Migraines et céphalées
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Crises de migraine déclenchées expérimentalement : apports physiopathologiques
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
Les auteurs proposent une mise au point sur les données physiopathologiques acquises grâce aux travaux réalisés à partir de crises de migraine déclenchées expérimentalement.
Les travaux les plus connus et les plus anciens concernent les céphalées déclenchées par le glycéryl trinitrate (GTN). 80% des migraineux déclenchent en effet une crise migraineuse 5 heures après son administration. Les mécanismes de déclenchement des crises par GTN ne sont pas connus, mais des travaux récents montrent l’implication probable de la guanosine monophopshate cyclique (GMPc). En effet,
SEP et maladies apparentées
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Fingolimod par voie orale ou interféron par voie intramusculaire pour la sclérose en plaques
Pr David Laplaud CHU - Nantes
Le fingolimod est un antagoniste des récepteurs de type 1 des sphingosine 1 phosphate entraînant une redistribution des lymphocytes circulants, qui sont alors « piégés » dans les ganglions lymphatiques.
Ce traitement a été essayé dans la sclérose en plaques (SEP) de forme rémittente dans un essai de phase 2 contre placebo sur une durée de 6 mois, ainsi que dans une phase 3 sur 24 mois, montrant une efficacité sur des critères cliniques et radiologiques.
Dans cet essai, portant sur 1 292 patients répartis en 3 groupes (fingolimod à 0.5 mg/j, 1.25 mg/j ou interféron β-1a par voie IM 30 µg/sem), l’objectif principal était de connaître l’efficacité de cette molécule par rapport à un traitement de référence. Le critère d’évaluation
SEP et maladies apparentées
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Essai contrôlé contre placebo testant la Cladribine par voie orale dans la sclérose en plaques
Dr Laure Michel CHU de nantes - Saint Herblain
La sclérose en plaques est une maladie auto-immune chronique, où les lymphocytes T jouent probablement un rôle majeur. Les traitements immunomodulateurs actuellement utilisés dans cette maladie présentent une efficacité partielle sur la fréquence des poussées, et ne s’administrent que par voie injectable. Le mode d’administration de ces immunomodulateurs est à l’origine à ce jour d’un véritable problème de tolérance et d’observance chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP).
La Cladribine est un nouvel immunomodulateur ciblant de manière préférentielle les lymphocytes T CD4+ et CD8+. En effet, le métabolite actif de cette molécule
SEP et maladies apparentées
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Essai contrôlé contre placebo du Fingolimod par voie orale dans la sclérose en plaques
Dr Laure Michel CHU de nantes - Saint Herblain
Le Fingolimod est un modulateur du récepteur de la Sphingosine 1 Phosphate. Son mécanisme d’action passe par l’inhibition de la migration des lymphocytes T en dehors des ganglions lymphatiques. Il permet ainsi de diminuer l’infiltrat de lymphocytes potentiellement auto-agressifs au sein du système nerveux central. Cette molécule a déjà démontré son efficacité sur la fréquence des poussées et la charge lésionnelle dans des essais cliniques de phase II et III.
Cette étude randomisée, contre placebo, en double aveugle, d’une durée de 24 mois a inclus 1 272 patients atteints de SEP de forme rémittente, âgés de
SEP et maladies apparentées
Fiche Pratique
Granulomatose lymphoïde
Dr Laure Michel CHU de nantes - Saint Herblain
Mr R., âgé de 50 ans, chauffeur routier, sans antécédents particuliers, consulte en septembre 2005 pour les symptômes suivants : asthénie, céphalées frontales et troubles de l’équilibre d’installation progressifs depuis quelques mois.
L’examen clinique retrouve : un syndrome cérébelleux, un syndrome pyramidal irritatif, un nystagmus multidirectionnel, une paralysie faciale droite centrale.
L’IRM cérébrale du 09/09/2005 :
Epilepsie
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Neuropathologie des épilepsies temporales : une série italienne de 243 patients opérés
Dr Sophie Hamelin CHU - Bourgoin-Jallieu
Le message : La présence isolée d’une sclérose hippocampique ne représente pas la majorité des lésions observées. Celles-ci sont fréquemment associées à des dysplasies corticales, particulièrement lorsqu’un antécédent de crise fébrile est noté. L’association d’une sclérose hippocampique et d’une lésion tumorale est rarement observée.
L’étude : Il s’agit d’une étude rétrospective, reprenant les données des patients opérés au Centre Claudio Munari en Italie pour une épilepsie temporale (mai 1996-mai 2005). Deux cent quarante-trois patients ont été retenus pour la qualité des pièces de résection permettant
Epilepsie
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Le traitement de l’épilepsie absence de l’enfant, l’ethosuximide revisité !
