Migraines et céphalées
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Migraine confusionnelle : un syndrome de l’enfant et de l’adulte
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
La migraine confusionnelle est un syndrome rare décrit essentiellement chez l’enfant et l’adolescent. Ce diagnostic n’est à l’heure actuelle pas inclus au sein de la classification de l’IHS. Les auteurs rapportent une série de 10 patients, incluant 8 adultes et 2 adolescents, pour lesquels le diagnostic de migraine confusionnelle a été retenu.
Le tableau chez l’adulte est comparable à celui de l’enfant, comportant désorientation temporo-spatiale, troubles de la parole, difficultés de reconnaissance des visages familiers et rarement apraxie. Ces symptômes peuvent durer
Migraines et céphalées
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L’expression membranaire défectueuse du co-transporteur Na+-HCO3− NBCe1 entraîne une migraine familiale
Dr Anne Ducros CHU de Montpellier - Paris
Une équipe a identifié un nouveau gène de la migraine. Comme pour les 3 gènes connus de la migraine hémiplégique familiale (MHF), ce gène SLC4A4 code un transporteur ionique, le co-transporteur Na+-HCO3− NBCe1. Cette protéine a trois isoformes : NBCe1A est exprimée dans le rein, NBCe1C dans le cerveau, et NBCe1B dans le pancréas, l’œil et le cerveau.
L’activité de transport astrocytaire de NBCe1B module probablement l’excitabilité neuronale en régulant le pH local. Des mutations homozygotes de SLC4A4 étaient déjà impliquées dans l’acidose tubulaire
Migraines et céphalées
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Rigidité artérielle chez les trentenaires migraineux
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Les mécanismes qui sous-tendent les liens entre migraine et maladies cardiovasculaires demeurent inconnus, mais les modifications vasculaires associées à la migraine ne se limitent probablement pas au territoire cérébral. La vitesse de l’onde de pouls (VOP) aortique est une mesure directe de la rigidité aortique et constitue un facteur prédictif indépendant de morbidité et mortalité.
Cette étude a porté sur 60 sujets jeunes migraineux et démontre, que la VOP était plus élevée chez les patients migraineux que dans la population témoin, cette élévation étant plus notable chez les
Migraines et céphalées
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Intérêt de l’acupuncture dans les céphalées de tension
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
Les céphalées de tension épisodiques ou chroniques représentent un challenge dans leur prise en charge. Si des stratégies médicamenteuses sont recommandées, fondées sur les AINS et les antidépresseurs tricycliques, la plupart du temps l’échec thérapeutique conduit à proposer des traitements alternatifs qui peuvent être non médicamenteux.
De nombreuses études sont consacrées à l’évaluation des pratiques d’acupunctures dans les céphalées primaires, car ces techniques sont souvent employées par les céphalalgiques, soit comme
Migraines et céphalées
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Algie vasculaire de la face et réponse à l’indométhacine
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
La réponse à l’indométhacine fait partie des critères diagnostiques d’un certain nombre de céphalées trigémino-autonomiques ou syndromes apparentés, en particulier l’hémicrânie paroxystique chronique (HPC) et l’hémicrania continua. Malgré quelques observations isolées rapportant une sensibilité des crises d’algie vasculaire de la face (AVF) à l’indométhacine, classiquement ce traitement est considéré comme étant inefficace dans l’AVF.
Les auteurs rapportent quatre observations d’AVF (2 formes épisodiques et 2 formes chroniques) sensibles à ce traitement et font
Migraines et céphalées
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L’intérêt porté par les neurologues américains aux céphalées et autres affections neurologiques
Pr Gilles Géraud CHU Rangueil - Toulouse
Une étude pilote portant sur 94 neurologues participant à une réunion de formation médicale continue a été réalisée afin de savoir si ces neurologues aimaient traiter les céphalées et les autres maladies neurologiques les plus courantes, ainsi que pour évaluer la prévalence personnelle de ces affections.
On a demandé à ces neurologues de répondre à la question suivante : « J’aime traiter les patients présentant cette maladie ou ce symptôme », en utilisant une échelle de 5 points, de 1 « Je désapprouve fortement », à 5 « J’approuve complètement ».
Le taux de réponse a été de 46% avec une moyenne d’âge de 52 ans. Ceux qui ont répondu
Migraines et céphalées
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Le lobe temporal : un nouvel acteur dans la migraine ?
