Migraines et céphalées
Article Commenté
Source : Ann Neurol 2013 Feb 19. doi: 10.1002/ana.23869. Epub
C1 : à intégrer dans la physiopathologie des céphalées primaires
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Le rôle des nerfs cervicaux dans les céphalées primaires est connu. La douleur en lien avec la stimulation des nerfs C1 à C3 a été étudiée chez 10 patients présentant une douleur occipitale chronique, 6 patients sur les 10 étant par ailleurs migraineux.
On sait que les nerfs cervicaux peuvent moduler la nociception trigéminale, en raison d’une convergence des voies afférentes trigéminales et cervicales au niveau du « complexe trigémino-cervical ». Aucune innervation sensorielle, ni aucune douleur référée liée à la stimulation de C1 n’avaient été rapportées à ce jour.
Migraines et céphalées
Article Commenté
Source : Neurology 2013 Feb 20. Epub
De la considération de la thématique migraine/céphalées aux Etats-Unis…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
L’Académie américaine de neurologie (AAN – American Academy of Neurology), en association avec la fondation pour la médecine interne, a mis en place un travail visant à sélectionner les cinq recommandations de bonnes pratiques les plus importantes en neurologie. La méthodologie était « classique » en faisant appel aux membres de l’AAN, l’interrogation reposant sur la méthode Delphi.
Parmi les cinq recommandations, deux relatives à la thématiques migraine/céphalées ont été sélectionnées : i) l’absence d’indication de réalisation d’un EEG dans la démarche diagnostique devant un patient céphalalgique
Syndromes parkinsoniens
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Source : Neurology 2013 ; 80:496–503
Nouveaux critères de dégénérescence cortico-basale
Dr Christian Geny CHU - Montpellier
La dégénérescence cortico-basale (DCB) est une affection initialement décrite sous l’appellation « dégénérescence cortico-dentato-nigrale avec achromasie neuronale ». Cette entité clinico-pathologique a été discutée car plusieurs pathologies peuvent mimer le tableau clinique initial.
On peut caractériser la DCB sur le plan neuropathologique par un dépôt diffus de protéine tau hyperphosphorylée 4-R dans les neurones et la glie se traduisant par l’apparition de plaques astrocytaires dans des régions cérébrales spécifiques. Les différents critères proposés initialement ne permettent de prédire
Syndromes parkinsoniens
Article Commenté
Source : Brain. 2013 ; 136(Pt 2):400-11.
Corrélats neuraux du traitement de l’information sexuelle visuelle chez les patients atteints de maladie de Parkinson traités à la dopamine et présentant une hypersexualité
Pr Harold Mouras Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU - Amiens
Parmi les patients atteints de maladie de Parkinson et traités par complémentation dopaminergique, une proportion non négligeable peut développer une hypersexualité compulsive.
Pendant longtemps, les neurosciences nese sont que peu intéressées aurôle du cerveau dans le comportement sexuel chez l’homme. A titre d’exemple, une des principales techniques d’imagerie fonctionnelle (l’Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle ou IRMf) chez l’homme fut mise au point au début des années 90, mais il fallut attendre une bonne dizaine d’annéesavant de voir sa première utilisation sur le thème de la sexualité. Depuis,
Syndromes parkinsoniens
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Source : J Neurosurg. 2012 ; 117(6):1141-9.
Effets de la stimulation cérébrale profonde sur l’initiation de la marche chez le patient parkinsonien
Dr Thierry Lelard Université de Picardie - Amiens
Les patients parkinsoniens présentent des difficultés à initier la marche qui semblent associées à une réduction des ajustements posturaux anticipateurs (APA).
Cette étude reporte les effets de la stimulation profonde cérébrale (DBS) et de lévodopa sur l’initiation du pas selon le site de la stimulation (noyau subthalamique « NST » ou globus pallidus interne « GPi »).
Trois groupes de sujets parkinsoniens et un groupe de sujets sains contrôles ont participé à cette étude et réalisé les tests à 6 mois d’intervalle. Parmi les groupes de patients, deux groupes ont été implantés aléatoirement
Migraines et céphalées
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Source : Cephalalgia. 2013 ; 33(4):236-44.
Progéniteurs des cellules endothéliales et migraine chronique : étude cas-témoins
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
La migraine est associée à une augmentation du risque ischémique, notamment chez la femme jeune. Parmi les pistes explicatives de cette augmentation du risque vasculaire figure la dysfonction endothéliale. Une 1ère étude cas-témoins coréenne avait montré une diminution significative des progéniteurs des cellules endothéliales (PCE), formes circulantes immatures qui servent à réparer l’endothélium, dans la migraine épisodique.
