Migraines et céphalées
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Epicrania fugax : une nouvelle céphalée
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
L’epicrania fugax se définit comme une céphalée paroxystique, de durée brève de 1 à 10 secondes débutant dans les régions pariétales ou occipitales et se propageant vers l’œil ou le nez ipsilatéral avec un trajet en zig zag ou linéaire.
Les auteurs rapportent 10 observations recueillies sur un an d’une céphalée, dont la description est récente. Les patients ne présentent pas de zone gâchette et des signes autonomiques oculaire ou nasal peuvent être rapportés au cours de la crise. Le bilan neuroradiologique était strictement normal.
La prise en charge thérapeutique est très hétérogène
Migraines et céphalées
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Triptans et grossesse : confirmation de l’absence de risque en cas d’utilisation pendant le premier trimestre, mais attention au deuxième et au troisième trimestres…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Nezvalova-Heriksen et ses collaborateurs rapportent les résultats d’une cohorte de 69.929 femmes norvégiennes prégnantes en vue d’évaluer les risques auxquels expose l’utilisation de triptans pendant la grossesse, en considérant une utilisation pendant le 1er trimestre et pendant les 2e et 3e trimestres de la grossesse.
Au cours du 1er trimestre, l’utilisation de triptans ne s’est pas avérée associée à une augmentation de malformations congénitales, le risque relatif étant de 1,0 avec un intervalle de confiance (à 95%) compris entre 0,7 et 1 ,2. L’utilisation de triptans au cours
Migraines et céphalées
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Hernie des amygdales cérébelleuses après chirurgie bariatrique chez une patiente présentant une hypertension intra-crânienne idiopathique
Pr Gilles Géraud CHU Rangueil - Toulouse
Une hernie acquise des amygdales cérébelleuses est une complication connue du shunt lombo-péritonéal quelque soit son indication, dans ce cas pour une hypertension intra-crânienne idiopathique. La physiopathologie de l’hypertension intra-crânienne idiopathique reste mal connue, mais l’augmentation de la masse corporelle est un facteur de risque bien connu de développer une telle hypertension intra-crânienne.
Les auteurs décrivent le cas d’une patiente obèse porteuse d’une hypertension intra-crânienne idiopathique, ne répondant pas à la mise en place d’un shunt lombo-péritonéal.
Migraines et céphalées
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Plus de symptômes psychopathologiques chez les adolescents céphalalgiques : une étude en population générale
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Cette étude a été réalisée sur un échantillon de 1.047 adolescents âgés de 13 à 17 ans, issus de la population générale bavaroise. Les données ont été collectées à l’aide de questionnaires informatisés. Les données concernant la psychopathologie étaient recueillies grâce au questionnaire SDQ, qui renseigne plusieurs domaines : les symptômes émotionnels, les troubles du comportement, le trouble hyperactivité/déficit attentionnel, les problèmes relationnels avec les pairs. Les diagnostics ICHD-II de céphalées ont été faits à l’aide de questionnaires spécialement prévus pour pouvoir être utilisés en pédiatrie.
Les résultats montrent que 47,8% des adolescents souffrent de céphalées
Epilepsie
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Les crises inhibitrices et les accidents ischémiques transitoires : comment les différencier ?
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : Le sexe féminin, le caractère récidivant, la présence d’une aphasie ou d’une dysarthrie, les anomalies EEG sont des éléments pouvant orienter vers une origine épileptique devant un déficit neurologique transitoire évocateur d’un AIT (« crise inhibitrice »).
L’étude : Etude comparative au sein d’une population recrutée de manière consécutive dans une unité neurovasculaire.
La nuance : Les critères utilisés pour sélectionner les deux sous-populations « crise » vs « AIT » constituent naturellement un biais de recrutement limitant la portée de l’analyse comparative (circularité).
Epilepsie
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Les automatismes des crises temporales : deux types différents, un pour chaque côté (ipsilatéral et controlatéral au foyer)
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : Les automatismes critiques non manipulatoires, c’est-à-dire sans composante semi-finalisée, sont corrélés à un foyer controlatéral temporal.
L’étude : Etude rétrospective d’une série chirurgicale d’enregistrement vidéo-EEG de crises d’origine temporale.
La nuance : Caractère rétrospectif de l’étude, hétérogénéité potentielle de la population étudiée.
