Migraines et céphalées
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Migraine avec confusion aiguë chez un adolescent répondant au valproate de sodium intraveineux
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
La migraine est une affection fréquente au cours de l’enfance et de l’adolescence avec une prévalence respective de 3 à 11% et de 8 à 23%. Des équivalents migraineux ou plutôt des syndromes périodiques de l’enfant, habituellement précurseurs de migraine, sont décrits dans la classification internationale des céphalées comme la migraine abdominale, les vomissements cycliques ou les vertiges bénins paroxystiques de l’enfant. La migraine avec signes confusionnels ne figure plus parmi ces syndromes.
Toutefois, les auteurs de ce travail rapportent une observation ayant conduit à porter ce diagnostic par défaut d’autres hypothèses étiologiques. Une fillette de 12 ans,
Migraines et céphalées
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Comment le stress agit-il sur les céphalées de tension ?
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Voici une excellente revue de la littérature sur l’apport des recherches récentes sur le rôle du stress dans la genèse et l’aggravation des céphalées de tension (CT). Dans un premier temps, les auteurs résument l’état actuel des connaissances sur la physiopathologie des céphalées de tensions. Ils font référence aux mécanismes périphériques (musculaires et myofasciaux) et aux mécanismes centraux (sensibilisation au niveau du noyau trigéminal, sensibilisation supraspinale, modification des systèmes inhibiteurs descendants et des CIDN, enfin rôle des variables psychologiques).
Puis, ils proposent une revue des études sur le thème de l’interaction stress/douleur
Migraines et céphalées
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Les caractéristiques de la migraine sont-elles différentes chez les patients souffrant d’un trouble de l’humeur comorbide ?
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
L’objectif de cette étude était de savoir si la maladie migraineuse présente des caractéristiques sémiologiques différentes chez les patients ayant une comorbidité pour la dépression majeure comparés à ceux qui n’en ont pas.
Les caractéristiques cliniques de 3 428 migraineux sans comorbidité ont ainsi été comparées à celles de 1 816 migraineux présentant également un épisode dépressif majeur. Les caractéristiques sémiologiques de la migraine qui ont été explorées étaient les critères diagnostiques de l’ICHD. Tous les symptômes étaient plus prévalents dans le groupe des patients déprimés.
Migraines et céphalées
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Vers une compréhension des mécanismes supportant la céphalée par abus médicamenteux lorsqu’elle est induite par les triptans
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
De Felice et ses collaborateurs, du groupe de Porrecca au Département de pharmacologie de l’Université de l’Arizona à Tucson, rapportent un travail expérimental qui apporte des éléments permettant de mieux appréhender les mécanismes physiopathologiques qui pourraient supporter la céphalée par abus de triptans.
Cette équipe a ainsi administré à des rats du sumatriptan ou du naratriptan par voie sous-cutanée selon deux modalités (injections ponctuelles répétées toutes les 48h ou infusion continue pendant 6 jours), afin de reproduire la situation d’abus de triptans observée en clinique. La sensibilité
SEP et maladies apparentées
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Leçons de la nature : la grossesse modifie l’expression des gènes de l’inflammation chez les patients ayant une SEP
Dr Laure Michel CHU de nantes - Saint Herblain
On connaît depuis plusieurs années maintenant l’effet bénéfique de la grossesse sur l’activité clinique de la sclérose en plaques. Cette période de la vie correspond en effet à un état transitoire de « tolérance immunitaire », dont le but premier est d‘éviter le rejet du fœtus. Cette amélioration transitoire de la maladie est en partie due aux taux élevés des hormones sexuelles (dont l’estriol) qui favoriseraient un état immunitaire « anti-inflammatoire ».
Gilli et coll. ont réalisé dans cette étude une analyse large et exhaustive des changements moléculaires survenant pendant
SEP et maladies apparentées
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Les enfants les plus jeunes ayant une SEP ont un profil inflammatoire du LCR particulier
Dr Laure Michel CHU de nantes - Saint Herblain
Le diagnostic de sclérose en plaques chez l’enfant reste actuellement plus difficile que chez l’adulte. Les présentations cliniques et IRM diffèrent beaucoup de l’adulte, spécifiquement chez les enfants de moins de 11 ans. De même, l’analyse du liquide céphalo-rachidien semble moins univoque avec une fréquence des bandes oligoclonales variant considérablement d’une étude à l’autre (8 à 92%).
