Diabète gestationnel
Compte Rendu
Diabète gestationnel et metformine : un futur immédiat
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
Le but du traitement du diabète gestationnel (DG) est d’obtenir en toutes circonstances les mêmes glycémies qu’une femme enceinte non diabétique. Lorsque les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent plus, c’est l’insulinothérapie qui s’impose. Elle est cependant responsable d’un inconfort et d’une certaine dramatisation, en transformant une situation physiologique en maladie, et s’accompagne d’une altération de la qualité de vie.
Autres
Article Commenté
Diabète et dépression, deux facteurs de risque de démence modifiables
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
L’élimination du diabète et de la dépression, ainsi que l’amélioration des capacités intellectuelles et l'augmentation de la consommation de fruits et légumes, sont des mesures susceptibles d’avoir le plus d’impact sur la réduction de l'incidence des démences. Ces résultats parus dans le BMJ suggèrent des priorités pour les interventions futures en santé publique.
Prise en charge
Article Commenté
Association statine-fibrate dans le diabète de type 2
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
Les résultats de l’étude FIELD évaluant l’intérêt du fénofibrate – un activateur du PPARα – dans le diabète de type 2 étaient mi-figue mi-raisin. Une analyse post hoc avait cependant souligné que la coexistence des triglycérides élevés et d’un HDL-C bas majorait le risque cardiovasculaire indépendamment des autres marqueurs du syndrome métabolique, confirmant ainsi l’intérêt des fibrates. Quant aux statines, leur utilité avait déjà été démontrée sans ambiguïté, bien qu’elles ne parviennent pas à corriger les paramètres de la dyslipidémie mixte corrigés par les fibrates…
Grande est donc la tentation
Prise en charge
Article Commenté
Rétinopathie diabétique, les enseignements de l’étude ACCORD
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
Un contrôle glycémique strict et un traitement intensif contre la dyslipidémie contribuent à réduire le risque de progression de la rétinopathie diabétique. Ce n’est pas le cas d’un traitement anti-hypertenseur intensif. Ces résultats issus de l’étude ACCORD (Action to Control Cardiovascular Risk in Diabetes) sont parus dans le NEJM.
Prise en charge
Compte Rendu
Source : Dossier « Les leçons à tirer du programme T-emerge »
Symposium ADA/EASD : « GLP-1 : de la sécrétion à la fonction »
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
Le symposium commun organisé par les deux sociétés scientifiques internationales, l’ADA et l’European Association for the Study of Diabetes (EASD), co-présidé par Patricia Brubaker (Toronto, Canada) et Ulf Smith (Président de l’EASD, Université de Göteborg, Suède), était consacré à une revue des actions du GLP-1.
• Sécrétion de GLP-1 : une nouvelle approche des incrétines ?
Frank Reimann (Université de Cambridge, Grande-Bretagne) a rappelé les principales actions du GLP-1. Les hormones incrétines (GLP-1, et glucose-dependent insulinotropic polypeptide, ou GIP) sont des hormones peptidiques sécrétées rapidement, respectivement par les cellules L et K de l’intestin distal, en réponse à une prise alimentaire.
Les incrétines, particulièrement le GLP-1, ont un rôle physiologique important pour éviter l’hyperglycémie postprandiale : le GLP-1 stimule la sécrétion précoce d’insuline par les cellules β-pancréatiques et diminue la sécrétion de glucagon par les cellules α des îlots de Langerhans ; il en résulte
Prise en charge
Compte Rendu
Source : Dossier « Les leçons à tirer du programme T-emerge »
Un nouvel agoniste GLP-1 de longue durée d’action : le taspoglutide
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
• Le taspoglutide : premier analogue humain du GLP-1 en une administration hebdomadaire
Le taspoglutide est un analogue du GLP-1 humain, ayant une homologie de 93% avec celui-ci, synthétisé par la firme française Ipsen et dont le développement clinique international est assuré par Roche Pharma. Le taspoglutide a une demi-vie de 6 jours environ, ce qui permet son administration une fois par semaine, par auto-injection sous-cutanée.
