L’EHA prend aujourd’hui une place particulière dans le paysage des congrès d’hématologie. Sans devenir une simple copie européenne de l’ASH, il s’impose progressivement comme un congrès majeur, avec un nombre croissant de participants, des communications de plus en plus attendues, et surtout des discussions qui résonnent directement avec notre pratique européenne. Et puisque cette édition se tient à Stockholm, difficile de ne pas évoquer, avec un sourire, un certain « syndrome de Stockholm ». Non pas celui des otages, mais celui de nos habitudes médicales…
Par le Dr Pierre-Edouard Debureaux (Hôpital Saint-Louis, Paris)
Dr Titouan Cazaubiel (Bordeaux)
Dr Mathilde Chanut (Paris)
Dr Pierre-Edouard Debureaux (Paris)
Dr Jean Galtier (Bordeaux)
Dr Nicolas Gendron (Paris)
Dr Annie Harroche (Paris)
Dr Rathana Kim (Paris)
Plus d'efficacité pour moins de toxicité : étude AIEOP-BFM ALL 2017 évaluant le remplacement de blocs de chimiothérapie par du blinatumomab pour traiter les LAL-B de l'enfant
Dr Rathana Kim (Hôpital Saint-Louis - Paris)
Le remplacement de deux blocs de chimiothérapie intensive par du blinatumomab améliore la survie sans événement tout en réduisant les toxicités liées au traitement chez les enfants atteints de LAL-B de haut risque.
Avec l’essor des traitements ciblant BCMA dans les lignes précoces du myélome, l’exploration de nouvelles cibles devient indispensable. L’arlo‑cel, CAR-T dirigé contre GPRC5D, fait partie des approches les plus prometteuses. Les résultats de son utilisation en rechute précoce présentés à l’EHA étaient particulièrement attendus.
Chimiothérapie intensive + quizartinib vs midostaurine dans la LAM FLT3-ITD : comparaison en vie réelle dans 12 centres américains
Dr Mathilde Chanut (Hôpital Saint-Louis - Paris)
Midostaurine et quizartinib sont tous deux approuvés en association à la chimiothérapie intensive dans la LAM FLT3-ITD de novo. Lee et al. présentent la plus grande étude rétrospective en vie réelle comparant ces deux ITK dans 12 centres oncologiques américains, en faveur du quizartinib.
Utilisation d'un probiotique nasal S. salivarius pour prévenir les infections respiratoires hautes dans le myélome multiple en rechute/réfractaire
Dr Pierre-Edouard Debureaux (Hôpital Saint-Louis - Paris)
Cette étude prospective évalue pour la première fois l’administration intranasale du probiotique vivant Streptococcus salivarius 24SMBc chez des patients atteints de myélome multiple en rechute/réfractaire.
Saignements menstruels abondants : une prévalence similaire quelle que soit l'anomalie de l'hémostase
Dr Nicolas Gendron (Hôpital Européen Georges-Pompidou - Paris)
Une vaste étude autrichienne montre que les saignements menstruels abondants touchent une majorité de femmes présentant un trouble hémorragique léger à modéré, indépendamment du diagnostic précis, et que les paramètres biologiques de routine peinent à prédire ce symptôme.
Tafasitamab plus lénalidomide et R-CHOP pour les patients atteints d'un lymphome diffus à grandes cellules B non traité auparavant : résultats de l'étude de phase 3 FrontMIND
Dr Jean Galtier (CHU Pessac - Bordeaux)
La première ligne thérapeutique du DLBCL reste un enjeu actuel mais exigeant. C’est à vrai dire même un cimetière où reposent quantité d’initiatives ambitieuses et de rationnels biologiques séduisants qui s’y entassent tristement depuis 25 ans.
Résultats de l'étude EPCORE DLBCL-1 : étude de phase 3 randomisée comparant l'epcoritamab à la chimiothérapie chez les patients atteints d'un lymphome à grandes cellules B récupéré/réfractaire
Dr Jean Galtier (CHU Pessac - Bordeaux)
Le paysage thérapeutique du DLBCL en rechute et réfractaire, chacun le sait, a connu ces 10 dernières années deux vagues successives d’innovations qui ont radicalement transformé les standards de prise en charge : CAR-T cells anti-CD19 d’abord, anticorps bispécifiques anti CD3-CD20 ensuite.
Premier essai chez l'humain du LB2501, une thérapie CAR-T à double ciblage CD19/CD20 in vivo, dans le lymphome non hodgkinien à cellules B en rechute ou réfractaire
Dr Jean Galtier (CHU Pessac - Bordeaux)
Les CAR-T cells utilisés en pratique clinique dans le traitement des LNH B R/R se résument en somme toujours à des CAR seconde génération (possédant une molécule de co-stimulation du CD3, CD28 et 4-1BB respectivement) dirigés contre une seule cible (le CD19).