La PrEP injectable disponible en France
La Prep injectable à longue durée d’action, par cabotegravir, commercialisée sous le nom d’Apretude® par le laboratoire ViiV Healthcare, utilisée depuis 2021 aux Etats-Unis, est désormais disponible en France ! C’est un outil de prévention supplémentaire aux côtés du dépistage, du traitement et de la réduction des risques pour mettre fin à l’épidémie de VIH.
L’arrivée de la PrEP injectable est une avancée majeure dans la lutte contre le VIH/sida. Elle va permettre à davantage de personnes d’accéder à cet outil de prévention, notamment celles pour qui l’observance de la PrEP orale était particulièrement difficile.
Depuis 2016, seule la PrEP sous forme de comprimés pris par voie orale était accessible. Un arrêté vient d’être publié au Journal officiel afin d’encadrer et de mettre à disposition ce traitement préventif injectable à longue durée d’action avec un remboursement en ville et à l’hôpital avec une prise en charge à 100% par la Sécurité Sociale.
La Commission de la transparence de la Haute Autorité de santé a rendu un avis favorable au remboursement de la PrEP injectable dans la prophylaxie pré-exposition pour réduire le risque d’infection par le VIH-1 par voie sexuelle, chez les adultes et adolescents à haut risque.
Le service médical rendu a été jugé important et l’amélioration du service médical rendu (ASMR) a été classée au niveau IV, soit une amélioration mineure par rapport à la PrEP orale en continu.
La prescription et la délivrance sont calquées sur celles de la PrEP orale. La première injection peut se faire en ville après une prescription d’un médecin généraliste, sans obligation de première injection à l’hôpital.
La protection est efficace sept jours après la première injection, pendant lesquels le patient doit continuer à protéger ses rapports, soit par préservatifs, soit par PrEP orale.
Les deux premières injections doivent être administrées à quatre semaines d’intervalle, les suivantes toutes les huit semaines. Une injection tous les 2 mois suffit à protéger d’une infection par le VIH avec une tolérance d’une semaine avant ou après la date prévue de l’injection.
Des fiches réflexes devraient rapidement être publiées par la Société française de lutte contre le sida (SFLS) à destination des soignants : médecins, infirmiers, pharmaciens.
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