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Revue de presse du 7 mars 2024

ARTICLE DU JOUR
Premiers pas des cellules CAR-T en rhumatologie

Premiers pas des cellules CAR-T en rhumatologie
Les cellules CAR-T ne seront bientôt plus réservées au domaine de la cancérologie ? Une série de cas parus dans le NEJM montre que ce traitement est une option sérieuse dans le traitement de maladies auto-immunes rhumatologiques. Un bénéfice clinique associé à l’interruption des traitements immunosuppresseurs dans trois maladies différentes justifie la poursuite d’essais cliniques contrôlés.

Les cellules CAR-T qui ont marqué un tournant dans la prise en charge de certains cancers hématologiques pourraient être un atout dans la prise en charge de maladies auto-immunes rhumatologiques. De nombreux patients sont peu ou pas soulagés par les traitements immunosuppresseurs actuellement utilisés pour contrôler l’inflammation et l’activité de la maladie, aussi la piste des CAR-T cells constitue une alternative intéressante. 
En effet, une déplétion profonde des cellules B chez ces personnes pour reformater le système immunitaire semble être une stratégie de rémission durable. Pour tester cette hypothèse, une équipe a évalué 15 patients atteints de lupus érythémateux disséminé sévère (LED), de myopathie inflammatoire idiopathique (MII) ou encore de sclérodermie systémique. Ils ont reçu une seule perfusion de cellules CAR-T anti CD19 après préconditionnement avec de la fludarabine et du cyclophosphamide.
L'efficacité jusqu'à deux ans après la perfusion de cellules CAR-T a été évaluée au moyen de scores de sévérité pour chaque maladie. Les variables de sécurité, notamment le relargage des cytokines et les infections, ont été enregistrées. Le suivi médian était de 15 mois (4 à 29).
Tous les patients atteints de LED ont eu une rémission (score DORIS), ceux atteints de MII ont eu une réponse clinique majeure (score ACR-EULAR) et tous les patients atteints de sclérodermie systémique ont eu une diminution du score sur l'indice d'activité EUSTAR.
Le traitement immunosuppresseur a été complètement arrêté chez tous les patients. Un syndrome de relargage des cytokines de grade 1 est survenu chez 10 patients. Et un patient présentait un syndrome de relargage de cytokines de grade 2, un syndrome de neurotoxicité et une pneumonie ayant entraîné une hospitalisation.

Référence :
Fabian Müller et al.
CD19 CAR T-Cell Therapy in Autoimmune Disease - A Case Series with Follow-up
N Engl J Med 2024; 390:687-700
Retrouvez l’abstract en ligne
« Un centre médical pour retrouver sa voix immédiatement »
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« Un centre médical pour retrouver sa voix immédiatement »
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