Envoi du mail en cours
 

LA REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DE L'ACTUALITÉ MÉDICALE ET DE LA SANTÉ

Revue de presse du 21 octobre 2025

ARTICLE DU JOUR
Baromètre 2025  : + 50% de la consommation de médicaments, alcool et tabac après un deuil

Baromètre 2025  : + 50% de la consommation de médicaments, alcool et tabac après un deuil

Le deuil touche chaque année 3.000.000 de personnes en France. L’enquête « Les Français face au deuil » (10/10/25) met en lumière une augmentation de près de 50% de la consommation de médicaments, d’alcool ou de tabac après un deuil. Elle estime aussi la prévalence du trouble de « deuil prolongé », de plus de 10%.

Parmi les nombreux chiffres de ce nouveau Baromètre, une personne sur deux déclare s’être sentie seule après la perte d’un proche, proportion qui atteint 63% chez les 18 - 29 ans. Plus d’un tiers des personnes endeuillées depuis plus de 5 ans disent ressentir encore la douleur de cette perte.
L’enquête met en évidence la fréquence du trouble de deuil prolongé, qui concerne 11% des personnes endeuillées, et jusqu’à 22% lorsqu’il s’agit de la perte d’un conjoint ou d’un enfant. Depuis 2022, le trouble de « deuil prolongé », défini comme une souffrance persistante un an après un décès et dans la durée, est officiellement reconnu par DSM-5.
Pour la première fois en France, grâce à un questionnaire élaboré par Holly G. Prigerson, il a été possible d’en mesurer la prévalence. Selon Caroline Witschger, psychologue pour l’association Empreintes, l’objectif est d’identifier et de mieux comprendre le trouble de deuil prolongé pour disposer de données objectives et adapter les dispositifs d’accompagnement en conséquence.
De plus, les répercussions des situations de deuil sont multiples : augmentation de la consommation de médicaments (47%), d’alcool ou de tabac (44%). Les ruptures professionnelles sont aussi une réalité : 12% des actifs endeuillés ont quitté leur emploi, 28% après la perte d’un enfant, 20% chez les agriculteurs exploitants, artisans, commerçants, chefs d’entreprise ou familles monoparentales.
« De nombreuses personnes se retrouvent en arrêt maladie alors que le deuil n’est pas une maladie, pointe Louis Dupuy-Ferber chargé de plaidoyer pour Empreintes. Cela crée une confusion et masque la réalité. Ce non-dit entretient un malentendu collectif et empêche de reconnaître les besoins réels des personnes endeuillées. »
Ces chiffres ont alimenté les réflexions de la 3ᵉ édition des Assises du deuil (10 octobre dernier à Paris) organisée par l’association Empreintes.

Référence :
Enquête du CRÉDOC « Les Français face au deuil – Baromètre 2025 », menée avec l’association Empreintes et le Syndicat de l’Art Funéraire (10/10/25)

« Révolution des anticorps, immunothérapie… Face au cancer, l'incroyable avancée des traitements thérapeutiques »
%alt%
« Révolution des anticorps, immunothérapie… Face au cancer, l'incroyable avancée des traitements thérapeutiques »
%alt%