SEP et maladies apparentées
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Rôle des virus EBV, HSV et CMV dans le développement d’une SEP
Dr Sandrine Wiertlewski CHU de Nantes - Nantes
Le gène HLA-DRB1 est le principal risque génétique lié au développement d’une sclérose en plaques. L’exposition à EBV, le déficit en vitamine D (et en exposition solaire) et le tabagisme précoce augmentent le risque de SEP.
L’enfant qui développe une SEP a un temps plus court entre l’exposition supposée à un ou des facteurs déclenchant et le début de la maladie. L’objectif primaire de cette étude est de déterminer si une infection à EBV, CMV ou HSV-1 est associée à un risque plus élevé de développer une SEP chez l’enfant et si la présence des gènes
SEP et maladies apparentées
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Extension de l’étude TRANSFORMS : comparaison de fingolimod et de l’interféron bêta 1a dans la sclérose en plaques de forme rémittente
Dr Laure Michel CHU de nantes - Saint Herblain
L’efficacité du fingolimod dans la sclérose en plaques de forme rémittente a été démontrée dans deux essais cliniques de phase III : TRANSFORMS, comparant le fingolimod à l’interféron bêta 1a sur une durée de un an, et FREEDOMS, étudiant l’efficacité et la tolérance du fingolimod par rapport au placebo sur deux ans.
Pour l’étude TRANSFORMS, une année d’extension a été réalisée, pendant laquelle les patients traités par interféron ont switché pour du fingolimod 0.5mg/j ou 1.25 mg/j, et ceux initialement dans le bras fingolimod ont continué leur traitement.
Migraines et céphalées
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Facilitation de la dépression sous-corticale envahissante chez les souris mutées MHF1
Dr Anne Ducros CHU de Montpellier - Paris
La migraine hémiplégique de type 1 (MHF1) est due à des mutations du gène CACNA1A, qui code les canaux calciques CaV2.1. La mutation S218L altère sévèrement les fonctions canalaires et provoque des crises « extrêmes » de MH avec hémiplégie, coma et crises comitiales, qui peuvent – rarement – être fatales.
Au contraire, la mutation R192Q est responsable de crises usuelles de MH. Les souris knock-in S218L et R192Q ont une sensibilité excessive à la dépression corticale envahissante, qui provoque des hémiplégies totales et prolongées. Les mutants S218L développent aussi des comas,
Migraines et céphalées
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Un nouveau traitement de la migraine : la ventilation en pression positive continue
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
La fréquence du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est comparable en population migraineuse et en population générale. Par ailleurs, la ventilation en pression positive (VPP) améliore les céphalées matinales des patients présentant un syndrome d’apnées.
Cette étude prospective a été réalisée sur 107 patients consécutifs présentant un SAOS. Parmi ceux-ci, les patients présentant les critères de migraine ont été inclus dans une étude visant à évaluer à 1 an l’intérêt de la VPP dans la prise en charge de la maladie migraineuse.
Onze des 107 patients traités pour un SAOS étaient migraineux
Migraines et céphalées
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Abus de triptans : des données en population générale néerlandaise
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Dekker et ses collaborateurs rapportent les résultats d’une étude pharmaco-épidémiologique, dont l’objectif était d’évaluer l’abus de triptans. Cette étude a été réalisée au travers de l’analyse des remboursements effectués en 2005 par le système d’assurance sociale néerlandais et a concerné un échantillon de 6.700.000 sujets représentant 46% de la population des Pays-Bas.
L’existence d’un abus médicamenteux a été considérée selon la définition de l’ICHD-II (au moins 10 jours par mois d’utilisation d’un triptan) et selon une définition plus restrictive (au moins 19 jours par mois).
Migraines et céphalées
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Olfaction et migraine…
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
Les patients migraineux peuvent présenter, au cours des crises, une hypersensibilité aux odeurs ou osmophobie. Les odeurs représentent également un facteur déclenchant des crises. L’objectif des auteurs était d’évaluer la présence d’une osmophobie chez les patients migraineux et de réaliser un test olfactif d’identification.