• Le programme clinique de phase 3 T-emerge : plus de 6 500 patients inclus
Le programme clinique, T-emerge (Taspoglutide effect of human weekly GLP-1 for glycemic control registration program), portant sur plus de 6 500 patients DT2 dont le contrôle glycémique (taux d’HbA1c) était insuffisant à l’inclusion, comporte huit études représentant les différentes modalités thérapeutiques
Prise en charge
Compte Rendu
Source : Dossier « Les leçons à tirer du programme T-emerge »
Symposium : mises au point sur les agonistes du GLP-1
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
Ce symposium, présidé par Steve Edelman (Université de Californie, San Diego, Etats-Unis), a permis de faire le point sur les nombreux travaux consacrés à la place des agonistes du GLP-1 dans le traitement du DT2 et à leurs perspectives futures, au-delà même du DT2.
• Bénéfices cardiovasculaires potentiels
Allison Cohen (Joslin Diabetes Center, Boston, Etats-Unis) a décrit les effets potentiellement bénéfiques observés avec les agonistes du GLP-1. Chez l’homme, la présence du récepteur au GLP-1 (GLP-1R) a été identifiée dans le myocarde et les cellules endothéliales coronaires, ainsi que dans des structures du système nerveux central exerçant un rôle de régulation sur les fonctions cardiovasculaires via le système nerveux végétatif.
Obésité/Comorbidités
Article Commenté
L’adiposité, facteur de risque de diabète de type 2 à tous les âges
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
L’adiposité générale et abdominale ainsi que la prise de poids sont associées à un sur-risque de développer un diabète de type 2 y compris après 65 ans. Ces facteurs de risque étaient bien connus chez les jeunes adultes et ceux d’âge moyen mais moins bien identifiés chez les patients plus âgés. C’est chose faite grâce à une étude de cohorte parue dans le Jama.
Prévention
Compte Rendu
Effets de l’exercice sans restriction de calorie sur le rapport muscle/graisse et la sensibilité à insuline in vivo chez des garçons obèses : une étude contrôlée randomisée
Dr Raja Moukhlis Paris
Chez les jeunes obèses, l'effet de l'exercice régulier sur les réductions de résistance totale et abdominale de graisse et à l’insuline ainsi que l’effet des différentes modalités d'exercice sur le risque métabolique demeure inconnu.
Dans sa communication, le Dr S Lu (Pittsburgh, PA) a analysé chez des garçons obèses les effets d'exercice aérobie versus exercice en résistance sans restriction de calorie sur le rapport muscle/graisse et la sensibilité à insuline in vivo.
Prise en charge
Compte Rendu
Intérêt d’une insuline titrée à 500 U/ml dans le diabète insulino-résistant
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
Nous connaissons tous des diabétiques de type 2 qui ont une insulino-résistance telle qu’elle s’avère réfractaire aux insulino-sensibilisateurs et nécessite des doses considérables d’insuline pour maîtriser l’hyperglycémie. Chez ces patients « gloutons » en insuline, l’utilisation d’une insuline titrée à 500 U/ml permettrait de délivrer de fortes doses sous un faible volume et en limitant le nombre d’injections.
Cette série rétrospective de 45 patients diabétiques obèses ou en surpoids
Prise en charge/Obésité/Comorbidités
Compte Rendu
L’éxénatide limite la prise de poids induite par la pioglitazone
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
Les thiazolidine-diones TZD sont d’excellents insulino-sensibilisateurs hépatiques et musculaires qui ont l’inconvénient d’être souvent associés à une prise de poids progressive. L’éxénatide EXE, analogue du GLP-1, qui agit en augmentant l’insulino-secrétion post-prandiale et en inhibant la sécrétion de glucagon, entraîne au contraire une perte de poids.
Ces 2 molécules offrent donc une approche complémentaire du traitement
Prise en charge
Compte Rendu
Comparaison de différents protocoles d’administration iv d’insuline : avantage à l’ordinateur
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
Les travaux de Margret Vandenberghe ont mis en exergue l’importance d’un bon contrôle de la glycémie chez les patients en situation critique hospitalisés en unité de soins intensifs ou en réanimation. Chez ces patients, la normoglycémie ne peut guère être obtenue que par perfusion d’insuline mais l’exercice s’avère périlleux en raison du risque important d’hypoglycémie aux conséquences particulièrement délétères dans ce contexte.