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : Dans une étude en double-aveugle, contrôlée, le valproate et l’ethosuximide montrent une meilleure efficacité dans l’épilepsie absence de l’enfant que la lamotrigine. L’ethosuximide est mieux toléré sur le plan attentionnel que le valproate.
L’étude : Etude multicentrique, en double-aveugle, contrôlée et randomisée, portant sur une population importante d’enfants rigoureusement sélectionnés.
La nuance : Il n’est pas certain que des épilepsies absences juvéniles n’aient pas été inclues (toutefois balancé dans les différents groupes, le biais serait minime). Une analyse plus fine (hors de propos de l’article) des patients n’ayant pas répondu aux traitements aurait été intéressante
Epilepsie
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Les états de mal inauguraux chez l’enfant
Dr Sophie Hamelin CHU - Bourgoin-Jallieu
Le message : La survenue inaugurale d’un état de mal chez l’enfant est principalement le fait d’états de mal fébriles. Parmi les autres étiologies, l’imagerie (scanner ou IRM) permet d’apporter des éléments étiologiques dans 30% des cas.
L’étude : Il s’agit d’une étude réalisée à Washington entre le premier janvier 2001 et le 31 décembre 2007, grâce au recueil prospectif des éléments cliniques et para-cliniques sur une base de données (caractéristiques démographiques, type de crise, examen clinique, biologie, imagerie...).
La limite : Le type de recueil par le biais d’une base de données reste limité, notamment
Epilepsie
Cas Clinique
« Seizure phobia », ou un traitement contraphobique
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
La soixantaine bien dépassée, Madame L. continue de fréquenter avec une assiduité remarquable la consultation d’épileptologie. Année après année, elle se présente avec le même soin devant son neurologue et, inexorablement, signale l’absence de tout évènement d’allure critique au cours de la période écoulée. Non, rien. Pas la moindre petite absence, pas la moindre petite secousse et aucune chute, aucune manifestation plus bruyante qui aurait pu inquiéter au sujet de l’équilibre parfait de son épilepsie.
Il faut dire que son traitement est stable. D’une grande stabilité, puisque depuis aujourd’hui 35 ans, c’est le même : le phénobarbital. Sous différentes formes,
Migraines et céphalées
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Traitements de la migraine : état des lieux et perspectives
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Dans une synthèse d’une douzaine de pages, P Goasdby fait la synthèse de l’état des lieux et des perspectives des traitements de crise et de fond de la migraine.
Il souligne les acquis actuels pour le traitement de crise (intérêt du traitement précoce en particulier dans la prévention de la récurrence ; intérêt de la combinaison triptan couplé à un AINS dans le traitement de la crise) et aborde la place des thérapeutiques futures (antagonistes des récepteurs au CGRP dont l’intérêt est la meilleure tolérance cardio-vasculaire, mais dont l’avenir est toujours lié à une potentielle toxicité hépatique ; agonistes des récepteurs 5HT1F).
Migraines et céphalées
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Migraine et risque vasculaire…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Bigal et ses collaborateurs rapportent les résultats d’une étude épidémiologique, dont l’objectif était d’évaluer l’association de la migraine aux maladies cardiovasculaires et aux facteurs de risque cardio-vasculaire. Il s’agissait d’une étude cas-témoins de grande envergure, puisque ayant concerné 6 102 migraineux et 5 243 contrôles issus d’un échantillon représentatif de la population nord-américaine.
Cette étude a ainsi permis de montrer que la migraine, toutes formes cliniques confondues, ainsi que la migraine avec aura étaient associées à un risque plus important d’infarctus myocardique, d’accident vasculaire cérébral et d’artérite
Migraines et céphalées
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AVF réfractaire de l’enfant : à propos d’un cas et revue de la littérature
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
L’algie vasculaire de la face (AVF) est exceptionnelle chez l’enfant et à ce jour seulement 15 études colligeant 128 observations sont disponibles dans les populations âgées de moins de 18 ans. Ainsi, la prévalence calculée grâce à ces travaux serait de 0.09–0.1%. Les auteurs de cet article décrivent une nouvelle observation d’un garçon, dont l’AVF débuta à l’âge de 10,5 ans dans un contexte non familial.
Ce jeune patient développa un tableau atypique initialement d’AVF droite avec signes végétatifs unilatéraux et accès douloureux plusieurs fois par jour dés le début de sa maladie. L’examen clinique intercritique était