Migraines et céphalées
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Efficacité des triptans au cours de l’aura migraineuse : la question est à nouveau posée…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Aurora et ses collaborateurs au sein d’un groupe de recherche associant les équipes du Swedish Medical Center de Seattle, de la Harvard Medical School de Boston et de GlaxoSmithKline rapportent une étude, dont les résultats conduisent à rediscuter le potentiel thérapeutique du sumatriptan, et plus globalement des triptans, après administration au moment de l’aura.
Cette étude a concerné 19 sujets souffrant de migraine avec aura et a consisté, selon un dessin croisée multiples, à leur demander de traiter 8 crises consécutives avec la prise de 100 mg de sumatriptan oral à des moments différents.
Migraines et céphalées
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Œdème vasogénique, anomalies IRM réversibles et état de mal migraineux
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
L’état de mal migraineux (EMM) se définit par une crise migraineuse durant plus de 72 heures. C’est une complication classique de la migraine considérée comme rare même si un travail récent suggère que 20% des migraineux ont eu ce type d’épisode dans leur vie. La physiopathologie de l’EMM reste obscure. Le stress émotionnel, l’abus médicamenteux, le syndrome anxio-dépressif et l’arrêt du traitement de fond seraient des facteurs de risque d’EMM. Récemment, une altération de la sécrétion circadienne de mélatonine a été mise en évidence dans l’EMM.
Les auteurs rapportent le cas d’une jeune femme de 18 ans, aux antécédents d’épilepsie partielle complexe, migraineuse sans aura avec souvent
Epilepsie
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40 ans d’épilepsie… Le pronostic des épilepsies de l’enfant
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : La présence de crises hebdomadaires au cours de la première année de traitement antiépileptique est associée à un risque augmenté de pharmacorésistance au long cours. Les épilepsies symptomatiques sont également associées à une mortalité plus élevée que les épilepsies idiopathiques/cryptogéniques.
L’étude : Suivi prolongé (40 ans de suivi médian !) d’une cohorte d’enfants âgés de 1 à 16 ans au moment du diagnostic.
La nuance : Les outils diagnostiques indisponibles au moment de la première évaluation (au début des années 60) limitent la validité des catégories proposées. De façon problématique, les auteurs associent au sein d’une même catégorie
Epilepsie
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L’irrésistible tentation de l’île tentaculaire
Dr Dominique Rosenberg CHU Gabriel Montpied - Clermont-Ferrand
L’étude : Analyse du rôle de l’Insula en tant que zone épileptogène chez des patients épileptiques pharmaco-résistants. Etude menée à partir d’une cohorte de patients explorés de manière invasive d’octobre 2004 à juin 2007, chez qui l’exploration intracrânienne incluait une implantation de la région insulaire.
Le message : L’épilepsie insulaire, au sein de cette population il est vrai hypersélectionnée, est « loin d’être rare » (citation des auteurs dans le texte) puisqu’elle a été diagnostiquée chez 4 des 10 patients étudiés. Par ailleurs, c’est une grande simulatrice puisqu’elle peut prendre le masque électro-clinique d’une crise temporale, frontale ou pariétale.
Le détail : Cette étude a été menée par une équipe canadienne ayant décidé, à la suite des études récemment publiées par l’équipe lyonnaise
Epilepsie
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Le RED Syndrome : « MCI » de l’épileptologie ou une auberge espagnole ?
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : Il serait possible d’identifier une population présentant un risque de développer une épilepsie (« RED syndrome », Risk of Epilepsy Development syndrome). L’identification de cette population pourrait inciter à la mise en place de stratégies préventives.
L’étude : Article de réflexion d’un auteur expert à partir des avancées les plus récentes en épileptologie.
La nuance : Bien que stimulant pour la réflexion, cet article ne propose pas d’identifier les différents éléments constitutifs de ce nouveau syndrome, laissant la porte ouverte à ce qui pourrait ressembler à une auberge espagnole, où chacun met ce qu’il apporte…
Epilepsie
Cas Clinique
Quand l’HSV1 frappe deux fois
Dr Dominique Rosenberg CHU Gabriel Montpied - Clermont-Ferrand Anne-Gaëlle Jegu
Antoine est un petit garçon âgé de 8 ans, dont les ATCD sont marqués par la survenue 4 ans plus tôt d’une méningo-encéphalite herpétique. Celle-ci s’était révélée par une crise clonique du membre inférieur droit dans un contexte fébrile apparu depuis 48 heures, suivie d’une aggravation neurologique avec troubles de la vigilance, hyperalgie diffuse, fébricule persistant. La PCR Herpès à HSV1 s’était avérée positive, et l’IRM retrouvait une atteinte corticale multifocale, touchant principalement la région pariéto-centrale interne gauche, le thalamus gauche, l’insula postérieur gauche.
