Migraines et céphalées
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Constance d’efficacité du telcagépant : essai randomisé sur 4 crises de migraine
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Parmi les critères permettant de juger des qualités d’un traitement de crise figurent la constance d’efficacité, définie par une réponse thérapeutique (avec soit soulagement total ou significatif à 2 h) sur au moins 3 crises sur 4. C’est ce à quoi se sont attelés les auteurs de cette étude concernant le telcagépant, antagoniste du CGRP.
L’étude a porté sur 1 263 patients et comportait 3 bras avec 4 crises d’intensité modérée à sévère à traiter : telcagépant à 140 mg, telcagépant à 280 mg et un bras placebo sur 3 crises sur 4, la quatrième étant traitée par du telcagépant à 140 mg.
Migraines et céphalées
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Comment la Thérapie Cognitive et Comportementale améliore les patients migraineux : effets sur l’efficacité perçue et le lieu de contrôle
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Voici une étude, dont l’objectif était de comparer quatre groupes de traitement de fond chez des migraineux dont les crises avaient au moins la fréquence de 3 par semaine : avec ou sans bêtabloquants / avec ou sans thérapie cognitive et comportementale (TCC).
Deux cent trente deux patients ont été inclus, cinquante six sont sortis d’étude en cours d’essais. Le suivi durait 16 mois, la TCC consistait en 4 sessions réparties sur les 4 premiers mois.
Le papier présenté ici se focalise sur l’effet des traitements au niveau de deux variables psychologiques : 1) le lieu de contrôle, qui peut
Migraines et céphalées
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Enfin un essai clinique randomisé dans l’hypertension intracrânienne idiopathique
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
L’hypertension intracrânienne idiopathique (HII) est une maladie de physiopathologie mal connue sans consensus actuel dans la prise en charge thérapeutique. L’acétazolamide est un traitement considéré comme « classique », et de première intention, mais dont l’efficacité n’a jamais été évaluée contre placebo.
Cinquante patients présentant une hypertension intracrânienne modérée ont été recrutés au sein de six centres anglo-saxons sur deux ans et ont été divisés en deux groupes traités soit par acétazolamide, soit sans traitement, l’acétazolamide pouvant
Syndromes parkinsoniens
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Intérêt de la rotigotine sur les symptômes matinaux
Dr Christian Geny CHU - Montpellier
Au cours de la dernière décennie, les efforts des Parkinsonologues se sont portés sur l'amélioration des fluctuations motrices par le biais d’une stimulation dopaminergique plus continue et une meilleure identification des symptômes non moteurs.
Dans ce contexte, la rotigotine transdermale semble être une approche intéressante car elle offre l'avantage théorique de maintenir un taux sérique constant. Elle a démontré son efficacité aux stades débutants mais aussi en bithérapie aux stades avancés de la maladie de Parkinson (MP).
Syndromes parkinsoniens
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Troubles des patients parkinsoniens dans la reconnaissance des émotions dans la musique
Pr Harold Mouras Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU - Amiens
Dans la maladie de Parkinson, de nombreuses études ont désormais mis en évidence certains troubles de la reconnaissance émotionnelle, notamment pour les expressions faciales ou la prosodie langagière. Comme le soulignent les auteurs de cette étude, ces troubles pourraient donc aussi se traduire par une atteinte de la capacité de reconnaissance émotionnelle dans la musique, alors que celle-ci est reconnue comme étant un excellent vecteur émotionnel.
Vingt patients atteints de maladie de Parkinson ont été comparés à vingt sujets témoins. Dans une première tâche de reconnaissance
Syndromes parkinsoniens
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Variété des phénotypes cliniques liés aux mutations PLA2G6
Dr Isabelle Benatru CHU de Poitiers - Poitiers
PLA2G6 est le gène responsable de pathologies neurodégénératives regroupées sous le terme PLAN (PLA2G6 associated neurodegeneration), et caractérisées par une dystrophie axonale, démence, dystonie, signes cérébelleux et atrophie cérébrale avec ou sans accumulation de fer.
Récemment, ce gène PLA2G6 a été impliqué dans le PARK14, associant un syndrome dystonie-parkinsonisme de début précoce, dopa-sensible, des signes pyramidaux et des troubles neuro-psychiatriques, de transmission autosomique récessif.
Le but de cette étude est de conduire une analyse
Syndromes parkinsoniens
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Y a-t-il une différence dans l'atteinte de la reconnaissance émotionnelle dans la maladie de Parkinson en fonction de la modalité ?