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
Les auteurs présentent trois études d’imagerie cérébrale (deux études en IRMf et une étude de diffusion) décrivant l’implication du lobe temporal chez les patients migraineux.
Au cours de la première étude en IRMf, 11 patients souffrant de migraine épisodique et 11 témoins ont été inclus. L’étude était réalisée en période interictale. Des stimulations douloureuses thermiques étaient réalisées au niveau du front.
Une augmentation du signal BOLD était observée chez les migraineux par rapport aux témoins dans
SEP et maladies apparentées
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Capacités d’apprentissage et de mémoire dans la SEP : application du concept de réserve cognitive
Melle MAEVA CAMUS Hôpital Pitié-Salpêtrière - ORLEANS
Dans plusieurs pathologies neurologiques, la sévérité des troubles cognitifs n’est pas directement liée au degré d’atteinte cérébrale. Certains facteurs, comme la réserve cognitive, peuvent nuancer ce lien. Une réserve cognitive élevée diminuerait les conséquences négatives de l’altération cérébrale sur la cognition.
Sumowski et al. ont étudié les effets de l’atrophie cérébrale et de la réserve cognitive sur les troubles mnésiques, fréquemment observés chez les patients ayant une sclérose en plaques. Les auteurs ont également recherché un effet d’interaction entre ces deux facteurs.
Quarante-quatre sujets ont participé à l’étude
SEP et maladies apparentées
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Suivi des neuromyélites optiques de Devic en France
Dr Laure Michel CHU de nantes - Saint Herblain
La Neuromyélite optique (NMO) est une maladie inflammatoire et démyélinisante du SNC caractérisée par la survenue de névrites optiques et de myélites extensives. Les critères diagnostiques de cette maladie ont été révisés en 2006 suite à la découverte d’un marqueur biologique spécifique de cette maladie : les anticorps anti NMO (dirigés contre l’aquaporine 4).
N. Collongues et coll. décrivent dans cette étude épidémiologique la plus grande cohorte, jamais rapportée à ce jour, de 125 patients atteints de NMO, en tenant compte de ces nouveaux critères diagnostiques. Cette étude
SEP et maladies apparentées
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Neuromyélite optique de Devic, astrocyte et démyélinisation
Dr Laure Michel CHU de nantes - Saint Herblain
En 2004, Lennon et coll. ont mis en évidence l’existence d’un auto anticorps (IgG anti NMO) spécifique de la Neuromyélite Optique (NMO). Cet anticorps est dirigé contre l‘aquaporine 4 (AQP4), canal à eau situé sur les pieds astrocytaires.
D’un point de vue immunopathologique, les lésions de NMO se caractérisent ainsi par une perte d’AQP4 et de GFAP (Glial Fibrillary Acidic Protein : Protéine astrocytaire spécifique) dans les zones péri vasculaires, avec une relative préservation de la myéline au début de la maladie.
Dans cette étude, Takano et coll. se sont intéressés
Neuro-oncologie
Cas Clinique
Une tumeur déstabilisante
Dr Karima Mokhtari GHP Salpêtrière - paris
Clinique :
Femme âgée de 75 ans
Syndrome cérébelleux d’aggravation progressive
Quel est votre diagnostic ?
- Imagerie IRM conventionnelle :
Large lésion cérébelleuse hémisphérique postéro-supérieure droite. Volumineuse composante kystique en isosignal FLAIR et net hyposignal T1 non modifié par le contraste. Nodule mural en hypersignal FLAIR (et isosignal T1 – non montré). Œdème quasi-absent.
Prise de contraste après injection de gadolinium très intense et homogène du nodule mural. Adossement de la prise de contraste murale à la surface piale cérébelleuse adjacente.
- Imagerie IRM de perfusion :
Les courbes de perfusion montrent
Migraines et céphalées
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Style de vie défavorable et céphalées récurrentes chez l’adolescent. L’étude HUNT
Dr Anne Ducros CHU de Montpellier - Paris
Les auteurs ont étudié le lien entre les céphalées primaires récurrentes (migraine et céphalée de tension) et des facteurs de style de vie défavorables (surpoids, faible activité physique et tabagisme) dans une population non sélectionnée d’adolescents norvégiens.
Un total de 5 847 élèves âgés de 13 à 18 ans ont été interrogés sur leurs éventuelles céphalées et ont complété un questionnaire détaillé évaluant l’activité physique et le tabagisme. Tous ont été pesés et mesurés par une infirmière.
Les céphalées étaient classées en migraine, céphalée de tension et inclassable.