Migraines et céphalées
Article Commenté
Remise en question du sevrage systématique en cas de CCQ associée à un abus médicamenteux
Dr André Pradalier Hôpital Louis-Mourier - COLOMBES
Il s’agit d’une controverse sur l’intérêt ou non de la détoxification, c'est-à-dire du sevrage total lors d’une hospitalisation du médicament utilisé en abus chez un patient migraineux chronique. Après que J. Olesen eut défendu l’idée que la détoxification pour une céphalée avec abus médicamenteux soit la première nécessité thérapeutique, Diener pose le problème différemment.
Il rappelle tout d’abord qu’une migraine chronique n’est pas obligatoirement due à un abus médicamenteux et que ce diagnostic peut être posé abusivement, alors même que dans la définition de l’IHS
Migraines et céphalées
Article Commenté
Facteurs de risque de la céphalée par abus médicamenteux différents de ceux de la CCQ sans abus médicamenteux
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Hagen et ses collaborateurs rapportent une étude épidémiologique, dont l’objectif était d’évaluer l’incidence et les facteurs de risque de la céphalée par abus médicamenteux. Ils ont ainsi analysé les données de 25 596 Norvégiens qui ne rapportaient pas de CCQ entre 1995 et 1997 et qui ont été réinterrogés entre 2006 et 2008.
Parmi ces derniers, 201 (soit 0,8%) avaient développé une céphalée par abus médicamenteux et 246 (soit 1%) avaient développé une CCQ sans abus médicamenteux. L’incidence de la céphalée par abus médicamenteux
Démences et Syndromes apparentés
Compte Rendu
La neuropsychologie à l’ère des biomarqueurs : en direct du Congrès MA et syndromes apparentés
Dr Catherine Thomas-Antérion Lyon
Le Pr J.F Demonet (Lausanne), présent au Congrès Maladie d’Alzheimer et syndromes apparentés, a été invité à faire une conférence sur le thème : « La neuropsychologie à l’ère des biomarqueurs ». La neuropsychologie, spécialité récente (formalisée dans les années 50), a pour objectif principal d’identifier des dysfonctions cérébrales et de les relier à des lésions.
Outre l’apport au diagnostic, elle a une mission thérapeutique (rééducation et compensation) et spéculative, en participant à la réflexion via l’observation de cerveaux malades, pour la recherche esprit-matière.
Démences et Syndromes apparentés
Mise au point
Nouveauté : des recommandations pour le diagnostic et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer et des pathologies apparentées ont été publiées par la Fédération nationale des CMRR ou FCMRR, en complément du guide des bonnes pratiques (février 2012)
Dr Laurence Hugonot-Diener MEDFORMA - PARIS
Le contexte
La Fédération nationale des CMRR regroupe tous les CMRR de France et a travaillé et publié récemment, sous la coordination de Philippe Robert, un accord professionnel pour le diagnostic et la prise en charge de la MA et syndromes apparentés.
Il y a quelques nouveautés par rapport aux recommandations précédentes publiées en 2008 par la HAS.
Un guide de bonnes pratiques avait également été rédigé par la Fédération nationale des centres mémoire de ressources et de recherche. Ce guide répond à l’information mentionnée dans
Démences et Syndromes apparentés
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Ne pas se contenter des anomalies de la protéine amyloïde pour prédire une détérioration cognitive chez le sujet âgé
Dr Francois Sellal CMRR de Strasbourg-Colmar - Colmar
Les auteurs ont effectué une étude longitudinale et multicentrique de 107 sujets sains, ne présentant ni trouble cognitif ni plainte mnésique (classés CDR = 0 sur l’échelle de classement des démences). Ceux-ci avaient accepté qu’on leur fasse une PL avec dosage des trois biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer lors de l’inclusion, puis un suivi clinique (notamment à l’aide de l’échelle CDR et de l’ADAS-cog, pour le bilan cognitif) et par IRM cérébrale.
Les auteurs ont effectué une stratification de la population selon les résultats des biomarqueurs du LCR, en fonction
Syndromes parkinsoniens
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Facteurs de risque génétique des troubles cognitifs dans la maladie de Parkinson
Dr Christian Geny CHU - Montpellier
La prise en charge des symptômes moteurs est devenue une priorité depuis quelques années. L'histoire naturelle des troubles cognitifs est de mieux en mieux précisée mais la physiopathologie reste encore discutée.
