Syndromes parkinsoniens
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L’effet protecteur du tabac dans la maladie de Parkinson est-il dose-dépendant ?
Melle Cécile Duru CHU Amiens - amiens
Malgré les effets délétères bien connus du tabac sur la santé, de nombreuses études épidémiologiques ont suggéré ces dernières années un effet protecteur du tabagisme sur le risque de développer une maladie de Parkinson (MP). Les mécanismes physiopathologiques expliquant cette protection ne sont pas encore élucidés.
La question à laquelle ont essayé de répondre Chen et al. était de savoir si cet effet protecteur est, comme cela était jusqu’à présent suggéré, dose-dépendant, ou bien si la durée d’exposition totale au tabac pouvait avoir une influence.
Il s’agit d’une étude rétrospective utilisant les données d’une large cohorte américaine créée en 1995,
Syndromes parkinsoniens
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Diminution du risque de chute chez le patient parkinsonien par la prescription d’un inhibiteur central de la cholinestérase
M. Damien Biotti Hospices civils de Lyon - Bron
Les chutes sont la source, chez le patient parkinsonien, d’une importante morbi-mortalité à laquelle les cliniciens sont fréquemment confrontés. Indépendamment des chutes secondaires à une comorbidité identifiable, en particulier liées aux hypotensions orthostatiques ou à un quelconque facteur externe, les chutes font partie des symptômes du sujet parkinsonien qui échappent souvent aux traitements dopaminergiques ou à la stimulation cérébrale profonde.
Dans cette étude américaine, les auteurs se sont intéressés à l’effet d’un inhibiteur central de la cholinestérase sur la fréquence de ces chutes.
Syndromes parkinsoniens
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Les troubles du sommeil dans la maladie de Parkinson
Dr Aurélie Basille-Fantinato C H U - Amiens
Les troubles du sommeil dans la maladie de Parkinson affectent jusqu’à 88% des patients. Les études montrent que ces troubles sont un facteur indépendant et prédictif de mauvaise qualité de vie, qu’ils contribuent à la somnolence diurne excessive, ainsi qu’au mauvais fonctionnement diurne des patients parkinsoniens. Cet article fait le point sur les principaux troubles du sommeil rencontrés dans la maladie de Parkinson, et discute des possibilités thérapeutiques.
L’insomnie est le trouble du sommeil le plus fréquent dans la maladie de Parkinson. L’insomnie de milieu de nuit touche 74 à 88% de ces patients. De nombreux traitements
Syndromes parkinsoniens
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Corrélation entre atrophie corticale et troubles cognitifs chez le parkinsonien débutant
Dr Candice Picard chu nord - amiens
Les troubles cognitifs légers (TCL) sont relativement fréquents chez les patients parkinsoniens débutants. Leur présence est un facteur prédictif d’évolution vers un syndrome démentiel. Chez les patients parkinsoniens à un stade évolué avec présence de troubles cognitifs, il a été décrit des zones d’atrophie de substance grise.
L’objectif de cette étude était de rechercher d’éventuelles zones d’atrophie corticale chez les patients parkinsoniens débutant avec TCL. Pour cela, les auteurs ont analysé les résultats des tests neuropsychologiques avec l’IRM encéphalique chez des parkinsoniens avec ou sans TCL et une population témoin.
Migraines et céphalées
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Facteurs déclenchants et migraine avec aura
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
La recherche de facteurs déclenchant des crises de migraine a de multiples intérêts. L’équipe de Jes Olesen travaille depuis plusieurs années plus spécifiquement sur les facteurs déclenchant de la crise de migraine avec aura.
Cette mise au point fait suite à l’article publié dans la même revue il y a quelques semaines sur la même thématique, mais permet de préciser plusieurs avancées sur les facteurs déclenchants spécifiques des crises de migraine avec aura visuelle. Les facteurs les plus cités étaient la surcharge de travail à l’origine d’un stress, la luminosité, le manque de sommeil, le vin rouge, le tabagisme passif,
Migraines et céphalées
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Céphalées des AIT : une révision de la classification IHS s’impose !
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Pour les médecins qui ne sont pas versés dans la pathologie neurovasculaire, l’AIT (Accident ischémique transitoire) était défini par la survenue de signes neurologiques focaux, à début brutal, et régressant, arbitrairement, en moins de 24h. Les progrès de la neuro-imagerie ont clairement montré que la plupart des AIT « ancienne définition » s’accompagnait d’un petit infarctus quand la symptomatologie n’était pas très brève…
Aussi, l’American Heart Association et l’European Stroke Organisation ont adopté en 2009 une nouvelle définition de l’AIT, à savoir
Migraines et céphalées
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Altération morphologique cérébrale locale chez des patients présentant une algie faciale idiopathique chronique
Pr Gilles Géraud CHU Rangueil - Toulouse
L’algie faciale idiopathique chronique se définit comme une douleur faciale unilatérale persistante, non associée à une perte de sensibilité ou autres signes à l’examen physique et sans évidence d’anomalie structurelle, susceptible d’expliquer le phénomène douloureux.
