Epidémiologie
Article Commenté
Le diabète raccourcit la vie professionnelle
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
Les personnes atteintes de diabète travaillent en moyenne 1,1 an de moins que les non diabétiques. C’est la conclusion d’une étude parue dans Diabetes Care à partir du suivi d’une cohorte française de salariés EDF-GDF. Les diabétiques ont 60 à 70% de risque supplémentaire de passer en invalidité ou en retraite anticipée.
Education thérapeutique/Outils de suivi
Article Commenté
L’insuline degludec, un profil d’action ultra long
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
L’insuline degludec, en cours de développement par le laboratoire Novo Nordisk, permet un contrôle glycémique aussi efficace que celui obtenu avec l’insuline glargine, mais avec une fréquence d’injection réduite à trois fois par semaine contre une injection quotidienne pour l’insuline glargine. Les résultats de cette étude clinique de phase II sont parus dans The Lancet.
Education thérapeutique
Article Commenté
Education par les pairs chez les diabétiques : intérêt difficile à prouver
Mme Caroline Puech Paris
L’efficacité des groupes de pairs, c’est-à-dire les groupes de patients diabétiques « se soutenant » les uns les autres, pour améliorer l’éducation thérapeutique et la prise en charge des patients diabétiques, semble être limitée à certains patients. Le British Medical Journal publie les résultats d’un essai thérapeutique randomisé et contrôlé évaluant l’intérêt d’une intervention de soutien par les pairs. Les auteurs n’ont pas mis en évidence de différences significative en termes d’hémoglobine glyquée entre les 2 groupes. Ils insistent sur la faisabilité de cette démarche et l’intérêt de rechercher, à l’avenir, les patients les plus sensibles à ces interventions.
Risques cardiovasculaires associés
Compte Rendu
Source : Dossier « Associations des traitements anti-diabétiques et risque cardiovasculaire à la SFD 2011 »
Le patient diabétique et ses valeurs cibles : l’étude Belgica-Stroke
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
La prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire (FRCV) est un élément clé de la prévention cardiovasculaire chez les personnes atteintes de diabète, dont ont sait qu’elles ont un risque accru de morbi-mortalité cardiovasculaire. Ceci est encore plus vrai dans le cadre de la prévention secondaire chez ces patients lorsqu’ils présentent déjà une atteinte cardiovasculaire concomitante.
En France, les données de l’Assurance-maladie (Cnamts) montrent qu’entre 2000 et 2009,
Risques cardiovasculaires associés
Compte Rendu
Source : Dossier « Associations des traitements anti-diabétiques et risque cardiovasculaire à la SFD 2011 »
La dyslipidémie athérogène est associée à un risque élevé de sténoses coronaires silencieuses
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
Le bras « Lipides » de l’étude ACCORD (Action to control cardiovascular risk in diabetes - Lipids), dont le but était de tester l'efficacité, en association avec une statine, d'un traitement par fénofibrate sur le risque de survenue d'évènements cardiovasculaires dans une population de 5 518 patients diabétiques de type 2 (DT2) à haut risque cardiovasculaire, à l’objectif de LDL-cholestérol (LDL-C : 1,00 ± 0,31 g/l) sous simvastatine, mais avec un HDL-cholestérol (HDL-C) bas (0,38 ± 0,78 g/d) et des triglycérides (TG) modérément élevés (médiane : 1,62 g/l), a conclu,
Risques cardiovasculaires associés
Compte Rendu
Source : Dossier « Associations des traitements anti-diabétiques et risque cardiovasculaire à la SFD 2011 »
Étude GERODIAB : descriptif de 987 patients diabétiques de type 2 âgés de plus de 70 ans
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
Le nombre de patients âgés atteints de diabète de type 2 (DT2) augmente en France : la prévalence du DT2 traité pharmacologiquement est supérieure à 10% chez les hommes de 60 ans jusqu’à 90 ans et plus, maximale chez ceux âgés de 75-79 ans (19,7% d’entre eux) ; chez les femmes, elle est supérieure à 10% chez celles âgées de 65-89 ans et maximale chez les 75-79 ans (14,2% d’entre elles). L’âge moyen des DT2 traités est de 65,1 ans, mais varie de 62,0 à 68,2 ans selon les départements de France métropolitaine, et, pour 25% d’entre eux, ils sont âgés de 75 ans et plus [Ricci et al., Bull Épidémiol Hebd/BEH 2010].
