Migraines et céphalées
Article Commenté
Céphalées par abus médicamenteux et traits de personnalité : la surprise du MMPI…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Sances et ses collaborateurs rapportent un travail dont l’objectif était d’évaluer les traits de personnalité des patients souffrant de céphalées par abus médicamenteux en les comparant à ceux de patients souffrant de céphalée épisodique et ceux de sujets témoins non céphalalgiques.
Cette étude a reposé sur un questionnaire de référence, à savoir le Minnesota Multiphasic Personality Inventory dans sa seconde version (MMPI-2) et a concerné 55 témoins, 82 patients avec céphalées par abus médicamenteux, 82 avec céphalée épisodique, soit migraineuse soit tensive
Démences et Syndromes apparentés
Article Commenté
Prédiction de la neuropathologie des aphasies progressives primaires et des anarthries progressives
Dr Francois Sellal CMRR de Strasbourg-Colmar - Colmar
Les auteurs ont analysé les dossiers de 18 patients adressés au CMRR de Lille entre 1993 et 2008 pour une aphasie progressive primaire ou une anarthrie progressive, pour lesquels des données anatomo-pathologiques étaient disponibles. Tous avaient eu un bilan clinique complet avec exploration neuropsychologique et orthophonique, une imagerie morphologique par scanner ou IRM et un SPECT.
La caractérisation des troubles du langage et de la parole ne s’est pas faite selon le découpage classique en aphasies progressives fluente, non fluente et logopénique et en anarthrie progressive, mais selon
Démences et Syndromes apparentés
Article Commenté
Bapineuzumab : détail des résultats de la phase 2 de recherche de dose d’une durée de 18 mois, chez des patients ayant une maladie d’Alzheimer légère à modérée
Dr Laurence Hugonot-Diener MEDFORMA - PARIS
Le bapineuzumab est un anticorps humain, monoclonal anti-bêta amyloïde (Aß) ; son efficacité et sa tolérance ont été étudiées pour plusieurs doses ascendantes (0,5, 1,0, 1,5 ou 2,0 mg/kg).
L’étude en double aveugle versus placebo a inclus 234 patients, âgés de 69 à 70 ans en moyenne ayant une MA probable légère à modérée (MMS compris entre 16 et 25 et 20 en moyenne). Les patients ont reçu 6 perfusions, à 13 semaines d’écart avec la dernière évaluation à la semaine 78 (18 mois).
L’analyse sur les critères principaux était une analyse en intention de traiter sur la DAD pour l’évaluation fonctionnelle et l’ADAS-Cog
Démences et Syndromes apparentés
Cas Clinique
Une cause neurologique d’un syndrome de Diogène…
Dr Catherine Thomas-Antérion Lyon
Nous rapportons le cas d’un patient de 52 ans vu en consultation de mémoire à la demande du foyer où il séjourne. Le sujet a vécu dans la rue longtemps et peut fournir lui-même un certain nombre d’informations. Il fait partie d’une fratrie de 4 (deux sœurs sont décédées). Il a été dans l’enfance placé en famille d’accueil (sa mère ayant été incarcérée pour des faits graves). Il a néanmoins passé un Bac et obtenu un diplôme de type BTS commercial. Il a été marié, père de deux enfants (perdus de vue) et a travaillé 15 ans comme représentant.
Il semble qu’une rupture dans son parcours de vie soit survenue vers 40 ans avec divorce, perte d’emploi,
Neuro-oncologie
Cas Clinique
Cas n°1 des confrontations anatomo-radiologiques de l'AnOcef
Dr Nadine Martin-Duverneuil Pitié-Salpêtrière - Paris
Clinique :
Homme âgé de 48 ans.
Céphalées, troubles cognitifs
Quel est votre diagnostic?
- Imagerie IRM conventionnelle :
Très volumineuse lésion frontale droite cortico-sous-corticale hétérogène sur toutes les séquences. En iso/hyposignal T1, hypersignal FLAIR, elle exerce un important effet de masse sur les cornes frontales ventriculaires adjacentes. Extension sous-falcorielle le long du corps calleux.
L’œdème périlésionnel reste très modéré malgré le volume de la lésion.
Après injection,
Epilepsie
Article Commenté
Remaniements bilatéraux dans l’organisation synaptique du gyrus denté au cours des épilepsies ; une étude anatomopathologique
Dr Sophie Hamelin CHU - Bourgoin-Jallieu
La sclérose hippocampique peut être définie par la présence d’une perte cellulaire au sein des cellules pyramidales de la corne d’Ammon associée à une gliose. Cet aspect est le plus souvent associé à d’autres remaniements, tel le bourgeonnement des fibres moussues, projection glutamatergiques des cellules granulaires du gyrus denté et modifications des fibres de projection du neuropeptide Y. Cette étude propose une analyse anatomopathologique post mortem des deux hippocampes de patients épileptiques.
