Migraines et céphalées
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Modification de l’excitabilité corticale chez les migraineux : une hypothèse « uniciste »
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
Ces dernières années, de nombreuses études électrophysiologiques ont apporté des arguments en faveur d’une modification de l’excitabilité corticale entre les crises de migraine. Lors des études réalisées en potentiels évoqués (PE), une constante se dégage, à savoir un défaut d’habituation, ceci quelque soit la modalité de stimulation (visuelle, auditive, sensitive, nociceptive….).
En neurophysiologie, l’habituation est définie comme la réduction de la réponse après une exposition prolongée ou répétée à un stimulus. Le défaut d’habituation chez les migraineux se traduit par l’absence de diminution d’amplitude des réponses aux stimulations, voire
Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR)
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Association entre un des variants introniques de MEIS 1 et le syndrome des jambes sans repos en modifiant son niveau d’expression de l’ARNm et de la protéine
Dr Yves Dauvilliers Hopital Gui de chauliac - Montpellier
Deux importantes études d’association génétique sur l’ensemble du génome dans le syndrome des jambes sans repos (SJR) ont pu identifier des marqueurs de prédisposition : MEIS1, BTBD9 et un autre locus entre MAP2K5 et LBXCOR1. Parmi ces marqueurs génétiques, MEIS1 semble de tout intérêt, en tant que gène du développement sensorimoteur.
Cette étude s’est intéressée à préciser le rôle de ce gène MEIS1 dans la physiopathologie du SJR.
L’ADN et des lignées cellulaires de 285 patients avec un SJR appariés à 185 sujets témoins ont été inclus dans ce travail, ainsi que
Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR)
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Un taux élevé d’oestradiol chez les femmes enceintes affectées par le syndrome des jambes sans repos
Dr Elias Karroum Hôpital Pitié-Salpêtrière, UF Pathologies du sommeil, pavillon Marguerite Bottard - Paris
Plusieurs études ont montré une prévalence élevée (de 11 à 27%) du syndrome des jambes sans repos (SJSR) chez les femmes enceintes, avec une forte prédominance au troisième trimestre et une résolution des symptômes dans les quatre semaines suivant la grossesse dans la majorité des cas. Ainsi, la grossesse est considérée comme une cause secondaire de SJSR. Cependant, la physiopathologie du SJSR pendant la grossesse reste mal connue. La carence martiale et l’altération hormonale ont été suspectées comme des facteurs de risques potentiels.
L’objectif principal de cette étude était de vérifier si les changements hormonaux et métaboliques survenants au cours de la grossesse
Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR)
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Maladie coeliaque : une cause possible de ferritinémie basse dans le syndrome des jambes sans repos
Dr Yves Dauvilliers Hopital Gui de chauliac - Montpellier
La maladie cœliaque, caractérisée par une intolérance au gluten, semble de plus en plus fréquente (1/130 sujets de la population générale) et largement sous-diagnostiquée (90% des cas). Elle est révélée par des manifestations polymorphes. Les signes les plus fréquents sont : une asthénie, des douleurs abdominales et une diarrhée de type malabsorption avec stéatorrhée, un amaigrissement et une dénutrition.
Les anomalies biologiques sont des signes indirects de malabsorption du grêle : anémie associée à une carence en fer, folates, vitamine B12 ou
Migraines et céphalées
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Syndrome de stress post-traumatique et migraine
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
L’objectif de cette étude était d’évaluer la fréquence relative du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) chez les patients migraineux comparés aux patients souffrant de céphalées quotidiennes chroniques (CCQ), ainsi que l’impact de ce diagnostic sur le handicap lié aux céphalées.
Cette étude a été menée aux Etats-Unis dans 6 centres spécialisés dans la prise en charge des céphalées. La survenue d’événements de vie chez l’ensemble des sujets a été étudiée (Life Event Check-list), ainsi que la présence des symptômes du syndrome de stress post-traumatique
Migraines et céphalées
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Céphalée hypnique : des arguments pour la piste hypothalamique…
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Les auteurs rapportent l’observation d’une patiente porteuse de troubles bipolaires pour laquelle l’arrêt du lithium au bout de six ans de traitement a été suivi par l’apparition d’une céphalée hypnique transitoire chez une patiente n’ayant pas d’antécédents préalables de céphalées. L’évolution de cette céphalée, qui avait tous les critères IHS de céphalée hypnique, a été spontanément résolutive.
