Neuro-oncologie
Compte Rendu
Irradiation encéphalique totale adjuvante versus observation après radiochirurgie ou chirurgie de une à trois métastases cérébrales : résultats de l’EORTC 22952-26001
Dr Sophie Taillibert Pitié Salpétrière - Paris
Les groupes Radiothérapie et Brain Tumor de l’EORTC ont conduit cet essai de phase III afin d’évaluer la place de la radiothérapie encéphalique (RT) adjuvante en complément d’un traitement local (chirurgie ou radiochirurgie) dans le prise en charge thérapeutique des métastases cérébrales. Les patients étaient atteints de 1à 3 métastases cérébrales de cancer solides (cancers bronchiques à petites cellules exclus) de diamètre ≤ à 3,5 cm (2,5 cm si métastases multiples). En cas de chirurgie , une éxérèse totale était requise. L’atteinte systémique devait être contrôlée et le PS ≤2. Les patients étaient randomisés dans le bras RT versus observation. L’objectif principal était la survie avec préservation d’une indépendance fonctionnelle définie par le délai jusqu’à détérioration du PS à un score ≥3.
Neuro-oncologie
Compte Rendu
Profil de tolérance du bévacizumab (B) dans les métastases cérébrales
Dr Sophie Taillibert Pitié Salpétrière - Paris
Le taux d’hémorragie sur métastase cérébrale varie de 5à 29% dans la littérature selon l’histologie primitive. Alors que l’utilisation de bévacizumab (B) était permise aux Etats-Unis en cas de métastases cérébrales mais classiquement exclue dans les essais cliniques, celle-ci a été contre-indiquée en Europe jusqu’en mars 2009 en raison de la survenue initiale en 1997 d’une hémorragie de grade V sur une métastase cérébrale occulte d’un hépatocarcinome inclus dans une phase I évaluant le B. L’hépatocarcinome métastase rarement au système nerveux central et génère dans ce cas un taux d’hémorragies spontanées très élevé. Depuis 1997, 500 000 patients ont été traités par B dont plus de 13 000 au sein d’essais cliniques.
Neuro-oncologie
Compte Rendu
Etude de phase II, ouverte, multicentrique évaluant l’apport du bévacizumab (BV) en association avec l’association radiothérapie / témolozomide (RT/TMZ) dans la prise en charge initiale des glioblastomes
Dr Sophie Taillibert Pitié Salpétrière - Paris
Lai A et al, ont présenté les résultats d’une étude de phase II évaluant l’efficacité et le profil de tolérance de l’association bevacizumab (BV), témozolomide (TMZ) et radiothérapie (RT) dans la prise en charge initiale des patients atteints de glioblastome. L’objectif principal était la survie globale et les objectifs secondaires le temps jusqu’à progression et la survie à 12 mois. Le traitement débutait 3 à 5 semaines après la chirurgie avec BV (10 mg/kg/14 jours), TMZ (75 mg/m2/j), et RT (2 Gy/j, 30 séances). La phase de maintenance consistait en BV (10mg/kg /14j) et TMZ (150–200 mg/m2/j - 5j/28) jusqu’à progression ou 24 mois suivis de BV seul. Soixante –dix patients
Neuro-oncologie
Compte Rendu
Bevacizumab toutes les 3 semaines en monothérapie à la récidive des gliomes de haut grade : une étude de phase II
Dr Sophie Taillibert Pitié Salpétrière - Paris
L’activité modérée de l’irinotecan en monothérapie ainsi que les résultats de survie des études antérieures sont à la base du rationnel de l’utilisation du bevacizumab en monothérapie chez les patients atteints de glioblastomes à la récidive. De plus, face à la longueur des traitements associant bevacizumab et irinotecan et à l’asthénie ainsi qu’à la lassitude induites par ceux-ci, la question de poursuivre un traitement d’entretien par le bevacizumab en monothérapie se pose régulièrement en pratique. L’intervalle idéal entre 2 administrations est également d’actualité. Le bevacizumab a été administré dans une étude de phase II selon un schéma d’administration toutes les 3 semaines à la dose de 15 mg/kg/j (1 cycle = 6 semaines).
Neuro-oncologie
Compte Rendu
Thérapies ciblées pour les gliomes de haut grade en récidive
Dr Alexandra Benouaïch-Amiel CHU Toulouse - Toulouse
Trois études de phase I/II conduites par le NABTC (North Brain Tumor Consortium) et évaluant l’association de thérapeutiques ciblées ont été présentées en session orale.
Ces trois études ont été réalisées selon un « design » quasi similaire.
Dans ces trois études les patients étaient inclus en récidive de gliomes de haut grade (uniquement des glioblastomes dans les études NABTC 05-02 et NABTC 06-02, glioblastome et/ou gliome anaplasique dans l’étude NABTC 04-02). Le nombre de lignes de traitement préalable était illimité pour l’inclusion dans la phase I mais les patients ne pouvaient pas être inclus dans la phase II au delà de deux récidives.
Le critère principal d’évaluation de la phase II, dans les 3 essais, était la survie sans progression.
Neuro-oncologie
Compte Rendu
Téléphone portable et risque de tumeur cérébrale
Dr Alexandra Benouaïch-Amiel CHU Toulouse - Toulouse
Lors d’une « session éducationnelle », Siegal Sadetzki a discuté l’impact de téléphone portable en tant que facteur de risque de tumeur cérébrale.