Pr Harold Mouras Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU - Amiens
Il est maintenant couramment admis dans la littérature scientifique que la maladie de Parkinson affecte de nombreuses capacités cognitives, dont le traitement des informations ayant une valence émotionnelle. Comme les circuits touchés par la maladie convoient des informations de différents ordres (mouvement, capacités cognitives, langage, émotion entre autres), il n'est pas étonnant de voir apparaître au fur et à mesure de l'évolution de la maladie des signes cliniques impliquant des troubles dans plusieurs de ces catégories d'informations, et ce, souvent de façon simultanée.
Dès lors, il n'est pas aisé de comprendre les mécanismes
Migraines et céphalées
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Association entre céphalées et psychopathologie chez les enfants âgés de 6 à 11 ans
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Il s’agit d’une étude épidémiologique transversale menée en France dans les écoles primaires de la région PACA avec le soutien de la région et de la MGEN. Sur 2 324 enfants sélectionnés, 1 334 dossiers ont pu être complètement analysés, c'est-à-dire que les parents et les enfants ont rempli les questionnaires.
Tout d’abord, ceux-ci consistaient en une question aux parents : « Votre enfant a-t-il souffert fréquemment depuis sa naissance de maux de tête et de migraines ? », puis les parents remplissaient un questionnaire reflétant la psychopathologie dans les domaines suivants : les problèmes émotionnels, l’hyperactivité,
Migraines et céphalées
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Existe-t-il une altération des mécanismes de contrôles de la douleur chez les patients souffrant de céphalées de tension épisodiques ?
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
Les mécanismes physiopathologiques des céphalées de tension (CT) épisodiques restent encore mal connus et débattus. Deux grandes hypothèses sont discutées : une origine périphérique myofasciale et une origine centrale.
L’objectif des auteurs était d’étudier les systèmes de contrôles de la douleur, plus particulièrement les contrôles inhibiteurs diffus induits par une stimulation nociceptive chez les patients souffrant de CT épisodiques.
Trente-quatre patients souffrant de CT épisodiques fréquentes et 32 sujets témoins ont été inclus. Les seuils douloureux
Migraines et céphalées
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Actualité sur l’hypertension intra-crânienne idiopathique
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
L’hypertension intracrânienne idiopathique (HII) est une affection rare, mais potentiellement grave si l’on considère que 31% des cas atteints perdent de façon plus ou moins irréversible et complète la vision.
Sa définition a été réactualisée avec les critères de Dandy en 2002 qui sont : 1) des signes évocateurs d’hypertension intracrânienne (céphalées, nausées, instabilité, œdème papillaire, vomissements, trouble de la vision) ; 2) une absence de signes de focalisation neurologique a l’exception de la paralysie du VI ; 3) une absence de cause identifiée ou détectée par les examens complémentaires
Migraines et céphalées
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Dépression Corticale Envahissante et comportements douloureux chez les rats libres de leurs mouvements
Pr Gilles Géraud CHU Rangueil - Toulouse
Une dépression corticale envahissante (DCE) a été induite par application topicale de NMDA sur le cortex de rats laissés libres de leurs mouvements. Un système automatisé d’analyse du comportement, une caméra vidéo et un enregistrement des vocalisations ultrasoniques ont été utilisés. L’électrocorticogramme a été enregistré et l’immunoréactivité du c-fos cortical a été réalisée pour confirmer la DCE.
La DCE induite a provoqué chez les rats un comportement de « freezing » (piétinement sur place), « wet dog shakes » (s’ébrouer) qui évoque l’anxiété et la peur. Un prétraitement par sumatriptan n’a pas significativement réduit
Démences et Syndromes apparentés
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Vers un nouveau découpage anatomo-clinique des dégénérescences lobaires fronto-temporales ?
Dr Francois Sellal CMRR de Strasbourg-Colmar - Colmar
Deux articles adoptant une même méthodologie sont sortis en décembre 2010, et nous offrent des pistes très intéressantes et novatrices pour mieux comprendre le substratum de la variabilité sémiologique des dégénérescences lobaires fronto-temporales (DLFT).
Jusqu’ici, on savait surtout que c’est la répartition topographique des lésions qui gouvernait la clinique. Les neuropathologistes ne savaient par ailleurs guère que distinguer les DLFT avec inclusions tau+ (environ 40% des DLFT) des DLFT avec inclusions ubiquitine+, tau-, sans que ces nuances ne permettent d’augurer du tableau clinique.