Epidémiologie/Obésité
Compte Rendu
L’obésité et le surpoids chez l’adulte en France : l’enquête nationale ObÉpi-Roche 2009. Quelles conséquences ?
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
L’enquête nationale ObÉpi-Roche sur la prévalence de l’obésité (indice de masse corporelle, IMC ≥ 30 kg/m2) et le surpoids (IMC 25,0-29,9 kg/m2) chez l’adulte en France métropolitaine, est une étude réalisée tous les 3 ans, depuis 1997, en partenariat avec TNS Healthcare SOFRES, selon une méthodologie constante utilisant un auto-questionnaire. L’enquête 2009, la 5ème édition, permet donc de comparer l’évolution de l’obésité et du surpoids et des facteurs de risque associés, en France, depuis 12 ans. L’enquête 2009 a porté sur 20 000 foyers, soit 25 286 adultes (≥ 18 ans) représentatifs de la population française vivant en ménage ordinaire, dont les questionnaires retournés ont pu être analysés.
Obésité
Article Commenté
L’association de la chirurgie bariatrique et d’un programme de réhabilitation à l’effort améliore considérablement la condition physique des patients avec une obésité morbide
Dr Jérémy Coquart Université de Rouen, FSSEP, EA 3832, CETAPS - Mont Saint Aignan
Les interventions en chirurgie bariatrique ne cessent de croître ces dernières années. Deux raisons principales expliquent cette augmentation. Tout d'abord, la prévalence de l'obésité morbide est de plus en plus élevée. Ensuite, plusieurs expérimentations suggèrent que la chirurgie bariatrique est à l'heure actuelle le traitement le plus efficace à long terme pour lutter contre l'obésité sévère.
Cependant, la réduction de la masse corporelle suite à une chirurgie bariatrique entraîne une perte de graisse corporelle, mais aussi une diminution de la masse maigre, c'est-à-dire de la masse musculaire. Cette diminution peut contribuer à réduire la capacité physique des patients, et ainsi détériorer
Education thérapeutique
Article Commenté
La metformine et la pioglitazone, têtes de classe des antidiabétiques oraux
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
Un suivi de cohorte mené chez plus de 90 000 patients anglais diabétiques montre que les sulfamides hypoglycémiants ont un moins bon profil de risque CV que la metformine. En outre, la pioglitazone est associée à un risque réduit de mortalité toute cause comparée à la metformine et à la rosiglitazone. Les résultats de cette étude sont parus dans le BMJ.
Education thérapeutique
Article Commenté
Effets de l’ajout de l’exénatide à une glitazone chez des patients diabétiques de type 2 insuffisamment contrôlés : étude randomisée
Dr Jean-Pierre Sauvanet Hôpital Saint-Louis, AP-HP - Paris
Les thiazolidinediones (glitazones) sont largement utilisées dans le traitement du diabète de type 2 (DT2), fréquemment dans le cadre d’une bithérapie en association à la metformine, lorsque celle-ci, en monothérapie, à la dose maximale tolérée, n’a pas permis d’obtenir un contrôle glycémique suffisant. L’exénatide, un agoniste synthétique du récepteur du GLP-1 (Glucagon-like peptide-1), est d’introduction plus récente, avec en France des indications limitées à l’association à la metformine et/ou à un sulfamide hypoglycémiant chez des DT2 chez qui un équilibre adéquat n’a pas été obtenu aux doses maximales de ces traitements oraux.
Education thérapeutique
Article Commenté
En prévention primaire l’aspirine est associée à une réduction de la mortalité globale et cardio-vasculaire chez les diabétique de type 2 : la Fremantle Diabetes Study
Mme Clara Bouché Paris
Les recommandations européennes ou américaines préconisent l’utilisation de l’aspirine en prévention primaire chez les patients diabétiques (1). Cependant, ces recommandations sont extrapolées à partir d’études de sujets à haut risque où les diabétiques ne constituent qu’une minorité de l’effectif. La question est d’autant plus pertinente que les sujets diabétiques présentent une hypercoagulabilité conférant une résistance à l’action des anti-agrégeants. La controverse est encore renforcée par l’ancienneté de ces études où la prise en charge des facteurs de risque cardio-vasculaire et du diabète était très différente de celle effectuée actuellement. De plus, le bénéfice potentiel de l’utilisation de l’aspirine
Outils de suivi
Article Commenté
Détermination et prescription de l’activité physique préférée par des obèses avec ou sans diabète de type 2
Dr Jérémy Coquart Université de Rouen, FSSEP, EA 3832, CETAPS - Mont Saint Aignan
Il est reconnu que l’activité physique (AP) a des effets bénéfiques sur l’obésité et le diabète. Pourtant, les patients ayant ces pathologies adhèrent peu aux programmes de réhabilitation à l’effort. Cette faible participation serait en partie liée à la monotonie des AP pratiquées dans les centres ; lesquelles sont souvent « à intensité constante » (exercice avec une vitesse ou une puissance toujours stable). Pour pallier à cette monotonie, des exercices « intermittents » pourraient être prescrits. Durant ces exercices, l’intensité oscille, régulièrement dans le temps, entre une période d’effort léger et une période d’effort intense.