Les auteurs espagnols de cette étude ont réalisé une étude cas-témoins avec inclusion, non seulement
Migraines et céphalées
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Source : Headache, 2013 ; 53:23-45
Trouble panique et migraine : comorbidité, causes et implications cliniques
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Il s’agit d’une revue de la littérature en langue anglaise entre 1990 et 2012, soit 583 articles. Après avoir rappelé que si les attaques de panique sont très fréquentes (prévalence life time en population générale égale à 28,3%), les troubles paniques sont eux plus rares avec une prévalence life time en population générale comprise entre 1,5-3,5%, les auteurs se centrent sur les chiffres de comorbidité. Il existe 6 études réalisées en population générale avec les critères de l’ICHD pour définir les migraines et ceux du DSM pour définir les troubles paniques.
Les auteurs ont réalisé une méta-analyse de ces 6 études,
Migraines et céphalées
Article Commenté
Source : Headache 2013 Feb 13. doi: 10.1111/head.12053.
Blocs nerveux périphériques dans le traitement des céphalées : les recommandations du groupe d’experts de l’American Headache Society
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Cet article fait le point sur les recommandations pour la réalisation de blocs nerveux périphériques dans la prise en charge des céphalées. Ces recommandations sont la synthèse des réflexions d’un sous-groupe de l’American Headache Society spécifiquement dédié à cette thématique.
L’utilisation des blocs périphériques a été proposée dans plusieurs types de céphalées. La possibilité d’une efficacité à long terme obtenue chez certains patients a pu être attribuée à une modulation centrale de la douleur. Le bloc le plus souvent utilisé est celui du nerf grand occipital.
Cette revue fait la synthèse
Migraines et céphalées
Article Commenté
Source : Headache 2012 Dec 18. doi: 10.1111/head.12015.
Coma brutal après un bloc du nerf grand occipital chez un patient aux antécédents de neurochirurgie sur la fosse cérébrale postérieure
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
Le bloc du nerf grand occipital (GO) a fait l’objet récemment de nombreux articles qui soutiennent son efficacité, notamment au cours de l’AVF. Peu de travaux se sont toutefois fait l’écho de la possible morbidité de ce geste considéré, peut-être à tort comme l’illustre ce cas, comme dénué de tout effet indésirable. Ce cas clinique a pour objet de les rappeler.
Une femme de 51 ans, souffrant de migraine et de névralgie faciale droite opérée, bénéficia d’une infiltration répétée du nerf GO du côté droit devant des céphalées réfractaires post-chirurgicales de type neuropathique.
Démences et Syndromes apparentés
Article Commenté
Source : Lancet Neurology 2013 ; 12: 129-30.
Auguste D, le cas princeps de la maladie d’Alzheimer n’était pas aussi sporadique qu’on nous l’a dit !
Dr Francois Sellal CMRR de Strasbourg-Colmar - Colmar
Son histoire a été décrite par Alois Alzheimer il y a un peu plus d’un siècle et nous avons même retenu son nom : Auguste Deter.
Cette femme avait développé ce qu’Alzheimer avait qualifié de « maladie singulière du cortex cérébral ». Les troubles avaient commencé à 51 ans par des oublis anormaux mais aussi des hallucinations, visuelles et auditives, un délire paranoïde.
Le tableau s’était aggravé rapidement pour conduire au décès de la patiente en 1906, soit à l’âge de 56 ans, dans
Démences et Syndromes apparentés
Mise au point
Avis de lecture : Manuel de neuropsychologie, Eustache, Faure et Desgranges, édition Dunod 2013
Dr Catherine Thomas-Antérion Lyon
Francis Eustache et Béatrice Desgranges, directeur de l’Unité U1077 et directeur d’équipe de l’Unité U1077 de Caen, et Sylvane Faure, professeur de psychologie à Nice, ont relevé le défi d’écrire une 4ème version de leur célèbre manuel. Celui-ci s’adresse à tous les étudiants de psychologie, neurosciences, sciences cognitives, neurologie et orthophonie et aux cliniciens exerçant dans le domaine de la neuropsychologie.
Le mot manuel qui évoque d’emblée le livre scolaire, ne doit pas faire peur. Tout au contraire, il s’agit d’un livre didactique, intelligent,
Migraines et céphalées
Vos patients ont lu
« La migraine de mieux en mieux traitée »
« Près de 8 millions de Français souffrent de la migraine, mais seulement environ la moitié d’entre eux suivent un traitement qui les soulage », rappelle le quotidien. En cause, selon Bilto, « le fatalisme » des patients qui pensent que « ce n’est pas vraiment une maladie » et que de toute façon « on n’en guérit pas ».
Le magazine précise que « la migraine n’a rien à voir avec un banal mal de tête » et que