Migraines et céphalées
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Absence de prévention de la transformation migraineuse par le topiramate
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Lipton et ses collaborateurs rapportent les résultats d’une étude thérapeutique contrôlée, dont l’objectif était d’évaluer le potentiel prophylactique du topiramate à la posologie quotidienne de 100 mg, dans la prévention du développement d’une céphalée chronique quotidienne chez des patients souffrant d’une migraine épisodique à haute fréquence, définie par la présence de 9 à 14 jours de céphalées par mois.
Le critère d’évaluation était la survenue d’une céphalée chronique quotidienne au sixième mois. Considérant ce critère,
Migraines et céphalées
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Association entre violence du partenaire et migraine
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
La prévalence des violences faites aux femmes par le partenaire varie de par le monde de 15 à 71%. Il s’agit ici d’une étude menée à Lima, au Pérou, chez des femmes de milieux défavorisés venant d’accoucher. La prévalence de la violence du partenaire y était de 34% pour la violence physique, 28% pour la violence psychologique et 8% pour la violence sexuelle. La question était de savoir si la violence du partenaire était un facteur associé au fait de souffrir de migraine, comme cela a été montré pour les abus dans l’enfance.
Sur 2 392 femmes ayant accouché dans cet hôpital public de Lima,
SEP et maladies apparentées
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Premier épisode neurologique démyélinisant, troubles cognitifs et évolution sur 5 ans
Dr Sandrine Wiertlewski CHU de Nantes - Nantes
L’équipe marseillaise s’est intéressée à l’atteinte cognitive chez les patients présentant un premier évènement démyélinisant du système nerveux central, avec un suivi pendant 5 ans.
Vingt quatre patients ont été inclus, âgés de 18 à 45 ans, ayant présenté des manifestations cliniques compatibles avec un premier épisode démyélinisant du système nerveux central, et dont le bilan avait mis en évidence : i) des bandes oligoclonales dans le LCR et ii) la présence de 2 lésions ou plus sur l’IRM encéphalique ou médullaire initiale.
Ces patients ont subi 2 fois
SEP et maladies apparentées
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Valeur pronostique des lésions du tronc cérébral sur l’IRM initiale
Dr Sandrine Wiertlewski CHU de Nantes - Nantes
L’IRM initiale, chez les patients présentant un premier évènement démyélinisant du système nerveux central, reste le marqueur pronostique (en termes de conversion et de développement d’un handicap) le plus informatif.
Le nombre de lésions en T2, le nombre de critères de Barkhof remplis et les variations du volume lésionnel sur les 5 premières années sont corrélés à la survenue de la seconde poussée, au score EDSS à 5 ans et au handicap après 20 ans.
M Tintore et son équipe se sont intéressés aux lésions sous-tentorielles
SEP et maladies apparentées
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Traitements de fond de la SEP et troubles cognitifs
Dr Sandrine Wiertlewski CHU de Nantes - Nantes
Les troubles cognitifs chez les patients souffrant de SEP aboutissent à un tableau d’atteinte sous-corticale plus ou moins marqué (démence dans moins de 10% des cas), avec des troubles attentionnels, une atteinte de la vitesse de traitement de l’information, de la mémoire récente, de la perception visuo-spatiale et du raisonnement conceptuel. Le retentissement est cependant important sur la qualité de vie et le maintien dans l’emploi.
Les traitements de fond de cette maladie ont un effet sur l’inflammation, l’apparition de nouvelles lésions et
Neuro-oncologie
Cas Clinique
Une tumeur angiophile sans néo-angiogenèse
Dr Nadine Martin-Duverneuil Pitié-Salpêtrière - Paris Karima Mokhtari
Clinique :
Femme âgée de 47 ans.
Epilepsie réfractaire partielle +/- généralisée, depuis l’âge de 29 ans.
Quel est votre diagnostic ?