Chabas et coll. se sont attachés dans cette étude à comparer la cellularité et le profil oligoclonal des Immunoglobulines (Igs) du LCR entre les formes pédiatriques débutant jeunes (< 11 ans) et celles débutant à l’adolescence(entre 11 et 18 ans).
SEP et maladies apparentées
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Rôle de l’IRM pour différencier les ADEM de la SEP chez les enfants
Dr Laure Michel CHU de nantes - Saint Herblain
L’encéphalomyélite aiguë disséminée (ADEM) se caractérise typiquement sur le plan IRM par : une atteinte large, bilatérale, asymétrique, supra et infratentorielle, de la substance blanche. Environ 18% des enfants atteints de SEP débutent leur maladie par un événement démyélinisant caractérisé d’ADEM.
L’objectif de cette étude a été de définir des critères IRM initiaux permettant de distinguer les enfants qui vont évoluer vers une authentique SEP de ceux qui ne vont présenter qu’un événement unique de type ADEM monophasique.
Une analyse rétrospective des IRM (nombre, taille et localisation des lésions T2 et FLAIR,
SEP et maladies apparentées
Fiche Pratique
Une leucoencéphalopathie diffuse
Pr David Devos CHU et Université - Lille
Ce patient né en 1950, sans antécédent personnel ou familial, consulte à l’âge de 37 ans pour un déficit moteur d’apparition progressif du membre inférieur droit. L’examen initial retrouve un syndrome tétrapyramidal avec un déficit hémicorporel droit incomplet et une hypoesthésie de ce membre inférieur droit. Le reste de l’examen neurologique est normal.
Une TDM encéphalique est réalisée :
Cas Clinique
Un hématome suspect
M. Guillaume Louvel Centre Eugène Marquis - RENNES
Une femme de 67 ans, à l’antécédent unique de dyslipidémie traitée depuis 10 ans par Fénofibrate®, a présenté brutalement des céphalées frontales droites associées à un déficit moteur de l’hémicorps gauche.
La patiente a été transférée aux urgences. Une IRM encéphalique (figure 1) retrouvait un hématome lobaire fronto-pariétal droit.
Figure 1 : IRM encéphalique. La séquence pondérée en T2 * (A) montre un hématome pariétal supéro-interne droit. L’hypersignal hétérogène T1 visible dans l’hématome sur la séquence 3D T1 après injection de gadolinium (B) ne correspond pas
Migraines et céphalées
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Récepteurs TRPV1 dans la physiopathologie de la migraine… une piste thérapeutique ?
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Les récepteurs vanilloïdes ou TRPV (Transient Receptor Potential Vanilloid) sont des récepteurs-canaux cationiques qui, à l'état ouvert, laissent entrer dans la cellule le calcium et le sodium ; ce qui crée une dépolarisation. Le récepteur le plus connu est TRPV1.
Les auteurs berlinois de cet article font une revue des connaissances sur ces récepteurs. Les TRPV1 sont présents à la surface des nerfs sensitifs périphériques (peau, langue…) et dans le système nerveux central. Les récepteurs TRPV1 sont activés par la chaleur (au-delà de 43°C), par l'acidité, par l'anandamide et par
Epilepsie/Migraines et céphalées
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Etude multicentrique sur la migraine et les céphalées associées aux crises chez les patients épileptiques
Dr Evelyne Guégan-Massardier CHU de Rouen - rouen
La présence de céphalées au cours d'une crise épileptique est classique, la comorbidité migraine et épilepsie est également reconnue. En revanche, peu de travaux ont analysé, sur une série importante de patients, le type exact des céphalées et leur fréquence au cours des crises épileptiques. C'est l'objet de ce travail où les auteurs les ont étudiées au regard des critères de la classification internationale des céphalées.
Il s'agit d'une étude prospective multicentrique réalisée dans 32 cliniques épileptiques coréennes. Un questionnaire était proposé
Migraines et céphalées
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Une neurostimulation double pour traiter la migraine chronique
Pr Gilles Géraud CHU Rangueil - Toulouse
Une nouvelle approche du traitement de la migraine chronique est basée sur la neurostimulation combinée du nerf occipital et du nerf supra orbitaire. Huit patients ayant une migraine chronique réfractaire aux traitements médicaux ont été recrutés ; durant une période d’essais de 3 à 5 jours, tous ont reçu une double stimulation bilatérale avec 2 programmes : un avec la stimulation occipitale seule (ONS), l’autre avec la double stimulation des nerfs occipitaux et supra orbitaires.
Sept patients (88%) ont répondu à la double stimulation, avec 80-100% d’amélioration de la céphalée. Aucun patient