Cette observation est intéressante à plus d’un titre : il s’agit tout d’abord de la première observation de céphalée hypnique décrite lors de l’arrêt d’un traitement thymorégulateur, en sachant que le lithium reste le traitement préconisé (sauf en France)
Migraines et céphalées
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Le syndrome d’hyperperfusion post stenting carotidien
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Les céphalées « post-gestes » vasculaires ont des critères précis établis lors de la seconde révision de la classification de l’IHS. Néanmoins, peu de données robustes étaient disponibles dans la littérature, notamment avec les techniques relativement récentes comme l’angioplastie carotide.
En effet, le traitement de référence des sténoses carotides serrées repose sur l’endartérectomie. L’angioplastie doit être proposée en cas de contre-indication (cou court, haut risque chirurgical, blindage cutané post-radiothérapie). C’est pourquoi Brantley et coll. viennent de publier une impressionnante série,
Migraines et céphalées
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Un phénotype ophtalmologique de migraine familiale hémiplégique…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Vahidi et le groupe de Lariboisière rapportent l’observation d’une famille affectée d’une migraine hémiplégique, dont le phénotype se caractérisait par l’association de cette migraine hémiplégique à des épisodes de cécité bilatérale très brefs de survenue spontanée ou pouvant être déclenchés par un frottement des yeux, une lumière vive ou un changement de position.
L’équipe de Lariboisière a réalisé l’étude du génome de cette famille, ainsi que celle d’une autre famille d’origine suisse qui présentait le même phénotype et qui
Epilepsie
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Un arrêt asymétrique des convulsions : quel apport pour la latéralisation d’une épilepsie ?
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : La valeur prédictive positive de certains signes asymétriques des crises généralisées tonico-clonique en faveur d’un point de départ hémisphérique est élevée (entre 75%, pour un arrêt asymétrique des convulsions, jusqu’à 92%, pour la version de la tête, de 50 à 88% pour le signe du 4).
L’étude : Série consécutive de patients enregistrés en vidéo-EEG prolongé dans le cadre d’un bilan préchirurgical d’épilepsies pharmacorésistantes.
La nuance : La classification des patients peut être sujette à caution. Le score d’Engel qui est rapporté par les auteurs de I à III après chirurgie ne permet pas d’être certain de l’origine de l’ensemble des crises étudiées.
Epilepsie
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L’épilepsie généralisée idiopathique et l’intrigante région chromosomique 15q13.3
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : Les microdélétions en 15q13.3 sont associées à un risque élevé d’épilepsie généralisée idiopathique.
L’étude : Etude génétique cas/témoin portant sur de grandes populations.
La nuance : Dans ces études à grande échelle, le phénotypage constitue souvent le point faible. Comment s’assurer de l’absence de signes associés à l’épilepsie généralisée idiopathique (retard intellectuel, trouble du comportement) pouvant conduire à remettre en cause le diagnostic syndromique ?
Epilepsie
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Encéphalite limbique à anticorps anti-récepteurs NMDA : chez l’enfant aussi
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : L’encéphalite limbique auto-immune à anticorps anti-NMDAR peut être observée chez l’enfant, et en l’absence de tératome ovarien.
L’étude : Rapport d’une observation.
La nuance : Encore très difficile d’estimer la prévalence d’une pathologie qui ne fait l’objet que de rapports de cas ou, au mieux, de séries limitées. Il sera intéressant d’évaluer la part de cette pathologie au sein d’une population de patients définis sur des critères simples (par exemple : « encéphalite limbique non infectieuse »).
Epilepsie
Cas Clinique
Traitement d’un syndrome épileptique par un déménagement de chambre
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Mademoiselle S., 16 ans, est suivie depuis sa première crise d’épilepsie, une crise d’allure généralisée tonico-clonique survenue alors qu’elle se tenait devant son écran cathodique. Elle se tenait devant son écran, vraiment très près de son écran, le nez collé dessus, en fait. C’est une habitude qu’elle avait prise depuis quelques mois, de grimper sur le bureau de sa chambre, de s’approcher de l’écran et de le fixer sans bouger. Parfois, elle ressentait de petites secousses la faire tressaillir, parfois rien. Une fois, elle était tombée du bureau, et les parents, alertés par le bruit de la chute,