Epidémiologie
Compte Rendu
Le pied diabétique chez le dialysé est associé à une mortalité très élevée
Dr Raja Moukhlis Paris
Les auteurs ont présenté les données d’une étude observationnelle prospective ayant pour objectif d’évaluer l’impact des ulcères du pied et des amputations sur la mortalité de patients diabétiques en insuffisance rénale terminale en dialyse.
L’étude a inclus 192 patients diabétiques dialysés. On note que 9% étaient afro-caribéens, 20% d’origine asiatique et les autres d’origine européenne.
Education thérapeutique
Compte Rendu
Moindres résultats et plus d’hypoglycémies chez les femmes que chez les hommes nouvellement traitées par insuline
Dr Jean-Louis Gayet Colombes
La mise à l’insuline se passe-t-elle mieux chez les hommes que chez les femmes, tant en termes d’efficacité que de sécurité d’emploi comme plusieurs études de petite taille pourraient le laisser penser ?
Pour le vérifier, des chercheurs ont comparé l’efficacité et la tolérance de l’insuline à l’occasion de l’instauration de ce traitement, administré de novo, chez des femmes (n = 1251) et des hommes (n = 1349) inclus dans 6 essais randomisés.
Education thérapeutique
Compte Rendu
Les agonistes GLP-1 favorisent le contrôle du poids mais font moins bien que l’insuline sur le contrôle glycémique au moins lorsque l’HbA1c est très élevée au départ
Dr Jean-Louis Gayet Colombes
Un des effets des agonistes des récepteurs GLP-1 est de plutôt de faire perdre du poids que d’en gagner, en particulier par rapport au traitement insulinique. Des chercheurs du Royaume-Uni ont évalué cet effet en pratique clinique.
La comparaison a porté sur les diabétiques de type 2 d’une base de données (THIN Observational Database) traités au préalable par 2 ou 3 antidiabétiques oraux et chez lesquels un nouveau traitement par agoniste GLP-1 (exenatide, liraglutide ; n = 366) ou par insuline
Education thérapeutique
Compte Rendu
L’observance du traitement par agonistes GLP-1 est suboptimale et leur tolérance digestive est probablement en grande partie en cause
Dr Jean-Louis Gayet Colombes
Plus que dans n’importe quel autre domaine, la non-observance est un facteur important d’échec thérapeutique dans le diabète, surtout avec les médicaments oraux puisque ses effets ne sont souvent pas perçus immédiatement.
A partir d’une base de données (Impact Database), une étude américaine a évalué l’observance thérapeutique lors de la première année d’instauration d’un nouveau traitement par agonistes GLP-1,
Epidémiologie
Compte Rendu
Méta-analyse rassurante pour la glargine et le risque de cancer
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
Depuis quelques années, l’association entre le diabète, ses facteurs de risque et conditions favorisantes (notamment l’obésité et l’insulinorésistance) et son traitement (en particulier le rôle de l’insuline) et la survenue de cancer de divers organes alimente les débats. Plusieurs grandes études sont en cours, destinées à préciser s’il existe un lien entre insuline et cancer.
Education thérapeutique
Mise au point
Diabète de type 2 : quelle est l’observance au traitement en France ?
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
L’observance au traitement médicamenteux est un réel problème pour la prise en charge des maladies chroniques. Il est démontré qu’au long cours, environ la moitié des patients atteints de maladie chronique ne suit pas (non-observance) les recommandations et prescriptions des médecins [1].
Ce constat a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à recommander aux États membres que l’amélioration du taux d’observance aux traitements à long terme des maladies chroniques soit une priorité d’action [2] ; il en est de même, aux États-Unis, dans le cadre de la réforme du système de santé [3], et, en Europe,
Physiologie
Article Commenté
Les activités physiques intermittentes augmentent la capacité du muscle à oxyder les lipides, ainsi que la sensibilité à l’insuline
Dr Jérémy Coquart Université de Rouen, FSSEP, EA 3832, CETAPS - Mont Saint Aignan
De nos jours, il n’est plus à démontrer que l’activité physique (réalisée sous certaines conditions) a des effets bénéfiques sur l’obésité. De ce fait, dans les centres de réadaptation à l’effort prenant en charge des patients obèses, des activités physiques sont presque toujours prescrites.