On sait que ces troubles cognitifs sont précoces car plusieurs études ont montré l'existence de troubles cognitifs discrets chez 20% des patients nouvellement diagnostiqués. Une évolution cognitive défavorable s'inscrit dans l'histoire naturelle de la maladie puisque 80% des patients vont évoluer vers une démence. Toutefois, cette évolution
Syndromes parkinsoniens
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L’appréciation de l'humour est diminuée chez les patients atteints d'une maladie de Parkinson
Melle Audrey Seling Saint-Vincent-de-Paul, CHU Amiens - AMIENS
L'humour est un mécanisme de coping et est considéré comme une partie essentielle d'une communication saine et de la santé mentale individuelle. Elle peut être conceptualisée à la fois comme une capacité cognitive (la perception de l'humour) et une réponse esthétique (l'appréciation de l'humour), toutes les deux étant considérées comme le « sens de l'humour ».
L'humour a des bénéfices psychologiques multiples et peut aussi réduire l’isolement social, la dépression et l'anxiété. La perception de l'humour dépend de l'incongruité entre la chute de l'histoire et ce que l'on attend de cette chute.
Syndromes parkinsoniens
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Relations entre stimulation cérébrale profonde dans la maladie de Parkinson et trouble du contrôle des impulsions : expérience d’une équipe londonienne et données de la littérature
Dr Olivier Colin Centre Hospitalier de Brive - Brive-la-Gaillarde
Les bénéfices de la stimulation cérébrale profonde (SCP) sur les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson sont aujourd’hui clairement établis. L’effet de la SCP sur les troubles du contrôle des impulsions (TCI), mais aussi sur les symptômes psychiatriques, présents en pré-opératoire et persistants en post-opératoire, reste cependant mal compris.
Les auteurs décrivent leur expérience sur la présence de TCI en pré-opératoire et leur présence en post-opératoire. Cinquante patients éligibles à une SCP ont reçu une évaluation pré-opératoire
Migraines et céphalées
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Vers une origine centrale de la pulsatilité douloureuse…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Mirza et ses collaborateurs rapportent une étude, dont l’objectif était de vérifier si la pulsatilité douloureuse était synchronisée par le rythme cardiaque comme cela est communément avancé. Pour ce faire, ils ont utilisé comme modèle la douleur dentaire de la pulpite qui est particulièrement pulsatile.
Les auteurs ont ainsi pu montrer, sur une étude ayant concerné une vingtaine de sujets, qu’il n’existait aucune synchronisation entre les pulsations cardiaques de ces sujets et le rythme de la pulsatilité douloureuse.
Migraines et céphalées
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Différence entre les caractéristiques cliniques des signes d'accompagnement migraineux dans les algies vasculaires de la face épisodiques et chroniques
Dr Evelyne Guégan-Massardier CHU de Rouen - rouen
Les auteurs analysent les caractéristiques cliniques des signes d'accompagnement migraineux observés au cours des algies vasculaires de la face (AVF) épisodiques et chroniques.
L'étude porte sur une série consécutive de 209 patients souffrant d'AVF vus en centre tertiaire. Cent quarante-quatre patients présentaient une forme épisodique et 65 une forme chronique, il y avait 3,4 hommes pour une femme. L'âge moyen est de 44,5 ans. Les caractéristiques cliniques de la crise d'AVF de la face, ainsi que les signes d'accompagnement migraineux ont été recueillis lors d'une consultation.
La localisation,
Migraines et céphalées
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Algie vasculaire de la face de début tardif
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
L’âge habituel de début de l’algie vasculaire de la face est autour de la trentaine. L’équipe de Manzoni a fait une étude rétrospective sur 693 patients suivis à l’Hôpital de Parme entre 1975 et 2011 pour une AVF, qu’elle soit épisodique ou chronique. Les patients ont été divisés en deux groupes en fonction du début de leur maladie, avant ou après 50 ans.
Cette étude confirme bien un pic de survenue préférentiellement entre 20 et 40 ans pour plus de 74% des patients. Cependant, 10% des patients ont débuté leur maladie après 50 ans. La comparaison des deux groupes
Migraines et céphalées
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Traitement de fond de la migraine : monothérapie ou polythérapie ?
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Les recommandations françaises, comme les recommandations internationales, soulignent l’intérêt de la mise en place progressive du traitement de fond, ainsi que l’intérêt de la monothérapie. Cependant, dans la littérature, des arguments existent à la fois pour la monothérapie et la polythérapie. En faveur de la polythérapie : efficacité meilleure qu’en monothérapie démontrée par quelques essais cliniques ; possibilité de jouer de manière concomitante sur la comorbidité ou des pathologies parallèles (épilepsie, pathologies cardio-vasculaires).
Cette dernière approche, connue sous le nom de