurs plasmatiques de l’inflammation, comme la protéine C-réactive, permettent de prédire le risque d’événements vasculaires chez l’homme. Une équipe britannique a voulu tester l’hypothèse qu’une infection aiguë et une vaccination augmentent le risque d’événements vasculaires à court terme. Les résultats de l’étude viennent d’être publiés dans le New England Journal of Medicine.