Le lorundrostat poursuit son développement dans l'hypertension résistante
Par Mme Aude Rambaud
Saint-Germain-en-Laye
Article commenté :
Le lorundrostat, inhibiteur de l'aldostérone synthase, a montré une certaine efficacité en phase 2 chez des patients atteints d’hypertension résistante. Ils prenaient déjà deux à cinq médicaments anti-hypertenseurs au moment de l’inclusion et se sont vu proposer le lorundrostat après une phase de traitement standard, ou un placebo. Le lorundrostat a été associé à une réduction de la pression artérielle systolique moyenne sur 24 heures de −5,3 mmHg par rapport au placebo après un mois. Les résultats sont parus dans le New England Journal of Medicine.Le lorundrostat, un inhibiteur de l'aldostérone synthase en cours de développement, a permis d’obtenir des réductions plus importantes de la pression artérielle moyenne sur 24 heures qu’un placebo, chez des personnes souffrant d'hypertension non contrôlée et résistante au traitement.
C’est ce qu’indiquent les résultats d’un essai de phase 2 multicentrique, contrôlé en double aveugle. Les patients recrutés prenaient deux à cinq médicaments antihypertenseurs et leur pression artérielle était de 140/90 mm Hg.
Ils ont reçu un traitement antihypertenseur standardisé pendant 3 semaines. Ensuite, ceux dont la pression artérielle en ambulatoire sur 24 heures était de 130/80 mm Hg ou plus, ont été répartis entre le groupe placebo, groupe lorundrostat à la dose constante de 50 mg/jour (dose stable) ou lorundrostat en ajustement posologique initié à 50 mg/jour mais augmenté à 100 mg/jour en cas de pression artérielle systolique supérieure ou égale à 130 mmHg après 4 semaines, selon un ratio 1:1:1.
Au total, 285 participants âgés en moyenne de 60 ans ont été randomisés. Après 12 semaines, la variation moyenne de la pression artérielle systolique sur 24 heures était de −15,4 mmHg dans le groupe à dose stable, −13,9 mmHg dans le groupe à dose ajustée et −7,4 mmHg dans le groupe placebo. La variation de la pression artérielle, ajustée par rapport au placebo, était de −7,9 mmHg (−13,3 à −2,6) dans le groupe à dose stable et de −6,5 mmHg (−11,8 à −1,2) dans le groupe avec ajustement posologique.
Au final, la variation de la pression artérielle systolique moyenne sur 24 heures entre le début de l'étude et la semaine 4, était de −5,3 mmHg (−8,4 à −2,3) par rapport au placebo dans les deux groupes lorundrostat. Un taux de potassium supérieur à 6 mmol/litre a été observé chez 5% des participants du groupe à dose stable, et 7% des participants du groupe avec ajustement posologique et aucun dans le groupe placebo.
Référence :
Luke J. Laffin et al.
Lorundrostat Efficacy and Safety in Patients with Uncontrolled Hypertension
NEJM April 23, 2025
Retrouvez l’abstract en ligne
Date de publication : 14 mai 2025