Elle a repris et analysé les différentes études et méta-analyses consacrées à cette question.
Aucune de ces études ne permet de conclure à une relation directe. Cependant les résultats de ces études sont a interpréter en tenant compte du faible recul concernant ce type d’exposition : en synthèse ses études n’ont pas mis en évidence un risque direct mais ne permettent pas pour autant de l’écarter sur le long terme. Dans ce contexte l’auteur a rappelé que de nombreux
Neuro-oncologie
Compte Rendu
Etude de phase II de la radio-chimiothérapie suivie de temozolomide adjuvant avec poly-ICLC dans le glioblastome en première intention
Dr Emilie Le Rhun CHRU de Lille - Lille
Les polyICLC (Polyinosinic-polycytidylic) (Hiltonol®) ont un rôle dans l’immunité innée et acquise et régulent de nombreux gènes dans les gliomes. Une précédente étude pilote sur les gliomes de haut grade (n=95) comparant poly-ICLC + Radiothérapie à poly-ICLC seuls a montré une bonne tolérance, mais sans amélioration de la survie sans progression à 6 mois.
Cette étude NABTT étudie la tolérance et l’efficacité des poly-ICLC associé au traitement standard des glioblastomes de l’adulte avec un KPS >60 et un MMSE>15.
Neuro-oncologie
Compte Rendu
Essai de phase II randomisée de l’EMD 121974 en complément du protocole Stupp dans le glioblastome nouvellement diagnostiqué
Dr Emilie Le Rhun CHRU de Lille - Lille
Les intégrines ont un rôle dans l’angiogenèse, la croissance tumorale et le développement de metastases. Le cilengitide est un inhibiteur des intégrines, qui inhibe l’angiogénèse, a des propriétés anti-tumorales et anti-invasives, ainsi qu’un effet synergique avec la radiothérapie et la chimiothérapie. Le cilengitide a été étudié à des doses allant de 500 à 2000 mg, en IV en 2 injections par semaines. La dose maximale permettant une bonne tolérance n’a pas été atteinte.
Les GBM sont des tumeurs hautement vascularisées, donc potentiellement cible pour les intégrines.
Neuro-oncologie
Compte Rendu
Effet d’un inhibiteur de libération du glutamate en association à la radiothérapie et témozolomide chez des patients atteints de glioblastome nouvellement diagnostiqué
Dr Emilie Le Rhun CHRU de Lille - Lille
TALAMPANEL
Drogue orale, inhibiteur des récepteurs AMPA (inhibe la libération de glutamate, augmente le transport du glutamate, bloque les récepteurs au glutamate), avec une bonne pénétration dans le CNS et peu de toxicité dans les études cliniques menées dans le domaine de l’épilepsie.
Etude de phase II sur l’association Talampanel, radiothérapie, TMZ dans les gliomes nouvellement diagnostiqués, comparée aux résultats du Stupp EORTC 2005.
Neuro-oncologie
Cas a discuter
Processus occupant du diencéphale, que biopser ?
Pr Damien Ricard HIA Percy - Clamart
Patient, 53 ans, d’origine algérienne, hospitalisé pour troubles du comportement d’installation rapidement progressive.
Antécédents :
diarrhées récidivantes anciennes (plusieurs FOGD et coloscopie) ayant fait porter le Dc de maladie coeliaque (régime sans Gluten depuis 1996),
colectomie droite en 2002 pour syndrome tumoral non cancéreux.
Neuro-oncologie
Article Commenté
Influence du délai entre la chirurgie et la radiothérapie sur la survie des patients présentant un glioblastome
Pr François Ducray Hôpital Wertheimer - Lyon
Dans les glioblastomes, la question de l’influence du délai d’attente entre la chirurgie et le début de la radiothérapie sur la survie avait été peu étudiée jusqu’à présent. Intuitivement, il paraît logique de penser qu’un délai trop long est un facteur de mauvais pronostic. Ceci était d’ailleurs le cas dans la seule étude rétrospective qui avait été réalisée jusqu’alors. Il s’agissait cependant d’une étude qui avait été conduite dans des gliomes de grades III et IV (1).
Dans une étude rétrospective sur plus de 3.000 patients atteints de glioblastomes et inclus dans des études du RTOG entre 1974 et 2003, Blumenthal et coll. ont comparé la survie de patients chez lesquels la radiothérapie avait été débutée dans les 2 semaines, entre 2 et 3 semaines, entre
Migraines et céphalées
Article Commenté
Céphalées chroniques quotidiennes chez l’enfant : dépister une phobie scolaire associée
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Cinquante jeunes patients consultant au Japon en centre spécialisé dans la prise en charge des céphalées pédiatriques ont été inclus dans cette petite étude, car ils présentaient les critères de céphalées chroniques (CDH). Le recrutement a été réalisé rétrospectivement à partir des dossiers de 208 jeunes consultants pour céphalées. L’âge moyen des enfants était aux alentours de 12 ans, il y avait 27 filles pour 9 garçons.
Les jeunes patients ont été étudiés pour ce qui concerne les troubles psychiatriques et les stress psychosociaux. Parmi ces enfants, 48%