Risques cardiovasculaires associés
Compte Rendu
Source : Dossier « Associations des traitements anti-diabétiques et risque cardiovasculaire à la SFD 2011 »
Évaluation de la pertinence du dépistage de l’ischémie myocardique silencieuse chez les sujets diabétiques au Centre hospitalo-universitaire de Poitiers en 2005, 2008 et 2009
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
Le dépistage de l’ischémie myocardique silencieuse (IMS) chez les patients diabétiques a fait l’objet de recommandations communes de l’Alfediam et de la Société française de cardiologie (SFC) [Puel et al., Diabetes Metab 2004]. Depuis lors, les données publiées par différentes équipes alimentent une controverse quant aux modalités, à l’intérêt et à la rentabilité de ce dépistage, et donc à la nécessité d’un dépistage systématique chez les patients diabétiques à haut risque cardiovasculaire, en particulier s’il ne conduit pas à une décision de revascularisation immédiate
Risques cardiovasculaires associés
Compte Rendu
Source : Dossier « Associations des traitements anti-diabétiques et risque cardiovasculaire à la SFD 2011 »
Marqueurs pronostiques après un syndrome coronarien aigu dans une population recevant une prise en charge optimisée
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
Les traitements des facteurs de risque cardiovasculaire (FRCV) par antihypertenseurs, statines et antiagrégants plaquettaires ont fortement progressé ces dernières années en France, dans la population générale, comme chez les personnes atteintes de diabète. En témoigne le taux de mortalité en baisse constaté entre la période 2001-2006 et l’année 2009 [Ricci et al., Bull Épidémiol Hebdo/BEH 2010].
Néanmoins, la comparaison de la mortalité des personnes diabétiques et non diabétiques indique une mortalité supérieure de 44% chez les diabétiques à celle des non diabétiques, à structure d’âge égale
Risques cardiovasculaires associés
Compte Rendu
Source : Dossier « Associations des traitements anti-diabétiques et risque cardiovasculaire à la SFD 2011 »
Insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) associée à un diabète : incidence, contexte d’initiation du traitement de suppléance, France REIN 2004-2008
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
Le registre français REIN inclut l’ensemble des personnes recevant un traitement de suppléance (dialyse ou greffe rénale) pour IRCT. Le registre a démarré en 2002 et s’étend progressivement à toutes les régions françaises. Il permet d’estimer et suivre l’incidence de l’IRCT, ainsi que connaître les caractéristiques des patients à l’initiation du traitement de suppléance et leur évolution. L’incidence de l’IRCT liée au diabète en 2006, et les caractéristiques à l’initiation du traitement de suppléance chez les diabétiques résidant dans 16 régions françaises (couvrant 78% de la métropole), avaient fait l’objet d’une publication
Risques cardiovasculaires associés
Compte Rendu
Source : Dossier « Associations des traitements anti-diabétiques et risque cardiovasculaire à la SFD 2011 »
Association pioglitazone et agonistes du Glucagon-like peptide-1 (GLP-1)
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
Quel est le contexte réglementaire actuel ?
Les stratégies médicamenteuses pour le traitement du diabète de type 2 (DT2) se sont récemment élargies avec l’arrivée de nouvelles classes de médicaments ciblant les hormones incrétines intestinales : inhibiteurs de l’enzyme dipeptidyl peptidase 4 (iDPP-4) ; agoniste du récepteur du GLP-1 (exénatide) et analogue synthétique du GLP-1 (liraglutide), ces derniers, agissant in fine sur le récepteur du GLP-1, étant généralement regroupés sous les termes d’analogues du GLP-1 ou d’incrétino-mimétiques.
Les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) pour la prise en charge médicamenteuse du DT2, datant de 2006, ne prennent pas en compte ces classes, mais
Risques cardiovasculaires associés
Compte Rendu
Source : Dossier « Associations des traitements anti-diabétiques et risque cardiovasculaire à la SFD 2011 »
Association pioglitazone et inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase 4 (DPP-4)
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
1. Quel rationnel pour cette association ?
L’association d’un inhibiteur de la DPP-4 (iDPP-4) et d’une glitazone (la pioglitazone depuis le retrait du marché de la rosiglitazone) est une association logique dans le cadre d’une bithérapie orale du diabète de type 2 (DT2), en raison de leur mode d’action et cibles complémentaires.
En effet, les iDPP-4, en inhibant l’activité enzymatique de la DPP-4 (qui inactive en quelques minutes, par clivage et dégradation, les hormones incrétines), permettent une augmentation des concentrations circulantes des hormones incrétines actives en réponse à une prise alimentaire, notamment le glucagon-like peptide-1 (GLP-1), ainsi qu’une diminution de la sécrétion de glucagon par
Epidémiologie
Article Commenté
Le diabète responsable d’une surmortalité de toutes causes
Mme Caroline Puech Paris
En plus d’augmenter le risque de décès lié aux maladies cardiovasculaires, le diabète est associé à une augmentation de la mortalité liée à différents cancers, maladies infectieuses, causes externes, maladies dégénératives, cela indépendamment des principaux facteurs de risque. Des chercheurs ont examiné l’association entre diabète et mortalité à partir de 97 études prospectives. Ils publient leurs résultats dans The New England Journal of Medicine.