Mouvements anormaux
Compte Rendu
Source : Rencontre Neuro 2012
Mouvements anormaux psychogènes - Diagnostic, nouvelles pistes physiopathologiques et prise en charge
Dr Sophie Drapier CHU Pontchaillou - Rennes
La fréquence des mouvements anormaux psychogènes (MAP) peut atteindre 30% dans des centres spécialisés. L’âge moyen des patients se situe entre 35 et 50 ans et la nette prédominance féminine (environ 70/30) est retrouvée dans toutes les études.
Le tremblement d’action est le MAP le plus fréquemment observé (42%), suivi du tremblement de repos (39%), de la dystonie (32%), de la bradykinésie (23%), des myoclonies (19%), des troubles de la coordination évocateurs d’un syndrome cérébelleux (11%), des tics (8%), d’une chorée (7%) ou d’un ballisme (2%).
La plupart des patients
Syndromes parkinsoniens
Compte Rendu
Source : Rencontre Neuro 2012
Maladie de Parkinson - Actualités thérapeutiques : des essais thérapeutiques à la salle de consultation
Dr Caroline Moreau CHU - CHRU LILLE
La maladie de Parkinson est une affection neuro-dégénérative fréquente touchant plus de 100.000 personnes en France, avec 8.000 nouveaux cas par an et dont l’incidence augmente avec l’âge.
La prise en charge des premières années de la maladie est basée sur les agonistes dopaminergiques et/ou la L-Dopa ± inhibiteurs enzymatiques, et ce en fonction de l’âge.
Au stade des fluctuations motrices, qui se manifestent par l’alternance de périodes d’amélioration et d’aggravation de l’état moteur, plusieurs stratégies de prise en charge sont possibles en vue d’une stimulation dopaminergique continue, comme l’association L-Dopa avec un inhibiteur de la COMT ou un inhibiteur de la MAO B pour potentialiser son effet.
Il existe aussi d’autres techniques
Mouvements anormaux
Compte Rendu
Source : Rencontre Neuro 2012
Mouvements anormaux iatrogènes - Fréquence, caractéristiques cliniques et traitements impliqués
Dr Christine Brefel-Courbon Hôpital Purpan - Toulouse
Les mouvements anormaux iatrogènes sont mal connus car ils sont difficilement identifiés du fait de la durée trop courte des essais cliniques, de la sous-notification de la pharmacovigilance et de la rareté des études pharmacoépidémiologiques.
Les syndromes parkinsoniens médicamenteux représenteraient environ 5 à 10% des syndromes parkinsoniens. La sémiologie est classiquement bilatérale, akinéto-hypertonique plutôt que trémulante et peu dopasensible. Les médicaments les plus fréquemment en cause sont les neuroleptiques centraux et périphériques
Syndromes parkinsoniens
Compte Rendu
Source : Rencontre Neuro 2012
Environnement et maladie de Parkinson
M. Frédéric Moisan Paris - Saint-Maurice
La maladie de Parkinson est généralement considérée comme étant une maladie multifactorielle résultant dans la plupart des cas de l’effet de facteurs multiples, qu’ils soient génétiques ou environnementaux.
L’hypothèse d’un lien entre la MP et l’exposition aux pesticides a été émise au début des années 80 suite à l’apparition de plusieurs cas de syndrome parkinsonien parmi des toxicomanes qui s’étaient injecté par voie intraveineuse du 1-méthyle-4-phényl-1,2,3,6-tétrahydro pyridine (MPTP).
Cette molécule a une structure chimique proche de celle du paraquat qui est un herbicide non sélectif
Syndromes parkinsoniens
Compte Rendu
Source : Rencontre Neuro 2012
Maladie de Parkinson, maladie professionnelle : que doit faire le neurologue ?
Dr Thomas Gouyet CHU de Rennes - Rennes
Le 4 mai 2012 a vu naître la création d’un tableau de reconnaissance de la maladie de Parkinson en maladie professionnelle, uniquement pour les assurés du régime agricole exposés aux pesticides. Cette maladie neuro-dégénérative affecte surtout les hommes et sa prévalence est estimée à 100.000 cas en France. Le contexte actuel de mise en évidence des expositions environnementales et l’accumulation d’éléments concernant l’association entre exposition aux pesticides et maladie de Parkinson ont conduit à la création de ce tableau, malgré l’absence de lien de causalité réellement établi.
Syndromes parkinsoniens
Compte Rendu
Source : Rencontre Neuro 2012
Le cas particulier des dyskinésies tardives des neuroleptiques
Pr Pierre Krystkowiak CHU d\'Amiens - Amiens
Le syndrome tardif aux neuroleptiques consiste en l’apparition de mouvements anormaux involontaires (MAI) chez des patients traités par neuroleptiques depuis au moins 3 mois. Cet important problème de santé publique concerne 15 à 20% des patients sous neuroleptiques, psychotropes parmi les plus prescrits dans les pathologies mentales en France, et impacte sérieusement la qualité de vie. Dans plus de 50% des cas, il est irréversible c'est-à-dire qu’il va persister malgré l’interruption du médicament incriminé.
