Les agonistes des récepteurs GLP-1 réduisent le risque d'addiction à plusieurs substances
Les bénéfices des agonistes des récepteurs du GLP-1 s’étendent désormais aux troubles addictifs. Une étude montre que leur utilisation réduit le risque d’apparition de nouveaux troubles addictifs dans les mois et années qui suivent leur initiation, et cela pour de nombreuses substances. Aussi, les personnes qui présentaient déjà un trouble de ce type avant l’initiation du traitement par aGLP-1 présentent moins de complications liées à leur addiction. Ces travaux sont parus dans le BMJ.
L’utilisation des aGLP-1 est systématiquement associée à une réduction du risque de développer de nouveaux troubles addictifs. C’est ce que montre une équipe qui a analysé si l’instauration de ce traitement est associée à une réduction du risque de dépendance à l’alcool, le cannabis, la cocaïne, la nicotine, les opioïdes ou autres substances addictives, chez les personnes sans antécédents d’addiction (protocole 1).
Les chercheurs ont également analysé si l’utilisation des aGLP-1 était associé à une réduction du risque de complications liées aux addictions chez des personnes dépendantes (visites aux urgences, hospitalisations, mortalité… ) (protocole 2).
La cohorte totale a inclus 606.434 anciens combattants américains atteints de diabète de type 2, suivis pendant une durée maximale de trois ans. L’essai principal du protocole 1 incluait 524 817 patients ayant débuté un traitement par a GLP-1 (n = 124 001) ou par inhibiteurs de SGLT-2 (n = 400 816). Le protocole 2 incluait 81 617 patients ayant débuté un traitement par aGLP-1 (n = 16 768) ou par inhibiteurs du SGLT-2 (n = 64 849).
Comparativement aux inhibiteurs du SGLT-2, le traitement par aGLP-1 a été associé à une réduction du risque de troubles liés à la consommation d'alcool (RR 0,82 ; 0,78 à 0,85), de cannabis (0,86 ; 0,81 à 0,90), de cocaïne (0,80 ; 0,72 à 0,88), de nicotine ( 0,80 ; 0,74 à 0,87), et d’opioïdes (0,75 ; 0,67 à 0,85) et à d’autres substances (0,87 ;0,81 à 0,94), avec un résultat composite significatif (0,86 ; 0,83 à 0,88).
Chez les personnes présentant une addiction au moment de l’inclusion, les aGLP-1 étaient associés à une réduction du risque de consultations aux urgences liées aux troubles addictifs (0,69 ; 0,61 à 0,78), d'hospitalisations (0,74 ; 0,65 à 0,85), de mortalité (0,50 ; 0,32 à 0,79), de surdose (0,61 ; 0,42 à 0,88) et d'idées ou de tentatives de suicide (0,75 ; 0,67 à 0,83).
Référence :
Miao Cai et al.
Glucagon-like peptide-1 receptor agonists and risk of substance use disorders among US veterans with type 2 diabetes: cohort study
BMJ 2026;392:e086886
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