Migraines et céphalées
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Hypotension intracrânienne spontanée : une revue
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
Les céphalées par hypotension intracrânienne sont rares mais définies dans la nouvelle classification de l’IHS. Elles appartiennent au groupe des céphalées secondaires de nature non vasculaire et peuvent être soit secondaires à un traumatisme ou à un geste de type ponction lombaire ou plus exceptionnellement idiopathique (code 7 .2 .3).
L’incidence l’hypotension intracrânienne idiopathique est évaluée à 5 /100000 et par an. L’âge moyen d’apparition de la sémiologie est de 40 ans et la femme est plus fréquemment concernée que l’homme.
Sur le plan du diagnostic clinique,
Migraines et céphalées
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Céphalées nummulaires et hétérochromie capillaire : un lien embryologique ?
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Les auteurs rapportent le cas, le plus jeune de la littérature, d’un enfant âgé de 4 ans qui présentait depuis 6 mois des céphalées nummulaires paroxystiques et brèves, pariétales droites survenant en moyenne 4 fois par jour, intenses, le réveillant parfois. Celles-ci survenaient également lors d’activités physiques.
Les douleurs duraient de 5 à 20 secondes. La douleur était localisée dans une région de 1 à 2 cm de diamètre, très proche d’une hétérochromie capillaire, qu’il avait dans la région pariétale droite depuis la naissance (mèches isolées blondes chez un petit garçon brun). Il n’avait pas de paresthésies inter critiques.
Migraines et céphalées
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L’impact des traitements de fond sur la dépression corticale envahissante n’est pas ubiquitaire
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
La dépression corticale envahissante (DCE) est le substratum actuellement reconnu de l’aura migraineuse. Ayata avait antérieurement proposé que les traitements de fond, que ce soit les béta-bloquants, les anti-épileptiques ou l’amytriptilline, avaient une action commune sur la DCE.
Les auteurs ont testé trois traitements : la lamotrigine (effective spécifiquement sur l’aura et sans effet sur la céphalée), le valproate et la riboflavine qui ont une action non spécifique. Les animaux ont reçu pendant 4 semaines des injections intrapéritonéales quotidiennes d’une des trois substances. La DCE a été induite
Migraines et céphalées
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Anomalie hypothalamique structurale et hypnic headache
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
A partir de la série de patients souffrant d’hypnic headache, déjà présentée sur le plan clinique, le groupe de Essen dirigé par Chris Diener rapporte une étude de neuro-imagerie visant à essayer de mieux comprendre cette céphalée primaire si particulière par ses rapports étroits entre sommeil et douleur.
Ainsi, les 14 patients de cette série ont été explorés par imagerie par résonance magnétique en morphométrie basée sur l’étude du voxel et les données ainsi obtenues ont été comparées à celles obtenues dans les mêmes conditions chez 4 témoins non céphalalgiques appareillés selon le sexe et l’âge.
Epilepsie
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Première crise chez l’enfant : un EEG tôt ou tard, après privation de sommeil ?
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message :
Il n’existe aucune différence de rentabilité (enregistrement d’anomalies spécifiques) entre la réalisation précoce (dans les 24h) ou différée (mais après privation de sommeil) d’un EEG chez un enfant qui a présenté une « première » crise d’épilepsie.
L’étude :
Travail prospectif portant sur une cohorte consécutive et exhaustive d’enfants admis aux urgences pédiatriques suite à une crise épileptique. La contribution de chaque procédure est comparée pour chaque patient, individuellement.
La nuance :
Population mixte, incluant des enfants ayant éventuellement présenté des crises préalables, mais
Epilepsie
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Tout ce qui « secoue » en réanimation n’est pas épileptique
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message :
La majorité des manifestations motrices enregistrées en video-EEG en réanimation est d’origine non épileptique.
L’étude :
Etude rétrospective monocentrique, portant sur 52 évènements cliniques enregistrés en réanimation.
La nuance :
Caractère limité de la population étudiée. Biais de sélection important (non référencement des crises facilement identifiées par les cliniciens).
Le détail :
Des mouvements anormaux sont fréquemment signalés en réanimation, dont la signification ou le caractère éventuellement épileptique est parfois difficile à objectiver. La possibilité d’enregistrer