Des facteurs de risque ont été décrits :
Migraines et céphalées
Article Commenté
Source : Neurology 2013 Jan 30. [Epub ahead of print]
La kétamine intra-nasale : un traitement de l’aura migraineuse ?
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Les auteurs ont voulu évaluer, dans une étude randomisée en double-aveugle contre placebo chez 18 patients, quel était l’impact de 25 mg de kétamine administrée par voie nasale chez des patients migraineux présentant une aura prolongée.
En effet, une étude ouverte, réalisée par une équipe allemande, démontrait précédemment que la kétamine réduisait la sévérité et la durée de l’aura chez des patients présentant une migraine hémiplégique familiale. Enfin, l’utilisation de la kétamine va dans le sens des hypothèses glutamatergiques de la migraine.
Migraines et céphalées
Article Commenté
Source : Headache 2013 Jan 8. doi: 10.1111/head.12006.
Déficit de l’habituation aux stimulations visuelles et migraine : pas si simple
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
De nombreux travaux en potentiels évoqués ont évalué l’habituation des réponses sensorielles des migraineux. L’habituation se manifeste par une diminution progressive de l’amplitude des réponses lors de stimulations répétitives.
Un déficit de l’habituation aux stimulations sensorielles, voire une potentialisation paradoxale de la réponse avec la répétition des stimuli, a été suggéré chez les migraineux en période interictale. Ces résultats n’ont toutefois pas été observés par tous les auteurs. Une des explications habituellement discutée
Migraines et céphalées
Article Commenté
Source : PLoS One. 2013;8(1):e55253.
La migraine augmente le risque d’hémorragie cérébrale
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
La migraine, notamment avec aura, est associée à une augmentation du risque ischémique cérébral. En revanche, les données concernant le risque hémorragique cérébral sont beaucoup plus limitées et controversées. C’est pourquoi les auteurs taïwanais ont réalisé une étude cas-témoins prospective sur 2 ans en population générale, à partir des registres d’assurances de santé de Taïwan, qui concernent quasi toute la population.
Ils ont inclus 20 925 migraineux (diagnostic posé par des médecins) et 104 625 témoins, appariés sur
Migraines et céphalées
Article Commenté
Source : Pain 2012 Dec 28. pii: S0304-3959(12)00671-9. doi: 10.1016/j.pain.2012.12.010.
Association CCQ et lombalgie chronique
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Dans le cadre du consortium germanique sur les céphalées, Yoon et ses collaborateurs rapportent les résultats d’une étude épidémiologique transversale qui a recherché l’existence d’une association entre les deux principales céphalées primaires (migraine chronique et céphalées de tension chronique) et la lombalgie chronique.
Dans cette étude réalisée sur un échantillon représentatif de la population adulte allemande, la migraine chronique et la céphalée de tension chronique étaient diagnostiquées au travers des critères de la seconde édition de la classification
Cas Clinique
Un défaut de maturité ou de maturation ?
M. Laurent Guilloton HIA Desgenettes - Lyon
Un homme âgé de 33 ans, droitier, sans antécédents médicaux personnels ou familiaux, fut pris en charge, en janvier 2007, devant une symptomatologie visuelle avec la découverte d’une hémianopsie latérale homonyme droite isolée, le reste de l’examen clinique, neurologique et général, étant sans point d’appel.
L’IRM révéla l’existence d’une lésion siégeant au niveau du carrefour gauche. La lésion apparaissait en discret hypersignal T1 avec un réhaussement après injection de gadolinium.
L’IRM montra une expansion de la lésion, laquelle apparaît avec
Migraines et céphalées
Article Commenté
Source : Cochrane Database Syst Rev. 2012 Dec 12 ; 12:CD003968.
Les interventions psychologiques dans le traitement des douleurs chroniques chez l’enfant et l’adolescent : revue Cochrane
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Les auteurs présentent une méta-analyse de tous les essais contrôlés randomisés menés chez l’enfant et l’adolescent (<18 ans) concernant les interventions psychologiques dans le traitement des douleurs chroniques et plus spécifiquement des céphalées. N’ont été inclus que les essais comprenant plus de 10 participants par groupe d’intervention. Les interventions concernées étaient les divers types de relaxations +/- biofeedback et les thérapies cognitives et comportementales.
Deux issues ont été examinées : la fin de l’intervention et le suivi un temps après qu’ait cessé l’intervention.