Les auteurs ont inclus 80 patients souffrant de migraines épisodiques (31 migraineux avec aura et 49 migraineux sans aura) âgés en moyenne de 35 ans et 30 sujets témoins. Parmi les migraineux, 66% présentaient une photophobie,
Syndromes parkinsoniens
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Un nouveau paramètre électrophysiologique pour différencier le tremblement de la maladie de Parkinson de celui du tremblement essentiel
M. Damien Biotti Hospices civils de Lyon - Bron
Le tremblement de repos observé dans les formes tremblantes de maladie de Parkinson (MP) ou dans certains cas de tremblement essentiel (TE) peut conduire à des doutes ou des erreurs diagnostiques. Hors le pronostic évolutif et l’arsenal thérapeutique diffèrent largement entre ces affections. Des explorations complémentaires telles que le DAT-scan sont alors indiquées, bien que celui-ci reste souvent d’accès difficile, coûteux et invasif en raison de l’injection de traceurs radioactifs. Le développement d’autres outils est donc tout à fait intéressant.
Dans ce sens, cette étude propose une méthode d’analyse des données de
Syndromes parkinsoniens
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Auto-questionnaire de dépistage du trouble du contrôle des impulsions dans la maladie de Parkinson : comparaison entre les réponses des patients et de leurs accompagnants
Dr Olivier Colin Centre Hospitalier de Brive - Brive-la-Gaillarde
Les troubles du contrôle des impulsions (TCI) sont fréquents au cours de la maladie de Parkinson (jusqu’à 15% des patients), engendrant une altération parfois importante des relations sociales et de la qualité de vie. Ils restent souvent sous-diagnostiqués, pas systématiquement recherchés par le clinicien, ni rapportés spontanément par les patients.
Afin de mieux les dépister, un auto-questionnaire (Questionnaire for Impulsive Compulsive disorders in Parkinson’s Disease = QUIP) a récemment été validé. La concordance des réponses des patients avec celles de leur entourage
Syndromes parkinsoniens
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Déficits de motivation dans la maladie de Parkinson
Pr Harold Mouras Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU - Amiens
Bien évidemment, la maladie de Parkinson est connue pour ses effets délétères sur la coordination sensorimotrice à cause de la dégénération des voies dopaminergiques nigrostriées. Cependant, la maladie touche aussi les aires du striatum ventral recevant des afférences dopaminergiques, structure dont l’activité est clairement impliquée dans la motivation. Cependant, peu d’études ont exploré jusqu’à maintenant les effets de la maladie de Parkinson sur les processus motivationnels et, en particulier, sur la phase appétitive de ceux-ci.
Dans cette étude, les auteurs ont comparé les performances
Syndromes parkinsoniens
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Faut-il initier précocement un traitement dans la maladie de Parkinson ?
Dr Isabelle Benatru CHU de Poitiers - Poitiers
Dans la maladie de Parkinson (MP), la pratique « habituelle » est de débuter un traitement que lorsque la gêne fonctionnelle apparaît. Cette approche peut conduire à différer de plusieurs années la mise en place d’un traitement.
Néanmoins, des études cliniques, neuropathologiques et d’imagerie ont montré que l’évolution de la MP est plus rapide dans les formes précoces, et que le taux de progression du score UPDRS est rapide au cours des premières années de la maladie, puis ralentit aux stades plus évolués. De plus, des données de physiopathologie et les résultats
Migraines et céphalées
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Automédication et céphalées primaires : les recommandations germaniques
Dr André Pradalier Hôpital Louis-Mourier - COLOMBES
Il s’agit des recommandations des 3 sociétés migraine et céphalées des pays germaniques : Allemagne, Autriche, Suisse, consacrées au traitement en automédication de la migraine, de la céphalée de tension et de la céphalée avec abus médicamenteux. Elles sont finalement peu différentes des françaises mais, comme leur nom l’indique, plus consacrées à l’automédication.
Citons ainsi le chapitre consacré à la migraine : combinaison fixe aspirine + paracétamol + caféine avant tout, aspirine, ibuprofène, naratriptan, paracétamol et phénazone en premier choix ; et pour la céphalée de tension :
Migraines et céphalées
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Acceptance et attitudes face aux médicaments : comparaison d’un groupe de Céphalées par Abus Médicamenteux et d’un groupe de migraineux
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Pour présenter leur paradigme de recherche, les auteurs partent du « Dual Process Model of Coping » qui postule que dans une situation de douleur on peut réagir, soit en s’arc-boutant sur la recherche de solution pour résoudre la douleur (coping assimilatif), soit en se désengageant des efforts pour résoudre la douleur et en se recentrant sur des but existentiels peu affectés par la douleur (coping accomodatif).
L’objectif de cette étude était de vérifier si les patients souffrant de Céphalées par Abus Médicamenteux (CAM) avaient plus souvent un coping de type assimilatif que les sujets migraineux.
Les questionnaires