Nous vous proposons pour ce numéro de nouveaux articles :
- les pratiques corporelles intégratives comme le taï-chi pourraient moduler la plasticité cérébrale à plusieurs niveaux, offrant des perspectives thérapeutiques non pharmacologiques ;
- le freezing de la marche dans la maladie de Parkinson ne relève pas uniquement d’un trouble moteur : il implique aussi des dysfonctionnements cognitifs et émotionnels, au cœur des réseaux frontaux.
Taï-chi et neuroplasticité : une intervention corps-esprit au service du cerveau
Par le Pr Harold Mouras - Neurologue - Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU - Amiens - Publié le 17 mars 2026.
Cette revue narrative explore comment le taï-chi, en combinant mouvements lents, respiration et attention focalisée, peut favoriser la neuroplasticité. Les auteurs rappellent que la plasticité cérébrale est un mécanisme central d’adaptation face au vieillissement, à l’apprentissage et aux lésions, et que les interventions non médicamenteuses visant à la stimuler constituent un enjeu majeur en neurosciences et en réhabilitation.
Tai Chi exercise and neuroplasticity: a narrative review according to neural mechanisms and clinical utilizations in brain health
X Jin, J Chen, X Zhang et al.
Front Neurosci. 2026 Feb 19:20:1769779.
Cortex préfrontal et freezing de la marche dans la maladie de Parkinson
Par le Pr Harold Mouras - Neurologue - Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU - Amiens - Publié le 17 mars 2026.
Cette revue examine le rôle du cortex préfrontal dans le phénomène de freezing de la marche (FOG), un symptôme fréquent et invalidant de la MP. Les auteurs soulignent que, au-delà des déficits moteurs, le FOG est fortement influencé par des altérations cognitives (notamment exécutives) et émotionnelles, suggérant une implication de réseaux cérébraux plus larges que les seuls circuits moteurs.
Role of prefrontal cortex in freezing of gait in Parkinson's disease: mechanisms and neuroimaging evidence
Q Ji, S Mei, L Cai et al.
Front Neurol. 2026 Feb 17:17:1713795.
Vos patients ont lu
Revue de presse rédigée par Nathalie Churlet
« Nous en avons la preuve : pour réduire le risque d'Alzheimer, faites de l'exercice physique »
Top Santé 11 mars 2026
« Des scientifiques avaient déjà observé que l’activité physique augmentait le niveau d’une protéine présente dans le sang appelée GPLD1. Cette dernière serait associée à une meilleure santé du cerveau et aiderait à renforcer sa barrière naturelle des substances indésirables circulant dans le sang », indique Valeria Lotti dans Top Santé.
« Ces changements de comportement peuvent être des signes précoces de démence »
Femme Actuelle 11 mars 2026
« Dans une nouvelle étude [parue dans la revue Alzheimer's & Dementia et] menée par des chercheurs du Karolinska Institutet (Suède) et de l'université de Pérouse (Italie), les auteurs soulignent que “les symptômes neuropsychiatriques sont fréquents dans la démence [même si] leurs caractéristiques aux stades précliniques restent mal connues” », rapporte Anaïs Chabalier dans Femme Actuelle.
« Alzheimer : un mécanisme clé identifié par des chercheurs français »
Le Figaro 10 mars 2026
Bénédicte Lutaud note à son tour dans Le Figaro que « l’équipe du Dr Vincent Prévot (Inserm-CHU de Lille) vient d’identifier le rôle clé de cellules méconnues dans l’accumulation de la protéine Tau, l’un des principaux marqueurs de la maladie ».
« Alzheimer : ce médicament prescrit contre l'agitation pourrait augmenter le risque d'AVC, selon une étude sur 165.000 personnes »
Top Santé 10 mars 2026
« Une étude britannique menée sur plus de 165.000 personnes atteintes de démence [par des chercheurs de l'Université de Cambridge] remet en question l’usage d’un médicament [le rispéridone, qui fait partie de la famille des antipsychotiques] couramment prescrit pour calmer l’agitation. Les chercheurs ont identifié un risque d’AVC plus élevé chez les patients qui le prennent », fait savoir Catherine Cordonnier dans Top Santé.
« Maladie de Parkinson : le Japon approuve un traitement par cellules souches »
Santé Magazine 9 mars 2026
« Au Japon, la société pharmaceutique Sumitomo Pharma a reçu une autorisation pour son traitement [le raguneprocel]. Ce dernier consiste à transplanter des cellules souches dans le cerveau du patient atteint par la maladie de Parkinson », annonce Johanna Amselem dans Santé Magazine.