Les objectifs de l’étude [1] étaient de déterminer l’AP (exercice à intensité constante ou intermittent) préférée perceptivement par des femmes obèses avec ou sans diabète de type 2, puis d’analyser
Education thérapeutique
Article Commenté
Diabète de type 2, penser à associer l’insuline à la metformine ou au repaglinide
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
Une étude danoise parue dans le British Medical Journal montre que le fait d’associer l’insuline à la metformine ou au repaglinide améliore le contrôle glycémique de patients diabétiques de type 2 insuffisamment contrôlés. L’association metformine et insuline offre un bénéfice supplémentaire puisqu’elle limite davantage la prise de poids que l’association insuline et repaglinide.
Risques cardiovasculaires associés
Article Commenté
Le suivi cardiovasculaire des patients diabétiques s’améliore
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
Le contrôle des facteurs de risque vasculaire chez les patients diabétiques s’est amélioré en six ans malgré une obésité galopante chez les diabétiques de type 2. Le contrôlé glycémique s’est également amélioré avec une HbA1c moyenne de 7,1%. Ces observations sont issues de la comparaison des études Entred menées en 2001 puis en 2007 auprès de plusieurs milliers de patients diabétiques en France. Les résultats sont parus dans le BEH.
Diabète gestationnel
Article Commenté
Intérêt de la prise en charge du diabète gestationnel léger
Dr Sophie Florence Paris
La prise en charge par des mesures hygiéno-diététiques ou, si besoin, par l‘utilisation de l’insuline des diabètes gestationnels légers diminue les risques de surpoids fœtal, de dystocie des épaules, de césarienne et de troubles hypertensifs. Des chercheurs américains ont réalisé une étude randomisée multicentrique pour évaluer les effets du traitement du diabète gestationnel modéré. Ils publient leurs résultats dans The New England Journal of Medicine.
Education thérapeutique
Article Commenté
Les femmes vivent moins bien leur diabète que les hommes
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
Une vaste enquête parue dans le BEH montre que les femmes sont plus affectées que les hommes par leur diabète en termes d’obstacle aux activités, de souffrance psychologique et de désinhibition alimentaire. Mais cette enquête a surtout fourni des valeurs de référence de la qualité de vie pour les diabétiques de type 1 et 2 selon différents critères.
Epidémiologie
Compte Rendu
Rareté du diabète « méconnu » : une spécificité française
Pr Ronan Roussel Hopital Bichat - Paris
La prévalence du diabète est relativement bien connue dans les pays occidentaux, tout au moins pour le diabète identifié, les diabétiques « méconnus », par définition, échappant aux registres. Pourtant les politiques de santé publique ont absolument besoin d’un recensement aussi exhaustif que possible, afin d’extrapoler les besoins en capacité de soins spécialisés.
De plus, on sait avec les résultats du suivi d’UKPDS (United Kingdom Prospective Diabetes Study, au cours de laquelle les diabétiques étaient intensivement pris en charge peu après le diagnostic) et les récents grands essais évaluant une intervention énergique, mais plus tardive,
Epidémiologie
Compte Rendu
Et si une Pression Artérielle Systolique plus haute engendrait une mortalité plus faible chez les patients âgés diabétiques de type 2 ?
Pr Samy Hadjadj CHU - Poitiers
Nous savons aujourd’hui que l’HTA décuple le risque cardiovasculaire préexistant chez les patients diabétiques de type 2. Cependant, la relation intime entre la pression artérielle et la mortalité des personnes âgées DT2 reste floue.
Aussi cette étude ZODIAC 12 avait pour but d’observer la relation entre la pression artérielle et la pression pulsée dans le temps, et la mortalité des personnes âgées DT2.
En 1998, 881 patients DT2 âgés de 60 et plus ont participé à l’étude. Les patients étaient répartis en 2 groupes :