Le détail : Les automatismes moteurs observés au cours des crises épileptiques d’origine temporale ont suscité de nombreux travaux descriptifs, portant notamment sur leur valeur latéralisatrice. Ainsi, les automatismes unilatéraux sont indicateurs
Epilepsie
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SUDEP et cardiologie
Dr Sophie Hamelin CHU - Bourgoin-Jallieu
Le message : La SUDEP (Sudden Unexpected Death in Epilepsy) est responsable d’une augmentation du risque de décès chez le patient épileptique, principalement lorsque les patients présentent des crises généralisées tonico-cloniques, et le trouble du rythme cardiaque est l’une des étiologies retenues.
Dans cette étude, par rapport à une crise partielle, la survenue d’une crise secondairement généralisée s’accompagne d’une dysautonomie, observable par une modification du rythme cardiaque (augmentation prolongée de la fréquence cardiaque, et baisse des variations du rythme cardiaque) et du QT (principalement des raccourcissements).
Epilepsie
Cas Clinique
Un trouble du langage nettement fluctuant chez une personne âgée
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Mme JM, 82 ans, était admise aux urgences en raison d’une modification récente de son comportement. Ses antécédents étaient marqués par un épisode isolé, il y a quelques années, de clonies prolongées de l’hémicorps droit, résolutif sous traitement antiépileptique, dont l’étiologie n’avait pas été retrouvée (anomalies diffuses de la substance blanche d’origine ischémique, en l’absence de lésion focale hémisphérique récente).
Depuis ces manifestations, elle était traitée par levetiracetam. Dès son admission, le diagnostic de confusion était porté, avec un contact fluctuant ainsi que
Neuro-oncologie
Cas Clinique
Une gliomatose un peu brutale
Dr Dimitri Psimaras Hôpital Pitié-Salpêtrière - paris
Patiente de 60 ans. Pas d’ATCD particuliers.
« Astrocytome bas grade » du cervelet en 2005 : chirurgie.
Transformation anaplasique début 2007
– Chirurgie
– Mai - juin : Radiothérapie + Temodal
– Juillet - septembre : Temodal adjuvant (échappement)
– Octobre - mars : Campto-Avastin
Migraines et céphalées
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Quand la migraine permet de comprendre la physiopathologie du syndrome de Capgras
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Les auteurs rapportent l’observation d’une patiente, aux antécédents de migraine avec aura, ayant présenté un épisode de migraine hémiplégique sporadique accompagnée d’un tableau délirant avec paramnésie reduplicative et asomatognosie ayant duré plusieurs jours. Le bilan en IRM mettait en évidence un œdème cérébral diffus bien que prédominant dans la partie postérieure de l’hémisphère droit régressif en une semaine.
Une mutation ATP1A2 fut trouvée. L’œdème cérébral, au cours des épisodes de migraine hémiplégique,
Migraines et céphalées
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Evaluation de la prévalence des cervicalgies au cours de la migraine
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
Les signes d’accompagnement digestifs ou sensoriels de l’accès migraineux sont connus de tous et font partie des critères de l’IHS de définition de la migraine (2004). Plusieurs travaux anciens ont souligné la présence de douleurs occipitales (39,8%) ou de la nuque (39,7%) au cours de l’accès migraineux, sans toutefois affirmer un lien direct entre l’accès migraineux et ce signe.
Les auteurs de cette étude ont évalué de façon prospective la présence de nuccalgies au cours de l’accès douloureux de migraine et comparé la prévalence de ce signe par rapport à celle des nausées, du fait de
Migraines et céphalées
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Vérapamil et pamplemousse : une association potentiellement dangereuse !
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
Les auteurs rapportent le cas d’une patiente âgée de 42 ans aux ATCD de migraine, qui fut hospitalisée en urgence pour « palpitations » et céphalée inhabituelle. Cette patiente, traitée habituellement par 120 mg de Vérapamil par jour, avait accidentellement pris le matin de son admission deux autres comprimés de 120 mg. Dans le service des urgences, elle présenta des troubles de conscience, une bradycardie (34 battements/min), puis une défaillance respiratoire sévère nécessitant une intubation. Le bilan biologique retrouva une acidose métabolique.
Aucune cause septique ou cardiaque ne fut décelée. Le bilan métabolique et toxique était normal sauf