En utilisant une technique IRM de morphométrie par voxel, les auteurs ont étudié le volume de la substance grise cérébrale chez 11 patients porteurs d’une algie faciale idiopathique chronique, comparés à 11 témoins appariés pour le sexe et l’âge. Un index de latéralisation a été calculé pour étudier
Migraines et céphalées
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Comment le stress agit-il sur les céphalées de tension ?
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Voici des résultats issus de la Adverse Childhood Experience (ACE) study, une étude épidémiologique conduite sur un échantillon de 17 337 adultes issus de la population générale, qui a pour objectif de déterminer la morbidité associée aux événements de vie traumatiques de l’enfance.
Plusieurs types d’événements sont colligés : les maltraitances physiques et émotionnelles, les abus sexuels, la violence familiale, le trouble mental chez un parent, l’abus de substance, les problèmes avec la justice d’un des parents, la séparation ou le divorce des parents. On obtient un score
Démences et Syndromes apparentés
Cas Clinique
Trouble cognitif et manœuvre de facilitation
Dr Catherine Thomas-Antérion Lyon
Un certain nombre d’articles récents soulignent dans des revues neurologiques, la fréquence des troubles psychogènes dans la pratique neurologique, que certains préfèrent appeler : cas complexes ou diagnostics inexpliqués ; la principale difficulté étant la fréquence des tableaux neurologiques amplifiés ou modifiés par des symptômes somatomorphes (par exemple : Friedman et LaFrance, Archives of Neuroloy, 2010). Nous suggérons que ces discussions puissent être fréquentes (mais mal connues) dans les consultations mémoire, comme dans les consultations douleur. Nous rapportons un cas illustratif.
Une femme âgée de 63 ans, ex-enseignante,
Démences et Syndromes apparentés
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Comparaison des taux de l’alpha-synucléine, d’Abêta42 et de tau dans le LCR dans la maladie d’Alzheimer et la démence à corps de Lewy
Dr Francois Sellal CMRR de Strasbourg-Colmar - Colmar
Le diagnostic de démence à corps de Lewy (DCL) repose sur des critères diagnostiques consensuels dont le défaut est d’avoir une faible sensibilité. Les auteurs ont évalué l’intérêt de la quantification par une technique ELISA de l’α-synucléine, d’Aβ42 et de tau dans le LCR de patients présentant soit une DCL (n=34), une maladie d’Alzheimer (MA, n=31) ou une autre démence (n=21). Ils ont également analysé le LCR de deux patients présentant une duplication du gène de l’α-synucléine.
Les valeurs de tau, phospho-tau, les rapports Aβ40/Aβ42 et tau/Aβ42 étaient significativement plus élevés chez les patients présentant une MA que chez ceux
Démences et Syndromes apparentés
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Le syndrome amnésique de type hippocampique : une étude IRM montre une corrélation entre les tests évaluant la mémoire épisodique et l’atrophie de la matière grise
Dr Laurence Hugonot-Diener MEDFORMA - PARIS
Le diagnostic précoce des patients atteints d’une maladie d’Alzheimer est un enjeu important pour le proche futur. On sait que le MCI amnésique de type hippocampique est un stade prodromal de la MA : associant une altération de la consolidation mnésique d’informations épisodiques et une atrophie des hippocampes.
Cependant, les études corrélant les résultats des tests évaluant la mémoire épisodique verbale et le volume hippocampique ont donné des résultats inconstants.
Méthode :
Le recrutement de 35 patients ayant une MA a été réalisé au cours de la consultation mémoire de la Pitié-Salpêtrière. Ils étaient tous droitiers.
Le bilan neuropsychologique comportait,
Migraines et céphalées
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Le syndrome de tachycardie paroxystique : une nouvelle étiologie des céphalée orthostatiques
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Si l’existence d’une céphalée orthostatique doit faire évoquer en première intention une hypotension intracrânienne, qu’elle soit spontanée ou non, il faut connaître l’existence d’autres étiologies à évoquer devant une céphalée orthostatique avec une IRM cérébrale normale.
A partir d’une série de 24 patients présentant un syndrome de tachycardie posturale, les auteurs décrivent l’existence d’une céphalée orthostatique spontanée chez 58% des patients et au cours du Tilt test chez 62%. Ce type de céphalée survient surtout chez les patients de moins de 30 ans. Il existe également