Il est bien connu que les affections concomitantes ont un effet important sur l’évolution du tableau clinique d’un patient ayant été victime d’un infarctus du myocarde aigu. Parmi ces affections concomitantes l’insuffisance rénale sévère est l’un des facteurs de risque les plus élevés. Cependant, l’influence d’une altération modérée de la fonction rénale était jusqu’à présent moins bien établie. C’est désormais chose faite après la publication aujourd’hui d’une étude multicentrique internationale dans le New England Journal of Medicine.
Une importante étude mondiale coordonnée par une équipe canadienne a constaté que la grande majorité des crises cardiaques peuvent être facilement prévues par neuf facteurs mesurables et que ces facteurs sont les mêmes dans pratiquement toutes les régions et groupes ethniques à travers le monde. Cette étude nommée INTERHEART a réuni une cohorte de plus de 29.000 personnes dans 52 pays sur les cinq continents. Présentée le 29 août dernier lors du congrès de la Société Européenne de Cardiologie (ESC) à Munich, cette étude montre que « ces facteurs semblent prévoir la majorité du risque dans pratiquement chaque région, chaque groupe ethnique, chez les hommes et des femmes, chez les vieux et les jeunes ». Trop beau pour être vrai ?