De cet épisode, l’enfant garde des séquelles
Migraines et céphalées
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Algie vasculaire de la face chez l’enfant : expérience d’un centre spécialisé
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
L’algie vasculaire de la face (AVF) est une affection rare chez l’adulte, dont la prévalence chez l’enfant est inconnue. Seuls des cas isolés ont fait l’objet de publications, dont il est difficile de tirer des conclusions quant à la sémiologie ou la thérapeutique. Les auteurs ont proposé d’étudier de façon rétrospective les cas pédiatriques recrutés entre 2000 et 2004 dans leur service spécialisé de prise en charge des céphalées. Onze cas ont fait l’objet de cette étude (7 garçons et 4 filles). Une interview des parents par téléphone a été pratiquée pour préciser la sémiologie et recueillir les informations actualisées.
Migraines et céphalées
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Retrouve-t-on plus de migraine que de céphalées non migraineuses chez les sujets souffrant de dépression récurrente ?
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
On dispose de beaucoup d’études sur la fréquence des troubles dépressifs chez les migraineux. En revanche, les études portant sur la fréquence de la migraine chez les patients déprimés sont très rares.
Cette étude a donc comparé la fréquence des céphalées dans un échantillon de 1.259 patients présentant un trouble dépressif majeur récurrent et dans un groupe contrôle de sujets indemnes d’affection psychiatrique. Le recrutement des cas était hétérogène, et c’est ce qu’on peut reprocher à cette étude :
Migraines et céphalées
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Les cordonniers sont les plus mal chaussés (consommation et abus de traitement de crise chez les pharmaciens migraineux : résultats de l’étude COTA)
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Il s’agit d’une étude menée auprès des personnels des pharmacies officinales en France avec la participation des laboratoires Almirall. Parmi les 16.000 pharmacies régulièrement visitées, 3.326 pharmacies avaient dans leur personnel au moins un migraineux auto-déclaré et acceptaient de participer à l’étude. Ainsi 2.462 questionnaires ont été récoltés (taux de retour de 74%). Parmi eux, 2.094 (85,1%) étaient migraineux (stricts ou probables) selon les critères de l’ICHD-II.
Les principaux résultats étaient les suivants : le taux de migraineux non suivis était plus bas que celui observé dans la population générale française
Migraines et céphalées
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Une étude de jumeaux de la co-morbidité migraine/dépression : arguments en faveur d’une vulnérabilité génétique commune
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
On sait que la comorbidité migraine/dépression est importante par de nombreuses études épidémiologiques de bonne qualité. En revanche, la raison de cette association reste mal connue. Il y a quelques études de chronologie de survenue d’une des affections par rapport à l’autre qui sont en faveur d’une chronologie bidirectionnelle. Elles constituent un argument en faveur d’un facteur étiologique commun, mais très peu d’études évaluent le rôle des facteurs génétiques par rapport aux facteurs environnementaux dans la transmission de cette comorbidité entre deux affections pour lesquelles on sait qu’individuellement les facteurs génétiques pèsent lourd.
Syndromes parkinsoniens
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Rasagiline : un effet neuroprotecteur ?
Dr Christian Geny CHU - Montpellier
La Rasagiline est le dernier traitement antiparkinsonien mis à disposition dans de nombreux pays. Cette molécule est un inhibiteur irréversible de la monoamino oxydase B possédant un effet symptomatique et neuroprotecteur in vivo. La Rasagiline a démontré son efficacité en monothérapie au stade débutant et en add on therapy au stade modéré et avancé.
L’étude TEMPO (TVP-1012 in Early Monotherapy for Parkinson's disease Outpatients) est l’étude pivot randomisée, en double aveugle contre placebo, ayant montré un effet symptomatique de la Rasagiline 1 mg/J. Quatre cent quatre patients
Syndromes parkinsoniens
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Intérêt de l’indiçage externe de la marche dans la démence parkinsonienne ?
Dr Arnaud Delval CHRU Lille - Lille
Les patients parkinsoniens avec troubles cognitifs sont plus à même de développer des troubles de la marche et de la posture avec chutes. L’utilisation d’un métronome dont la fréquence est calée sur la cadence propre du sujet a montré un effet bénéfique chez les sujets parkinsoniens non déments.
Ainsi, les caractéristiques de la marche (vitesse, longueur d’enjambée…) sont améliorées par un métronome, tant dans un environnement de laboratoire qu’au domicile. Par contre, cet indiçage externe n’a pas d’effet bénéfique sur la marche de patients non parkinsoniens ayant une démence avancée. Cette étude avec un très faible effectif