Le message : Le bourgeonnement des fibres moussues ainsi que les modifications structurales des fibres du neuropeptide Y sont plus fréquents en cas de sclérose hippocampique bilatérale,
Epilepsie
Article Commenté
Quels sont les facteurs de pharmacorésistances au valproate dans l’épilepsie absence de l’enfant ?
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : Une fréquence élevée des crises avant traitement, l’association à des crises généralisées tonico-cloniques et un âge de début précoce sont des facteurs qui sont associés à une mauvaise réponse au valproate sodique (persistance des crises) au cours de l’épilepsie absence de l’enfant.
L’étude : Etude rétrospective portant sur une base de données clinique et EEG hospitalière canadienne.
La nuance : La nature rétrospective de l’étude, et le fait que la population recrutée soit hospitalière (ce type de recrutement a tendance à drainer des formes plus sévères).
Le détail : L’épilepsie absence de l’enfant (EAE) est réputée sensible au valproate de sodium (VPA). Toutefois, une minorité de patients continue de présenter des absences
Epilepsie
Article Commenté
EEG-IRMf : quel apport dans le bilan pré-chirurgical des épilepsies frontales ?
Dr Sophie Hamelin CHU - Bourgoin-Jallieu
Le message : L’EEG-IRMf est l’une des nouvelles techniques d’investigation non-invasive et non-irradiante dont l’apport dans le bilan pré-chirurgical doit être évalué. Les 9 exemples rapportés ici montrent que cet examen, comparé à l’arsenal diagnostique habituel (PET, SPECT, IRM et EEG), apporte des données concordantes avec le reste du bilan.
L’étude : Il s’agit d’une étude prospective ayant inclus 9 patients. Ceux ci ont bénéficié, en plus du bilan pré-chirurgical habituel, d’un EEG-IRMf 3T.
Les données localisatrices des modifications de l’effet BOLD sont comparées aux résultats des PET, SPECT et réorientent une nouvelle lecture de l’IRM.
Epilepsie
Cas Clinique
Epilepsie partielle bénigne à pointes centro-temporales, appareil orthodontique et bégaiement : un cocktail explosif ?
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
L’épilepsie bénigne à pointes centro-temporales est la forme la plus fréquente des épilepsies partielles idiopathiques de l’enfant, et vraisemblablement, la forme la plus fréquente des épilepsies de l’enfant, et donc, probablement, l’une des formes les plus fréquentes d’épilepsie.
Elle est aisément identifiable par le spécialiste, qui reconnaît les anomalies EEG intercritiques souvent bilatérales et indépendantes sur les régions centrales et temporales, voire multifocales (figure 1), la présence d’un contexte clinique tout à fait rassurant (un enfant sans antécédents particuliers, dont l’examen neurologique est normal et le développement harmonieux), et surtout, le type de crise.
Migraines et céphalées
Article Commenté
Inhibiteurs des récepteurs de l’angiotensine II et malformations fœtales graves
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
L’auteur rapporte l’observation de malformations fœtales graves chez une femme enceinte de 30 semaines et traitée par inhibiteurs des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II ou sartans) à titre anti-migraineux.
Cette patiente âgée de 35 ans présentait dans ses antécédents une maladie migraineuse sévère se manifestant par des crises pluri-hebdomadaires. Un traitement préventif par amitriptyline (16mg/jour) et candésartan (16 mg/jour) avait été instauré un an avant le début de la grossesse.
Durant la grossesse,
Migraines et céphalées
Article Commenté
Comment la lumière exacerbe l’intensité de la céphalée migraineuse
Pr Gilles Géraud CHU Rangueil - Toulouse
La céphalée migraineuse, qui a son origine dans des signaux nociceptifs nés dans la dure-mère cérébrale, a la particularité d’être exacerbée par la lumière. Des aveugles migraineux qui gardent une perception de la lumière conservent, malgré une dégénérescence massive de leurs cellules visuelles cônes et bâtonnets, une augmentation de leurs céphalées par la lumière.
Par une technique de marquage neuronal et d’enregistrements intracellulaires réalisés chez le rat, l’équipe de Rami Burstein a identifié des neurones « dure-mère sensibles » dans le thalamus postérieur, dont l’activité
Migraines et céphalées
Article Commenté
Stimulation magnétique trans-crânienne et migraine avec aura
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Brighina et ses collaborateurs rapportent un travail expérimental neurophysiologique ayant concerné la modulation par stimulation magnétique trans-crânienne de l’excitabilité corticale de patients souffrant de migraine avec aura. Ce travail a concerné neuf patients migraineux, dont plus de la moitié des crises étaient des crises avec aura et neuf sujets sans antécédent céphalalgique et considérés comme les sujets contrôles.
Lors de cette étude, l’excitabilité du cortex moteur des migraineux et des contrôles a été mesurée après une stimulation magnétique trans-crânienne appliquée à une fréquence de 1 Hz, cette stimulation étant appliquée