Dans ces centres, les activités physiques proposées sont souvent « continues » (i.e., exercices physiques maintenus continuellement à une même intensité). Cependant, depuis plusieurs années, certains centres de réadaptation à l’effort proposent des activités physiques dites « intermittentes »
Education thérapeutique/Physiologie
Compte Rendu
Un effort « léger » peut suffire à atteindre l’intensité d’exercice physique recommandée
Dr Jérémy Coquart Université de Rouen, FSSEP, EA 3832, CETAPS - Mont Saint Aignan
Introduction
Habituellement, chez les sujets ayant une faible condition physique, il est recommandé de réaliser une activité physique régulière à une intensité comprise entre 40 et 60% de la consommation pic d’oxygène (VO2pic). Toutefois, d’un point de vue pratico-pratique, certains auteurs préfèrent prescrire une intensité d’exercice à partir d’un pourcentage de la fréquence cardiaque de réserve (FCréserve), ou d’une valeur de perception de l’effort (RPE).
L’objectif de cette expérimentation était donc d’étudier la relation entre ces variables chez des patientes obèses.
Epidémiologie
Mise au point
Dans le diabète de type 1, la production de peptide C persisterait pendant plusieurs années !
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
Le dosage du peptide C (C-peptide, en anglais) plasmatique est traditionnellement proposé pour quantifier l’insulinosécrétion. Dans le diabète de type 1 (DT1), il est considéré que des taux détectables de peptide C témoignent de la persistance d’une fonction β-cellulaire résiduelle, et donc d’un certain degré de production d’insuline [1], faisant de ces sujets une cible privilégiée pour les essais des nombreux traitements en développement visant à prévenir le DT1 ou ralentir sa progression.
1. Le peptide C
Le peptide C est un peptide de connexion qui relie
Epidémiologie
Article Commenté
Consommation de riz blanc : attention au diabète
Mme Caroline Puech Paris
La consommation excessive de riz blanc, en particulier chez les populations asiatiques, semble entraîner une augmentation du risque de diabète de type 2. Des chercheurs américains de la Harvard School of Public Health viennent de publier dans le British Medical Journal les résultats d’une méta-analyse incluant au total plus de 350 000 participants suivis pendant 4 à 22 ans.
Education thérapeutique/Obésité
Compte Rendu
Les exercices intermittents permettent de lutter efficacement contre l’obésité indépendamment du degré d’obésité
Dr Jérémy Coquart Université de Rouen, FSSEP, EA 3832, CETAPS - Mont Saint Aignan
Introduction
Il a déjà été montré que les exercices intermittents (EI) sont efficaces pour lutter contre l’obésité. D’autre part, il est possible que le degré d’obésité influence des bénéfices attendus suite à un programme de réhabilitation à l’effort basé sur des exercices intermittents.
L’objectif de la présente étude était donc de tester la possible influence du degré d’obésité (i.e., des obésités modérée, sévère ou morbide) sur les bénéfices anthropométriques et physiologiques attendus suite à un programme de réhabilitation à l’effort proposant des EI.
Epidémiologie
Mise au point
Bisphénol A et risque de diabète
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
Le bisphénol A (BPA), substance chimique qui entre dans la composition des plastiques et des résines, fait l’actualité, certains médias n’hésitant pas à titrer « Un poison qui s’attaquerait à tous les organes » [1].
Cette controverse n’est pas nouvelle, les risques potentiels liés à l’exposition à différents composés chimiques, parmi lesquels le BPA, largement présent dans notre environnement, avaient déjà fait l’objet d’une conférence de consensus conduisant à la notion de perturbateurs endocriniens